GTD Getting Things Done

Prenez l’équipe de foot de Trifouillis les Oies. En face mettez Ronaldo, ou n’importe quel joueur professionnel. Je parie qu’il bat à lui tout seul les 11 gars. Si en plus Ronaldo est aidé par un gardien de but, je suis certain qu’il écrase l’équipe adverse, à 2 contre 11. Jouer ensemble, c’est bien. Collaborer, c’est bien. Mais cela ne doit pas occulter le fait qu’une équipe, aussi nombreuse soit-elle, ne remplacera pas la compétence.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de la méthode de productivité d’Elon Musk. En résumé, il dit qu’il : fait des journées de 20 heures de travail, sans s’arrêter pour manger et qu’il divise tout son temps en intervalles de 5 minutes, chacun dédié à une tâche. Nous appellerons cet intervalle de temps standard une « Muskute ». Bien. Cool, mec. Faisons un petit calcul. Il y a 12 créneaux de 5 minutes par heure.

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on ne découvre1 dans la presse un nouveau régime qui nous promet longue vie et prospérité. Ces régimes ont toujours les mêmes caractéristiques. Ils font des promesses incroyables. Ils se basent sur des explications scientifiques assez ténues et souvent contradictoires ou prises hors contexte. Ils excluent certains groupes d’aliments qui sont vus comme les philistins de la bouffe. Et ils sont défendus par une communauté à la ferveur quasi religieuse.

Imaginez une situation qui ne vous est probablement jamais arrivée. C’est le bordel dans votre bureau. Des papiers traînent partout. Vous avez besoin de vous organiser. De ranger. D’ordonner. Vous manquez de place. Vous installez donc logiquement des étagères supplémentaires dans votre bureau. Vous ne venez pas de vous organiser. Vous venez d’augmenter votre PSB : votre Potentiel de Surface Bordélique. Petit à petit, le désordre va revenir. Inéluctablement. Et vous venez d’augmenter la surface sur laquelle il va pouvoir s’installer.

Cela vous est sûrement déjà arrivé : vous achetez un truc en pensant que cela va vous faire gagner en productivité. Mais petit à petit, vous réalisez que le bénéfice apporté est anéanti par le besoin de maintenance de ce truc. Et que finalement le gain de productivité n’en est pas vraiment un. Pour éviter cela, j’ai une philosophie low maintenance, autrement dit « entretien minimum ». Un exemple simple : l’email.