Transformer une Micro SIM en Nano SIM pour iPhone 5

Note : tentez l’expérience décrite dans ce billet à vos risques et périls. C’est risqué et si ça foire venez pas vous plaindre ici, même si ça fait augmenter le nombre de commentaires. Après cette introduction qui donne trop envie d’essayer, voici le sujet.

Si vous avez acheté un iPhone 5, vous avez remarqué qu’il utilise un format de carte plus petit que le format Micro SIM : le format Nano SIM. Lorsqu’on est normalement constitué, on va sur le site web de Free, on paie 5 Euros et Free vous envoie la carte magique par la poste. Hélas, l’iPhone arrivé, point de trace de la carte Nano SIM Free. Ked’ (après vérification, la commande n’est jamais passée).

Solution 1 : commander une autre carte, et attendre. Sage, intelligent mais chiant. Solution 2 : prendre sa carte SIM à l’ancien format et couper tous ces petits bouts inutiles qui dépassent au pifomètre jusqu’à ce qu’elle rentre dans l’emplacement prévu. Dangereux, inconscient, mais tentant. Alors évidemment, je choisis la solution 2. Le plus rigolo, c’est lorsqu’on a fini d’attaquer le plastique, qu’on se rend compte que ça ne rentre toujours pas et qu’on attaque les connecteurs en métal. Un p’tit coup par ci, un p’tit coup par là, et hop, ça finit par rentrer. Ça a l’air dingue mais ça marche. Je suis prêt à aller travailler dans les usines Foxconn.

Ci-dessous une photo après l’opération pour montrer à quel point c’est du travail de haute précision. Ne me dites pas que c’est n’importe quoi, j’ai horreur des compliments.

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Mon premier triathlon

Fin mai 2012, j’ai une idée un peu folle. Pourquoi pas essayer de faire un triathlon ? Mais un triathlon, ça ne s’improvise pas, c’est pas une réunion d’anciens élèves de Business School, impossible de faire illusion en racontant quelques bobards un verre de shampooing à la main. Alors j’ai préparé une bonne présentation PowerPoint Alors je me suis entraîné, natation, vélo, course à pied. Et je me suis inscrit au triathlon découverte de Gravelines, poétiquement appelé Ch’triman (question subsidiaire: devinez dans quelle région de France il était organisé).

Douze semaines plus tard, le 25 août, je me rends accompagné de ma chérie sur les lieux de la compétition. Le vent hurle, il pleut, et il fait froid. Tout va bien, le stress monte ! À 16h je saute dans l’eau du bassin nautique de Gravelines, et c’est le départ tant attendu. Si vous trouvez votre piscine locale encombrée, imaginez vous coincé dans un peloton de furieux qui essaient tous (enfin, presque tous) de dépasser, dans une eau totalement opaque à 19°C. La petite vidéo ci-dessous vous donne une idée de l’ambiance.

À la sortie de l’eau vient la transition entre la nage et le vélo. À la grande question « faut-il se mettre tout nu pour se changer au milieu de tous les spectateurs ? », la réponse est « on ne se change pas, on fait tout dans la même tenue ! » La transition vélo – course à pied est plus simple, il suffit d’enlever le casque. 

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J’effectue toute la course à pied en Vibram Five Fingers. Je vois la ligne d’arrivée, je lève les mains au ciel et je m’arrête… pour entendre l’arbitre me dire qu’il me reste 5 mètres à faire. C’est extrêmement heureux que je franchis la ligne d’arrivée de mon premier triathlon, et je suis hyper motivé pour mon prochain. Parler de GTD, c’est bien, mais franchement, faire les choses, c’est mieux ! Merci à ma chérie pour son support et sa patience pendant mes entraînements, et le jour J dans le froid, le vent et la pluie :)

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Bonus de la journée : sur le chemin du retour nous avons droit à un superbe arc-en-ciel parfaitement positionné au dessus de la route. Que demander de plus ? (note : l’effet de flou glacé et sophistiqué est nommé « pare-brise trempé » et est totalement naturel) (note de la note : dans la phrase précédente se cache une référence à un dessinateur célèbre, saurez-vous le reconnaître ?)

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Prochain épisode : je mange un Mars en Auvergne et ils sont vraiment très bons dans cette région, avec photos du Mars à mi-dégustation et des effets Instagram.

Résumé de Made In ESCP Europe 2012

Ce mardi j’ai eu l’occasion de passer quelques heures à l’événement Made in ESCP Europe, organisé par la chaire entrepreneuriale de l’école et en particulier par le très dynamique et très efficace Nathan Grass.

Je dois dire qu’au début l’organisation de la journée m’a fait un peu peur : faire pitcher 50 startups d’affilée et réussir à garder l’attention du public, c’est un sacré pari. Pourtant au final je trouve que c’est une belle réussite. Je ne me suis pas ennuyé à un seul moment, et j’ai même écouté pratiquement tous les pitchs (il faut savoir que chez moi les 18 minutes d’attention maximum sont plutôt limitées à 3). Je pense que plusieurs ingrédients ont contribué à faire de cet événement un succès :

  • Les pitchs étaient courts, entre 2 et 5 minutes maximum.
  • La qualité moyenne était bonne, avec bien sûr quelques pitchs meilleurs que les autres.
  • Le contraste entre les styles de présentation et les types de startups a permis d’éviter la monotonie. 

Au final, je retiens également que les startups qui m’ont donné la meilleure impression ne sont pas toujours celles qui sont les plus innovantes, ce sont celles qui :

  • ont un marché clairement identifié et qui existe (par opposition à un marché dont l’existence concrète reste à prouver),
  • ont une vision claire de leur stratégie (le présentateur montre qu’il sait exactement où il doit aller pour réussir),
  • et ont une grande qualité d’exécution opérationnelle (pendant le pitch l’impression de qualité d’exécution est donnée par le look & feel du produit présenté).

J’ai clairement préféré certains pitchs, mais je ne donnerai pas de noms, mon choix étant trop subjectif.

Encore une fois bravo aux organisateurs pour cette journée réussie, et je me réjouis de voir ce que l’édition 2013 nous réserve.

Un bureau debout pour 20€

Récemment plusieurs études ont été publiées et toutes concordent : rester assis trop longtemps est très mauvais pour la santé. L’impact négatif est particulièrement fort pour les personnes qui restent assises 8h ou plus par jour, mais les effets néfastes sont présents dès 4h de position assise par jour. C’est pourquoi il y quelques semaines je décide de franchir le pas et de m’équiper d’un bureau debout. 

Je regarde les bureaux assis debout, équipés d’un moteur pour lever ou abaisser le plateau. À 800€ minimum le bazar, cela me dissuade rapidement d’un acquérir un, surtout que j’ignore si je vais supporter de travailler debout toute la journée. Je vais donc chez Casto acheter 6 pieds en acier de 40cm et quelques vis à bois pour les fixer aux caissons de mon bureau existant. Résultat, pour 20€ je viens de fabriquer un bureau debout. Économie réalisée : 780€. Pas mal. C’est vrai, il ne s’abaisse pas, mais tant mieux, comme ça impossible de tricher et de m’asseoir fréquemment.

 
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Pendant les premiers jours j’ai un peu mal au jambes et aux pieds, mais finalement beaucoup moins que ce que je ne craignais. Après une semaine, les douleurs disparaissent et je parviens à travailler à mon bureau debout sans gêne notable. Je m’assieds quand même quelques minutes toutes les heures pour éviter les problèmes de circulation sanguine liés à une position debout permanente. Cela suffit largement à éviter tout problème.

 

Aujourd’hui, après environ 3 semaines d’utilisation, je sens bien que cette nouvelle position de travail a un effet bénéfique sur mon corps. Il est plus tonique et a perdu cette tendance à se ramollir à la moindre fatigue. Je fais attention et je surveille les effets à long terme, en particulier sur la circulation sanguine et les articulations. Mais pour l’instant je n’ai absolument pas l’intention de revenir à un bureau assis. C’est plutôt l’inverse : lorsque je m’assieds à un bureau pour travailler j’ai désormais l’impression d’être tout coincé.

 

Mes conseils si vous voulez tenter l’expérience du bureau debout

 

Avant d’acheter un vrai bureau assis debout très cher, il vaut mieux vérifier que la position de travail debout vous convient en surélevant votre bureau existant. Je mesure 1m80 et mon bureau est à une hauteur d’environ 1m10. La hauteur idéale variera selon vos mensurations exactes.

 

Rester debout tout le temps peut engendrer des effets secondaires négatifs, par exemple des varices ou des jambes lourdes. Pour éviter d’avoir mal aux jambes et aux articulations il vaut mieux bouger un peu au moins une fois toutes les heures. Ça tombe bien, comme on est pas étalé sur un fauteuil c’est beaucoup plus facile de remuer son corps ! La plupart des personnes qui utilisent un bureau assis debout alternent régulièrement les deux positions pour éviter de rester debout trop longtemps ; pour certains c’est 85% debout et 15% assis, pour d’autres c’est moitié – moitié. À vous de trouver ce qui vous convient le mieux, mais quel que soit le ratio ce sera toujours mieux que 100% assis.

 

Certaines personnes recommandent d’utiliser un tapis anti fatigue ou une paire de chaussures qui amortit. Personnellement j’aime bien pieds nus :)

 

Hemingway et la productivité

Ernerst Hemingway a dit un jour « Le téléphone et les visiteurs sont les destructeurs de travail ». Autrement dit, il considérait que le téléphone et les visiteurs étaient les deux choses qui l’empêchaient le plus de travailler. S’il avait vécu aujourd’hui, j’imagine qu’il aurait dû dire : « Le smartphone, les visiteurs, l’iPad, les réseaux sociaux, l’email, les sites de nouvelles et les flux rss sont les destructeurs de travail »…

7,5 secrets d’art oratoire par Barack Obama

Note : la version originale de cet article a été publiée en 2008.

Avez-vous vu le discours d’investiture de Barack Obama à la candidature Démocrate aux Etats-Unis ? Au-delà  des idées politiques défendues, ce discours est tout simplement éblouissant, aussi bien sur le fond que sur la forme. De fait, je n’hésite pas à dire qu’Obama est parmi les 10 meilleurs orateurs de ces 20 dernières années. Je ne me souviens pas avoir vu un discours politique aussi bon depuis que je suis adulte. A l’heure actuelle, lorsqu’il s’agit de parler en public, il est simplement dans une classe à part.

Mais ce qui nous intéresse, c’est de comprendre les raisons qui font de Barack Obama un aussi bon orateur, pour pouvoir nous en inspirer et nous améliorer, même si les discours politiques sont un genre un peu particulier. Voici donc 7 leçons et demi à retenir du style de « Barry ». Evidemment, si vous avez suivi des cours d’art oratoire, certaines vous paraîtront évidentes, mais d’autres sont plus surprenantes.

1. Le corps passe autant d’information que la voix. Beaucoup d’hommes politiques ont des tics qui trahissent leur nervosité lorsqu’ils parlent en public. Pour certains, c’est un haussement d’épaule aussi involontaire que régulier. Pour d’autres, ce sont le sourire et les muscles du visage qui se crispent en un rictus. Pour d’autres encore, les mains qui s’agrippent désespérément à un micro. Chacun de ces gestes, s’ils sont involontaires et pas toujours perçus par notre conscient, sont par contre enregistrés 5 sur 5 par notre subconscient, et celui-ci nous alerte : cet homme / cette femme a quelque chose à cacher. Barack Obama n’a pas ces tics. Il maîtrise parfaitement le langage de son corps : le corps bien droit mais pas rigide, la tête droite, les épaules relâchées, les pieds posés à plat sur le sol.

2. Le regard établit le lien émotionnel avec le public. Regardez le regard de Barack Obama pendant son speech dans la vidéo ci-dessus. Vous vous dites qu’il connaît son discours par coeur et qu’il regarde le public dans les yeux. Ce n’est pas le cas ; en réalité il lit son texte qui défile sur 3 écrans, un à gauche, un au centre, un à droite. Si vous regardez plus attentivement, vous verrez clairement que ses yeux vont rapidement de gauche à droite, signe qu’il lit le texte. Mais arriver à lire un texte sur un écran tout en donnant cette impression de regarder le public, et détacher ses yeux de l’écran pour réellement regarder le public de temps en temps est un vrai tour de force. Et si Barack Obama a pris le temps de maîtriser cette technique, c’est parce qu’il sait que c’est le regard qui noue une relation entre le public et lui. Et à la fin d’un discours ce dont vous vous souviendrez le plus ce sont les émotions que vous avez ressenties.

3. La sincérité décuple la puissance d’un message. Lorsque Barack Obama parle, il le fait selon son style. Bien sûr, ses conseillers en communication l’ont coaché pour qu’il soit proche de la perfection, mais Barack Obama a gardé une véritable authenticité dans sont style qui n’appartient qu’à lui. Dans la vie, il ne faut pas jouer un personnage, il faut être soi-même. Barack Obama ne joue pas le rôle du candidat, il est le candidat à la présidence. De fait, on peut même dire qu’il ne se sent pas l’âme d’un candidat, mais du futur président des Etats-Unis.

4. Les mots n’ont jamais autant de force que lorsque ce sont les vôtres. Lorsque Barack Obama prononce son discours, on a l’impression que les mots sont les siens. Le secret ? C’est parce que ce sont les siens. Lorsque cela compte, il écrit son discours lui-même, car il sait qu’il ne pourra jamais donner la même force à des mots qui ne lui appartiennent pas. Bien sûr, il est conseillé par des Speechwriters professionnels, mais il ne leur confie pas l’écriture du discours de A à Z. Le contraste est particulièrement frappant par rapport aux Dirigeants qui arrivent sur scène après avoir lu un paquet de 20 slides préparés par un Quidam 10 minutes avant d’entrer sur scène.

5. Pour être bon, il faut aimer ce que l’on fait. Obama est candidat car c’est ce qui le passionne. Il a choisi de faire ce qu’il aimait. Si vous devez parler en public, choisissez de parler de sujets que vous aimez. En entreprise c’est parfois impossible, mais dans ce cas là la vraie question à se poser est « comment se fait-il que je sois en train de présenter quelque chose que je n’aime pas ? »

6. Un message positif vaut 100 messages négatifs. Se focaliser sur le positif renforce le message. Dénigrer affaiblit le message. Obama a refusé de se laisser aller à utiliser la critique facile tout au long de sa campagne, vis-à-vis par exemple de Sarah Palin, la co-listière de son opposant. Et quoi qu’on en dise, cela le place automatiquement sur un plan moral bien plus haut. Car finalement, si tout ce que vous savez faire au niveau politique c’est critiquer vos adversaires, cela montre à quel point vous n’avez aucune solution à offrir. De manière générale, je pense, j’espère de tout coeur que la « Politique positive » va prendre le pas sur la « Politique de la critique facile » que nous n’avons que trop subi depuis des décennies.

7. S’entraîner jusqu’à la perfection est la clé du succès. Barack Obama s’est entraîné. Et lorsqu’il a été prêt, il s’est entraîné encore plus, jusqu’à être parfait. Or tous les Coaches en présentation et en communication vous le diront : ce qui les frustre le plus, c’est le refus de la plupart de leurs Clients de passer du temps à s’entraîner et à répéter leur présentation.

7 et demi. Le rythme renforce les mots et leur donne du sens. Regardez la vidéo pour voir Obama montrer son sens du rythme. Plus sérieusement, écoutez bien le rythme du speech d’Obama dans la première vidéo. Faites bien attention à sa façon de faire des pauses dans son discours. D’alterner les moments calmes avec les moments forts, car c’est ce qui renforce l’émotion de son discours.

 

La liste des meilleurs outils GTD V1

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication de la V1 de la liste des meilleurs outils GTD. Aujourd’hui il est pratiquement impossible d’établir une liste exhaustive des outils du marché, j’ai donc choisi de parler des outils qui sont réellement utilisés par les lecteurs du blog. Ces outils Getting Things Done sont répartis en trois catégories :

  • Les meilleurs outils GTD pour gérer ses tâches, contextes et projets
  • Les meilleurs outils GTD pour gérer son agenda
  • Les meilleurs outils GTD pour stocker ses documents de référence

Actuellement la solution la plus souvent citée est Dropbox, ce qui n’est pas surprenant vu son succès et sa présence sur toutes les plateformes. D’autres solutions populaires sont Omnifocus, Toodledo, et Evernote.

Et moi, quels sont les outils GTD que j’utilise aujourd’hui ? Les voici :

  • Curio pour la gestion des tâches, contextes et projets
  • Evernote pour la gestion des documents de référence
  • iCal pour la gestion de mon agenda
  • Un carnet Moleskine ou Canson pour la prise de notes

… et c’est tout !

Si vous avez des suggestions d’outils ou si vous avez des remarques sur la forme de la liste, vous pouvez m’en faire part dans les commentaires.

De la difficulté de partir favori d’un débat

En réfléchissant un peu plus à ce qui s’est dit dans la presse sur le débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Je pense qu’un facteur très important dans la perception finale des deux candidats a été la mauvaise gestion du camp Sarkozy des attentes du public vis-à-vis du débat. Nicolas Sarkozy est arrivé au débat précédé d’une réputation d’excellent bretteur. François Hollande, lui, partait avec une étiquette d’outsider, ironiquement renforcée par les attaques de la droite. Et ce fut bien là le problème pour Nicolas Sarkozy. Lorsqu’une équipe de division 2 affronte une équipe de division 1, tout le monde a envie de la voir accomplir l’exploit. Et lorsqu’elle obtient un score nul, dans l’esprit du public c’est une victoire morale.

C’est ce qui est arrivé à Nicolas Sarkozy. Grand favori du débat, le public s’attendait à ce qu’il remporte une victoire nette et sans bavure. Ce ne fut pas le cas. Rétrospectivement, son camp aurait plutôt dû essayer de diminuer les attentes vis-à-vis de sa prestation avant le débat au lieu de les augmenter en demandant trois débats.

Steve Jobs a également dû affronter ce problème, surtout lors de sa fin de carrière. À chaque nouvelle présentation, les attentes du public, renforcées par les rumeurs et le mystère autour des annonces, augmentaient dans des proportions parfois ridicules (n’oublions pas qu’au bout du compte, il ne s’agissait que d’un téléphone ou d’une tablette servant à regarder des films, les membres du fan club Apple peuvent commencer à me taper dessus). Pour diminuer les attentes du public, et ainsi éviter de le décevoir le jour J, Apple a commencé à communiquer à l’avance ce à quoi le public pouvait s’attendre. Cela a peut-être diminué l’effet de surprise, mais cela a surtout permis d’éviter de décevoir le public.

Débat des présidentielles 2012 : une occasion manquée par les deux candidats.

Réduire le chômage. Augmenter les recettes de l’état. Réduire les impôts. Augmenter la compétitivité. Réduire le nucléaire. Augmenter les énergies renouvelables. Réduire l’immigration. Augmenter la sécurité. 35%, 22,7%, 3%. Le débat des présidentielles 2012 Hollande Sarkozy, s’est résumé à un affrontement de deux techniciens. Aussi clair et aussi parlant pour les électeurs qu’un débat entre deux experts de mécanique quantique. Obnubilés par leur adversaire, les deux candidats ont tous les deux manqué une occasion de s’adresser à leur vrai public : les téléspectateurs.

Mais la vérité, c’est que ce débat arrive trop tard et est inutile. Aujourd’hui, les électeurs savent déjà pour qui ils vont voter, même ceux qui disent encore qu’ils sont indécis. Si vous aimiez Hollande avant, vous aimez Hollande après. Si vous aimiez Sarkozy avant, vous aimez Sarkozy après. Le grand perdant du débat est donc le candidat qui a du retard dans les sondages.

Où regarderont les candidats lors du débat télévisé des élections présidentielles ?

Traditionnellement, les candidats se regardent mutuellement pendant le débat, et s’adressent occasionnellement aux journalistes.

Pourtant, au Royaume-Uni, Nick Clegg fit sensation en regardant non pas ses adversaires, mais la caméra. Autrement dit, pour la première fois dans un débat télévisé, il décida de s’adresser aux spectateurs et non à son adversaire. Regardez cette vidéo, même si vous n’avez jamais vu Nick Clegg, vous devinerez facilement qui il est car il est le seul à s’adresser directement à la caméra.

Le lendemain, les sondages prouvèrent que c’était lui qui avait le plus marqué les spectateurs. L’effet ne fut pourtant pas de très longue durée puisque son score aux élections ne fut finalement pas si élevé. Depuis plusieurs hommes politiques ont repris cette technique. On a pu voir en particulier François Hollande utiliser cette technique lors de certaines émissions télévisées.

Alors lors du grand débat final, je me demande si Nicolas Sarkozy ou François Hollande se regarderont dans les yeux, ou s’ils regarderont la caméra…