Utilisez Slack comme la machine à café pour être plus productif

Peut-être avez-vous entendu parler de Slack. C’est le système de messagerie d’entreprise à la mode actuellement. Slack promet de remplacer l’email par une solution plus efficace. Chez Ideas on Stage, nous l’utilisons depuis plus d’un an, avec un certain succès. Comme nous travaillons aux quatres coins de la planète, cela crée une sorte de lieu virtuel où nous pouvons nous retrouver pour avoir des discussions de groupe.

Mais… Petit à petit, Slack peut prendre de plus en plus de place, au point de devenir une source de distractions permanente. Ma solution ? Traiter Slack comme si c’était la machine à café de l’entreprise. J’en ai tiré cinq règles pour utiliser Slack efficacement.

1. Je ne travaille pas à côté de la machine à café. Je ferme Slack lorsque je travaille.
2. Je prends trois à cinq cafés maximum par jour. Je limite le nombre de fois où je me connecte à Slack chaque jour.
3. Si je veux juste un café, je vais le chercher pendant les heures creuses. Si je veux parler, je vais chercher mon café pendant les heures d’affluence.
4. Je ne bois pas de café après 16h.
5. Il n’y a pas d’historique des discussions à la machine à café. Je ne perds pas mont temps à lire tous les messages postés sur Slack pendant mon absence.
5,5. J’essaie le thé. Slack n’est pas la seule solution possible, et n’est pas adapté pour tout !

Peut-être pourraisje adapter cette philosophie de manière encore plus littérale ? Peut-être devrais-je me connecter sur Slack uniquement lorsque j’ai un café en mains ? Si certains parmi vous utilisent Slack, qu’en pensez-vous ? Est-ce que cela vous a aidé ou au contraire est-ce que cela vous distrait encore plus ?

Tout goûte le poulet rôti

Presque tout le monde aime le poulet. Imaginez que vous commandiez du poulet au restaurant. Ça goûte le poulet. Normal. Vous commandez un steak. Il goûte le poulet. Pas normal. Vous commandez une salade. Elle goûte le poulet. Vous commandez une tarte aux fraises. Elle goûte le poulet. Non seulement c’est écœurant, mais cela coupe rapidement toute envie de goûter un nouveau plat.

C’est un peu ce qui est en train de se passer aujourd’hui avec certaines conférences TEDx. Trop formatées, elles privilégient la sécurité avant tout. Speaker après Speaker, on a le même style, la même structure, le même genre de phrases choc. Présentation après présentation, ça goûte le poulet rôti. Psychologie ? Poulet rôti. Astronomie ? Poulet rôti. Chirurgie ? Poulet rôti. Palombie ? Poulet rôti.

Un bon événement TEDx se doit de garder l’authenticité des Speakers. Il est possible de transformer n’importe quel intervenant en un drone efficace délivrant un message. Mais pour moi ce style de présentation est inintéressant, voire raté. Ce qui m’intéresse, c’est de faire ressortir les différences et la personnalité de chaque Speaker, et de faire en sorte qu’il s’en serve pour sublimer son discours. J’aime le poulet. Je n’ai pas envie que toute les présentations goûtent le poulet.

C’est aussi à nous, public, de ne pas succomber à la facilité, de ne pas tomber en extase devant la première personne qui fait un joli show, mais au contraire de garder notre esprit critique. De ne pas nous laisser éblouir par les effets spéciaux, mais de nous focaliser sur la pertinence et la véracité du message.

TEDx n’est pas une rôtisserie, et les intervenants ne sont pas des poulets rôtis. Et nous, nous sommes omnivores.

You’re not scalable!

« You’re not Scalable! » – Tu ne peux pas faire grandir ta société facilement ! C’est ce que me déclarait fermement un créateur de Startup il y a quelques années. Et il avait raison. Dans une Startup internet avec une architecture bien conçue, et en caricaturant, il suffit de changer quelques paramètres pour pouvoir décupler le nombre d’utilisateurs supportés (encore faut-il qu’ils se matérialisent). Dans une société de service classique, cela dépend beaucoup des hommes et femmes qui composent la société. Chaque employé recruté en France augmente considérablement les coûts récurrents, et le besoin en trésorerie et en fonds de roulement augmente avec chaque employé.

Crotte alors, nous n’étions pas Scalable. Nous n’étions peut-être pas Scalable, mais nous étions… Profitables. Lui non. Devinez quelle société est encore là aujourd’hui.

Et pour ce qui est d’être Scalable, nous n’avons pas abandonné l’idée de l’être un jour. Mais chaque chose en son temps…

10 trucs pour gagner tous les concours de pitch

Réaliser un bon pitch, ça peut avoir l’air très compliqué, mais en réalité c’est très simple une fois que l’on a compris comment cela fonctionne. Cependant, nous ne sommes aucun à l’abri d’une erreur ou d’un oubli. Après avoir assisté à des centaines de pitch de startups, jeunes ou moins jeunes, j’ai compilé 10 trucs pour vous aider à gagner tous les concours de pitch auxquels vous participerez. Certains sont évidents, mais vous seriez surpris de voir combien de startups ignorent ces conseils…

1. Connaître son produit.
Ce point-ci est évident. Tellement évident qu’on a vu des CEO de grandes sociétés se retrouver bloqués pendant la démo de leur produit parce qu’ils ne savaient pas bien l’utiliser. Ou pire, utiliser les termes de la concurrence pour le décrire…

2. Utiliser des slides très simples.
Évitez les slides couverts de texte. Le public va les lire au lieu de vous écouter. Nous préférons encore ne pas voir de slides du tout plutôt que de mauvais slides.

3. Répéter.
Croyez-nous, tous les gagnants de concours de pitch se sont préparés et ont répété. Tous les bons orateurs à TED aussi.

4. Créer le besoin.
Pas de problème = pas besoin de solution.
Petit problème = petite solution.
Grand problème = grande solution.
Avant de présenter votre produit, expliquez quel est le problème que vous allez résoudre. Faites en sorte que ce problème soit relié aux problèmes que vivent vos prospects tous les jours.

5. Montrer les bénéfices de la solution, pas son fonctionnement.
Le public ne veut pas savoir quelles sont les fonctionnalités de votre produit, mais comment cela va lui être bénéfique. Par exemple, lorsque Steve Jobs présentait un produit, il ne passait pas son temps à expliquer le fonctionnement interne du produit ou à donner de longs tableaux de caractéristiques. À la place il disait simplement “1000 chansons dans votre poche !” – “Un produit si fin qu’il tient dans une enveloppe !”. Évitez les listes de fonctionnalités à la Prévert, cela n’intéresse pas grand monde si vous ne montrez pas ce que ces fonctionnalités peuvent faire pour l’utilisateur.

6. Rendre son produit « magique »
Qu’est-ce qui rend votre produit unique ? Pourquoi est-il meilleur que la concurrence ? Quel son trait de génie que le rend magique ? Cela peut être une simplicité d’utilisation unique, un positionnement ou une image nouvelle, …

7. Avoir une vision, pas qu’un produit.
Avoir un produit c’est bien, mais vos investisseurs et vos clients veulent plus ; ils s’attendent à ce que vous montriez que vous savez où vous allez mener votre startup dans 5 ans ou plus, que vous avez une “roadmap” pour votre société.

8. Montrer sa passion.
Nous savons, pitcher est un exercice stressant. Mais répétez et apprenez à transformer ce stress en énergie positive sur scène.

9. Surprendre.
Dans un concours de pitch, les gagnants sont ceux qui auront su montrer à quel point leur solution est géniale, mais aussi ceux qui auront réussi à surprendre le public.

10. Raconter une histoire
Votre pitch sera beaucoup plus mémorable si vous arrivez à le construire autour d’une histoire qui servira de fil conducteur du début jusqu’à la fin. Ajoutez des anecdotes et des détails concrets. Évitez à tout prix le jargon et les concepts abstraits, ils sont les ennemis d’un pitch efficace.