Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

Tout le monde critique le Monopoly comme étant un symbole du capitalisme. En réalité, tout le fonctionnement du Monopoly repose sur le concept d’« état providence ».

La preuve :

  • Vous démarrez la partie avec de l’argent, comme ça, pouf.
  • Chaque fois que vous passez par la case départ, vous recevez de l’argent, comme ça, pouf.

Vous pouvez essayer de retourner ou distordre ce fait comme vous le voulez, la réalité est là : la situation initiale du Monopoly est celle d’un état providence distribuant un revenu universel sans aucune contrepartie à ses citoyens.

Si aucun joueur ne dépensait d’argent, la partie se poursuivrait à l’infini. Personne ne serait ruiné. De fait, l’argent ne servant à rien, le jeu perdrait tout intérêt. Mais mus par l’instinct de croissance, les joueurs achètent forcément des trucs. Au début, ça se passe bien, les immeubles se construisent, il y a création de valeur, le PIB du jeu augmente.

Mais petit à petit, ça se dégrade. Lentement mais sûrement, les règles font qu’un joueur se retrouve en situation privilégiée ou de Monopole. Souvent, on atteint un point irréversible bien avant la fin où l’on sait qui va gagner la partie. La partie devient un long chemin vers la ruine pour les autres joueurs. C’est une des raisons pour lesquelles je trouve ce jeu pénible : une fois passé le point de non-retour, l’issue de la partie est connue, mais il faut continuer à jouer pendant des tours et des tours.

Au final, l’état providence s’écroule face au monopole d’un seul joueur. Que l’on joue au Monopoly à 4 ou à 60 millions de joueurs ne change rien : il suffit du monopole d’un seul joueur pour entraîner la ruine de tous les autres.

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Première prédiction : Trump va perdre les élections.

Deuxième prédiction : Trump ne reconnaîtra jamais sa défaite, mais il sera malgré tout forcé de passer le pouvoir.

Troisième et dernière prédiction : Trump va faire de la prison.

C’est toujours très risqué de faire ce type de pronostic ; après tout, en 2016 j’étais convaincu que Trump ne serait pas élu. Cependant je prends le risque : sauf cataclysme du côté de Joe Biden, Trump ne sera pas réélu.

S’il perd les élections, 2020 n’aura finalement pas été une si mauvaise année que ça.

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Plein de gens veulent devenir célèbres. Je pense que c’est parce que quand on est célèbre, on peut raconter plein de conneries dans les médias et s’en sortir.

Cependant, il ne faut jamais oublier que derrière un polémiste, il y a le responsable de la chaîne télé, le responsable du journal, le responsable de la radio. Ces personnes savent ce qu’elles font. Ce sont elles les vraies coupables.

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Alors comme ça Microsoft va mettre fin au ruban d’Office. Le ruban, c’est cette série d’icônes au-dessus de la fenêtre des applications comme Word, Excel ou PowerPoint. À la place, Microsoft souhaite utiliser une interface qui affiche les commandes en fonction du contexte et de l’intention. Une interface « intelligente » capable de s’adapter en fonction des actions que l’utilisateur souhaite faire.

Ben, personnellement, j’aime les interfaces bêtes. Au-delà de l’adaptation à un contexte évident (afficher des commandes pour mettre un texte en gras lorsqu’on sélectionne du texte par exemple), les utilisateurs n’ont pas besoin d’une interface intelligente, qui soi-disant s’adapte en fonction de ce qu’ils souhaitent faire. Mon ressenti est que, en dehors de choses évidentes, ces interfaces pseudo-intelligentes rendent l’utilisation d’une application plus difficile. Les utilisateurs ne trouvent tout simplement pas les commandes car elles sont cachées la plupart du temps. L’application prend des décisions arbitraires pénibles, comme replier systématiquement les panneaux avec les commandes, forçant l’utilisateur à faire des clics supplémentaires pour y accéder.

Les interfaces intelligentes sont un concept convaincant sur papier. Dans les faits, beaucoup moins. Ce dont les utilisateurs ont vraiment besoin dans une interface, c’est de la constance et de la cohérence. Pas de fonctionnalités cachées, toutes les fonctions sont visibles. Pas de chemins compliqués pour y accéder, tout est accessible depuis un panneau ou un menu. Pas de pseudo-intelligence qui ne fait que ralentir les choses, c’est l’utilisateur qui choisit les panneaux de commande qu’il veut afficher.

Une application qui l’a bien compris est Affinity Designer sur Mac. Elle n’essaie pas d’être plus intelligente que vous ; elle n’y arrivera jamais, car il lui manquera toujours des éléments pour réellement comprendre ce que vous voulez faire. Elle offre des panneaux regroupant toutes les commandes, qui sont évidentes à découvrir et à utiliser puisqu’elles ne sont pas cachées, tout au plus désactivées si elles ne peuvent s’appliquer à l’objet sélectionné.

Je sais qu’on m’opposera à cela deux problèmes bien réels : la confusion apportée par un trop grand nombre de commandes d’un côté, et le manque de place sur les écrans. Mais pour résoudre ce problème, il suffit d’organiser les icônes en mettant les commandes les plus évidentes et les plus utilisées au-dessus ; c’est tout bête, mais très efficace. Les personnes qui ne savent pas à quoi servent les autres icônes vont simplement les ignorer. Si le nombre de commandes est trop important pour la taille de l’écran, il suffit de faire défiler la palette pour afficher les commandes supplémentaires.

Le ruban n’est pas parfait ; il a aussi sa part d’intelligence idiote, de l’idiolligence, dans l’organisation des commandes ou lorsqu’il décide tout seul de sauter à un autre onglet. Personnellement, je préfère les panneaux de commande à la Affinity Designer ou Final Cut Pro (ou ceux à la Apple Keynote à l’époque où l’interface n’avait pas subi un croisement forcé avec l’iPad). Mais à mon sens, le remplacer par une interface qui cache toutes les commandes la plupart du temps et qui essaie de « comprendre » ce que vous voulez faire n’est pas la solution.

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Si vous utilisez Dropbox, vous savez qu’il est possible de partager un fichier en créant un lien. Par défaut, Dropbox ouvre le fichier dans un navigateur web au lieu de laisser l’utilisateur le télécharger directement. J’imagine que cela doit lui économiser de la bande passante. Cependant, je préfère envoyer des liens qui permettent de télécharger le fichier directement.

Il existe une méthode connue et toute simple pour changer le comportement par défaut. Chaque lien se termine avec « ?dl=0 ». Si on remplace cela par « ?dl=1 », lorsque l’utilisateur cliquera sur le lien cela déclenchera automatiquement le téléchargement du fichier au lieu de son ouverture dans un navigateur web.

Je répète cette opération très souvent, aussi j’ai créé une macro avec Keyboard Maestro qui modifie automatiquement le lien copié dans le presse-papiers, et je la partage aujourd’hui avec vous.

Changer un lien Dropbox automatiquement

Si je décompose les différentes étapes de la macro, cela donne :

  • La macro se déclenche lorsque le contenu du presse-papiers est modifié. Elle se déclenche donc lorsque je récupère un nouveau lien Dropbox dans le presse-papiers.
  • Si le contenu du presse-papiers commence par https://www.dropbox.com/ et finit par ?dl=0, alors je remplace ?dl=0 par ?dl=1.

Cette macro donne un aperçu des possibilités qu’offre Keyboard Maestro pour modifier automatiquement le contenu du presse-papiers, mais il en existe beaucoup d’autres : remplacer du texte, le mettre en minuscules ou en majuscules, retirer le formatage, etc.

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