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Il y a peu, nous avons mis en place un plan d’épargne entreprise pour nos employés. Ce fut pour moi l’occasion de redécouvrir le web d’il y a vingt ans. Laissez-moi vous montrer. En cliquant sur le lien pour aller vers la page de connexion, j’arrive sur… ça. Moment d’émerveillement rare dans notre vie banale habituée aux sites responsive react mobile first powa. L’habillage graphique en haut de la page, en basse résolution, ne s’adapte pas à toute la largeur de la page.

Je ne sais pas pourquoi, les gens ont tendance à séparer esprit logique et esprit créatif. On associe l’esprit logique à la rationalité, au cartésien, et on lui oppose l’esprit créatif, qui serait libre de tout ce carcan logique. Pourtant, à mon avis, c’est complètement faux. L’un ne peut exister sans l’autre. Prenez tous les grands mouvements artistiques, symbole de la créativité par excellence. Quel que soit le domaine artistique, musique, peinture, photo, architecture, design, danse, tous s’appuyent sur des systèmes logiques qui les définissent.

Vous connaissez probablement l’histoire de la chèvre de M. Seguin. Attachée à un piquet, la chèvre ne rêve que de s’évader dans la montagne, pour goûter l’air de la liberté et savourer l’herbe sauvage. Monsieur Seguin a beau lui dire qu’elle va se faire dévorer par le loup, rien n’y fait. L’idée est trop tentante, et la chèvre finit par s’échapper. Elle profite pleinement de la liberté, mais une fois la nuit venue, le loup arrive.

Nous sommes le meilleur exemple de l’obsolescence programmée. La vie l’a inscrite dans nos gènes. Sans elle, nous en serions restés à l’état d’êtres unicellulaires. La nature a eu la sagesse de nous doter d’une espérance de vie limitée. Il y a cependant au moins deux différences entre l’obsolescence programmée naturelle, et l’obsolescence programmée artificielle : L’obsolescence programmée naturelle ne fait pas tomber en rade un objet qui fonctionne très bien.

IAm

Steve sortit un petit carré de sa poche. Avec un geste théâtral, il le glissa lentement dans une fente dans la face avant de l’objet. Après une éternité, l’ordinateur se mit à afficher différents éléments graphiques simples sur un écran archaïque. Puis Steve Jobs cliqua sur le bouton de la souris, et le Macintosh se mit à jouer un son pré enregistré : « Hello. I am Macintosh… » L’IA n’avait pas besoin d’écran pour voir cette scène.