GTD Getting Things Done

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on ne découvre1 dans la presse un nouveau régime qui nous promet longue vie et prospérité. Ces régimes ont toujours les mêmes caractéristiques. Ils font des promesses incroyables. Ils se basent sur des explications scientifiques assez ténues et souvent contradictoires ou prises hors contexte. Ils excluent certains groupes d’aliments qui sont vus comme les philistins de la bouffe. Et ils sont défendus par une communauté à la ferveur quasi religieuse.

Imaginez une situation qui ne vous est probablement jamais arrivée. C’est le bordel dans votre bureau. Des papiers traînent partout. Vous avez besoin de vous organiser. De ranger. D’ordonner. Vous manquez de place. Vous installez donc logiquement des étagères supplémentaires dans votre bureau. Vous ne venez pas de vous organiser. Vous venez d’augmenter votre PSB : votre Potentiel de Surface Bordélique. Petit à petit, le désordre va revenir. Inéluctablement. Et vous venez d’augmenter la surface sur laquelle il va pouvoir s’installer.

Cela vous est sûrement déjà arrivé : vous achetez un truc en pensant que cela va vous faire gagner en productivité. Mais petit à petit, vous réalisez que le bénéfice apporté est anéanti par le besoin de maintenance de ce truc. Et que finalement le gain de productivité n’en est pas vraiment un. Pour éviter cela, j’ai une philosophie low maintenance, autrement dit « entretien minimum ». Un exemple simple : l’email.

Depuis quelques mois, nous utilisons Zoom pour réaliser nos vidéoconférences. Cela fonctionne vraiment beaucoup mieux que Skype, en particulier pour les groupes de plusieurs personnes. Seulement voilà, la version gratuite de Zoom limite par défaut les vidéoconférences à 40 minutes maximum. Au-delà de ce délai, la communication est interrompue automatiquement. Mais si au lieu de considérer cela comme un problème, on considérait cela comme un avantage ? C’est exactement ce que nous faisons : la vidéoconférence dure 40 minutes.

Une étude intéressante a été réalisée par l’armée américaine. Et sans LSD ni ouverture de portail dimensionnel ni aliens cachés dans la zone 51. Cette étude porte sur des créatures encore plus étranges : les cyber teams, ces équipes spécialisées dans l’attaque et la défense des réseaux numériques. Et leur conclusion est sans appel : les équipes les plus performantes sont celles qui la ferment. Bim. Évidemment, on connaît tous le cliché du Geek asocial face à son écran, incapable de communiquer correctement.