Cookie Cloudflare éliminé !

J’avais expliqué il y a quelques semaines qu’un des objectifs secondaires de la migration de Wordpress vers Hugo était de respecter la vie privée des visiteurs de mon site. Il restait un cookie “pisteur” à éliminer : celui de Cloudflare. C’est désormais chose faite !

Il m’a fallu un bout de temps avant de comprendre le coût caché du service gratuit de Cloudflare, mais il est finalement évident. Comme le trafic des sites utilisant leur service passe par leurs serveurs, ils sont capables de suivre les internautes à la trace dans leurs visites.

Au revoir Cloudflare.

Les objets autodéformants de PowerPoint

Si vous utilisez PowerPoint, il vous est peut-être (sûrement) arrivé de créer deux objets de taille identique, mais seulement pour vous apercevoir qu’après avoir été déplacés ils se sont rétrécis ou élargis d’un pixel ! C’est le fantastique mystère des objets autodéformants de PowerPoint.

Pourtant la raison est assez simple. PowerPoint mesure les objets en points ; une présentation 4:3 classique fait 720 points x 540 points. Mais dans la version Européenne de PowerPoint les mesures sont faites en centimètres. La présentation fait 25,4 cm x 19,05 cm. À quoi cela correspond-t-il ? À rien de bien concret, mais c’est comme ça.

Le problème c’est que du coup, pour ses calculs internes Microsoft convertit les centimètres en point.

1 cm = 1 cm * 72 points / 2,54 cm = 28,3464566929134 points

Soit un joli chiffre que PowerPoint devra arrondir à un moment donné ou un autre. Résultat, les erreurs d’arrondi vont lentement déformer l’objet au fur et à mesure de ses déplacements.

Les personnes qui travaillent en pouces sont relativement épargnées par ce problème puisque 1 pouce = 72 points dans PowerPoint, un chiffre rond.

Pour éviter le problème Microsoft a bien essayé de… redéfinir le cm comme valant 2,4 pouces au lieu de 2,54 mais le remède était pire que la solution et a été rapidement abandonné.

La solution est pourtant toute simple, il suffirait que Microsoft fasse comme Apple Keynote et utilise les points comme unité de mesure par défaut au lieu des cm, ou au minimum offre cette option.

Blog migré sur Hugo !

Et voilà ! Il m’aura fallu un peu plus de deux heures pour abandonner Wordpress pour mon blog personnel et tout migrer vers Hugo. L’objectif principal est simple : m’affranchir des problèmes et de la lourdeur de Wordpress.

Wordpress a la philosophie “cacher la complexité pour rendre le blogging facile pour tous”. C’est super, et ça marche… Le problème c’est que quand ça plante ou qu’il y a une faille de sécurité parce qu’un plugin essentiel n’a pas été mis à jour, c’est l’enfer.

À l’opposé Hugo demande de connaître un minimum de technique, mais il n’y a aucun risque de plantage avec les plugins ou les mises à jour, puisque tout le site généré est statique. Cela signifie aussi que le serveur peut respirer car il n’a presque rien à faire pour servir les pages.

J’ai également un objectif secondaire : me rapprocher autant que possible d’un site avec zéro JavaScript et zéro Cookies. Le web est devenu un endroit où on ne peut plus aller nulle part sans être suivi par des dizaines de scripts installés par Google, Facebook et tous les autres. Je n’exagère pas, certains sites comme Le Monde ou The Verge chargent des dizaines de scripts des régies publicitaires pour afficher des pubs qui piquent les yeux. Même si mon site ne compte pas vraiment, je voulais faire un geste symbolique pour montrer qu’un web qui respecte la vie privée est possible.

Ce choix impose certains sacrifices. Ainsi Hugo propose en standard l’intégration de Disqus pour gérer les commentaires, et j’aurais pu m’en servir pour récupérer l’historique des commentaires de WordPress. Mais Disqus utilise JavaScript, et surtout c’est une énième régie publicitaire et utilise son système de commentaires pour vous suivre à la culotte sur le web. Donc adieu les commentaires, c’était cool de pouvoir discuter avec mes lecteurs de mes délires style bureau debout ou découpage de carte SIM au burin, mais ce n’était pas compatible avec le respect de la vie privée.

Allez, j’y crois, on peut avoir un Web qui n’est pas une poubelle où chaque site visité nous affiche les idioties de Outbrain.

Utilisez Slack comme la machine à café pour être plus productif

Peut-être avez-vous entendu parler de Slack. C’est le système de messagerie d’entreprise à la mode actuellement. Slack promet de remplacer l’email par une solution plus efficace. Chez Ideas on Stage, nous l’utilisons depuis plus d’un an, avec un certain succès. Comme nous travaillons aux quatre coins de la planète, cela crée une sorte de lieu virtuel où nous pouvons nous retrouver pour avoir des discussions de groupe.

Mais… Petit à petit, Slack peut prendre de plus en plus de place, au point de devenir une source de distractions permanente. Ma solution ? Traiter Slack comme si c’était la machine à café de l’entreprise. J’en ai tiré cinq règles pour utiliser Slack efficacement.

  1. Je ne travaille pas à côté de la machine à café. Je ferme Slack lorsque je travaille.
  2. Je prends trois à cinq cafés maximum par jour. Je limite le nombre de fois où je me connecte à Slack chaque jour.
  3. Si je veux juste un café, je vais le chercher pendant les heures creuses. Si je veux parler, je vais chercher mon café pendant les heures d’affluence.
  4. Je ne bois pas de café après 16h.
  5. Il n’y a pas d’historique des discussions à la machine à café. Je ne perds pas mont temps à lire tous les messages postés sur Slack pendant mon absence.
  6. J’essaie le thé. Slack n’est pas la seule solution possible, et n’est pas adapté pour tout !

Peut-être pourrais-je adapter cette philosophie de manière encore plus littérale ? Peut-être devrais-je me connecter sur Slack uniquement lorsque j’ai un café en mains ? Si certains parmi vous utilisent Slack, qu’en pensez-vous ? Est-ce que cela vous a aidé ou au contraire est-ce que cela vous distrait encore plus ?

Tout goûte le poulet rôti

Presque tout le monde aime le poulet. Imaginez que vous commandiez du poulet au restaurant. Ça goûte le poulet. Normal. Vous commandez un steak. Il goûte le poulet. Pas normal. Vous commandez une salade. Elle goûte le poulet. Vous commandez une tarte aux fraises. Elle goûte le poulet. Non seulement c’est écœurant, mais cela coupe rapidement toute envie de goûter un nouveau plat.

C’est un peu ce qui est en train de se passer aujourd’hui avec certaines conférences TEDx. Trop formatées, elles privilégient la sécurité avant tout. Speaker après Speaker, on a le même style, la même structure, le même genre de phrases choc. Présentation après présentation, ça goûte le poulet rôti. Psychologie ? Poulet rôti. Astronomie ? Poulet rôti. Chirurgie ? Poulet rôti. Palombie ? Poulet rôti.

Un bon événement TEDx se doit de garder l’authenticité des Speakers. Il est possible de transformer n’importe quel intervenant en un drone efficace délivrant un message. Mais pour moi ce style de présentation est inintéressant, voire raté. Ce qui m’intéresse, c’est de faire ressortir les différences et la personnalité de chaque Speaker, et de faire en sorte qu’il s’en serve pour sublimer son discours. J’aime le poulet. Je n’ai pas envie que toute les présentations goûtent le poulet.

C’est aussi à nous, public, de ne pas succomber à la facilité, de ne pas tomber en extase devant la première personne qui fait un joli show, mais au contraire de garder notre esprit critique. De ne pas nous laisser éblouir par les effets spéciaux, mais de nous focaliser sur la pertinence et la véracité du message.

TEDx n’est pas une rôtisserie, et les intervenants ne sont pas des poulets rôtis. Et nous, nous sommes omnivores.