Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

J’ai des tics informatiques un peu bizarres. L’un de ces tics est ma volonté d’utiliser des navigateurs web différents pour différents sites. Par exemple, j’utilise Safari Technological Preview pour Google, Dropbox, Zapier et d’autres sites (de manière générale, tous les sites sur lesquels je dois m’identifier). Pour les autres sites, j’utilise la version normale de Safari.

Le problème, c’est que macOS ne permet pas de définir dans quel navigateur doit s’ouvrir tel ou tel lien lorsque je clique dessus. Ils s’ouvrent tous dans le même navigateur, celui défini comme étant par défaut dans les préférences.

Heureusement, comme souvent, quelqu’un d’autre sur terre a eu le même besoin. Et à la différence de moi, il a eu le courage de créer une solution. Celle que j’ai choisie, parce qu’elle est gratuite, s’appelle Finicky. Autant vous prévenir tout de suite, son utilisation est un peu rugueuse. Si vous préférez une solution plus simple qui fait la même chose, ça existe, mais c’est payant.

Une fois installé, Finicky doit être défini comme étant le navigateur web par défaut. Lorsque vous cliquez sur un lien, celui-ci s’ouvrira en fonction des règles que vous avez définies dans le fichier texte « .finicky.js ». Désormais, lorsque je clique sur un lien Dropbox, il s’ouvre dans Safari Technology Preview. Si je clique sur un autre lien, il s’ouvre dans Safari. C’est la magie de l’informatique.

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Suite aux batailles avec Deezer, Epic et quelques autres boîtes, l’App Store d’iOS se retrouve accusé de comportement monopolistique. Mon point de vue est qu’aujourd’hui Apple a trop de pouvoir sur les développeurs et qu’il faut revenir à un équilibre plus sain pour protéger l’innovation.

Tout d’abord, Apple a bien changé depuis les années 2000. En 2008, l’App Store se lançait. Ses coûts fixes et variables devaient être amortis sur un chiffre d’affaires bien moins important. Et puis on l’oublie facilement, mais il y avait un risque que cela ne marche tout simplement pas. Apple ne réussit pas tout, et parfois se plante en beauté, comme avec MobileMe ou Ping. À l’époque, une commission de 30 % sur le prix de vente ne me semblait pas délirante. Mais aujourd’hui, l’App Store est une affaire qui roule. C’est une vraie machine à cash, avec un besoin de fonds de roulement négatif (les développeurs sont payés après l’achat par le client), et une marge qui doit sûrement être très supérieure à 50 %. Une commission divisée par deux, autour de 15 %, me semble bien plus en ligne avec le service et les coûts de fonctionnement de l’App Store.

Aujourd’hui, force est de constater qu’Apple est effectivement dans une situation de monopole sur différents sujets, dont la distribution des Apps sur les plateformes iOS. Ce monopole une bonne chose d’un point de vue sécurité : iOS est une des plateformes les plus sûres, même si Apple se loupe de manière spectaculaire de temps en temps. Il est cependant possible d’offrir un bon niveau de sécurité sans passer par un App Store fermé, le Mac, Linux ou Windows 10 en étant de bons exemples. Sont-ils aussi sûrs qu’iOS ? Non. Sont-ils suffisamment sûrs ? Si on est pas trop con, oui. D’Ailleurs, avec XProtect Apple protège le Mac, pas toujours très bien il est vrai, sans tout faire passer par son App Store.

D’un point de vue respect de la vie privée, le monopole de l’App Store iOS est également une bonne chose. Difficile de trouver une autre plateforme mobile qui protège aussi bien les données personnelles de ses utilisateurs.

Mais le monopole de l’App Store est une mauvaise chose d’un point de vue innovation. Pour preuve, voici quelques exemples d’applications que j’utilise quotidiennement sur macOS qui sont impossibles à développer sur iOS en raison de ses restrictions : Keyboard Maestro, Script Debugger, SoundSource, Audio Hijack, Timing, Parallels, Chronosync. Personnellement, si empêcher un monopole d’Apple sur les apps iOS empêche Apple d’emprunter la même voie pour macOS, je trouve que ça en vaut la chandelle. Et je vois bien Apple profiter du passage d’Intel à Apple Silicon pour forcer les binaires compilés pour ses processeurs à être distribués par son App Store.

Si je pense qu’il ne faut pas laisser Apple s’installer dans le confort d’un monopole, c’est bien pour cela : pour que macOS reste une plateforme ouverte, sur laquelle reste possible ce qui est aujourd’hui impossible sur iOS.

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Dans l’absolu, oui, être obligé de porter un masque réduit le champ de nos choix, donc c’est une forme de réduction de notre liberté.

Mais non, ce n’est pas plus une atteinte à nos libertés fondamentales que l’obligation de porter la ceinture de sécurité dans une voiture, l’obligation de porter un slip, ou au moins une forme de cache-sexe, dans la rue, ou l’interdiction de fumer dans les lieux publics fermés.

Les personnes qui refusent le port du masque obligatoire ne comprennent pas ce qu’est la vraie la liberté.

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… Mais voilà. Aussi bien intentionnés soient-ils, ils ne sont pas toujours bons. Une qualité essentielle est la capacité de filtrer les conseils qu’on nous donne.

Tout d’abord, tout le monde a un avis sur tout, moi y compris. Si je n’y prends pas garde, je lis un article et hop, je me retrouve expert en gestion de crise sanitaire, super-président et économiste en chef avec la recette magique pour atteindre une croissance à deux chiffres en quelques jours.

Évidemment, je ne suis expert sur aucun de ces sujets ; j’en ai juste l’illusion. Pourquoi ? Parce que j’ai trop peu d’informations et trop peu d’expertise sur ces problèmes. Par conséquent, je développe une vision simpliste du problème, beaucoup trop simpliste. Ce qui m’amène à construire une solution simpliste, beaucoup trop simpliste, qui dans la réalité ne fonctionnera pas. Pire, elle aura sûrement des effets indésirables que je n’avais pas prévus.

C’est la même chose pour les conseils que je reçois. Par exemple, si j’avais intégré tous les conseils qu’on m’a donnés pour les sites web de ma société, ceux-ci seraient remplis d’animations. Ils seraient couverts de popups demandant à l’utilisateur de s’inscrire à la newsletter ou au prochain événement. Il y aurait une énorme « dickbar » pour s’abonner et nous suivre sur tous les réseaux sociaux (une dickbar est une grosse barre fixe en bas de l’écran qui s’affiche sur certains sites). Il y aurait un « call to action » toutes les trois lignes. Ils seraient remplis de traqueurs et de JavaScript. Et il resterait environ 1 centimètre carré d’espace disponible pour le vrai contenu.

Dans l’absolu, aucun de ces conseils n’est mauvais en soi. Le problème, c’est qu’ils sont donnés en n’ayant qu’une vision partielle du problème. Chaque conseil poursuit son propre objectif en oubliant de tenir compte de l’objectif global. Autrement dit, ces conseils sont donnés à partir d’une vision simpliste du problème, sans réflexion de fond complète. Par exemple, dans l’absolu mettre en avant nos réseaux sociaux n’est pas une mauvaise chose. Cela pourrait augmenter le nombre d’abonnés. Mais ce n’est pas du tout l’objectif numéro un de notre site, qui est de générer des leads entrants. Ajouter une « dickbar » ne contribuerait pas à l’objectif premier.

Je ne suis pas fermé aux conseils. Mais non, tout conseil n’est pas bon à prendre, et savoir filtrer les mauvais est à mon sens une grande qualité.

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Lorsqu’on utilise un logiciel de vidéoconférence tel que Zoom pour des réunions avec de nombreux participants, il vaut mieux couper son micro pour éviter qu’un bruit parasite ne vienne perturber la communication.

Il existe l’option de cliquer sur le bouton mute/unmute, mais je préfère utiliser un raccourci clavier « global ». Global, car il fonctionne même si une autre application est au premier plan. Par exemple, je peux être en train de travailler dans PowerPoint et avoir Zoom au second plan, en tapant le bon raccourci je peux couper ou activer le micro.

Voici comment faire pour définir un raccourci global :

  • Allez dans les préférences (Settings) et choisissez la catégorie raccourcis clavier (Keyboard Shortcuts).
  • Assignez le raccourci souhaité à l’option activer/couper le micro (Mute/Unmute My Audio).
  • N’oubliez pas de cocher la case activer le raccourci global (enable global shortcut).

Raccourci clavier couper activer le son dans Zoom

Comme il s’agit d’un raccourci global, il faut choisir un raccourci qui n’est utilisé dans aucune autre application. Si vous utilisez un raccourci fréquent, par exemple commande-C, vous allez perturber le raccourci pour la commande copier dans toutes les applications. Dans mon exemple, mon choix s’est porté sur la combinaison des touches option-majuscule-commande-M.

Si vous avez un clavier avec des touches de fonction en plus (F13 et plus) ou un clavier spécial tel que le Stream Deck, c’est une bonne occasion de les utiliser. Personnellement, j’ai assigné le raccourci global à la touche F20.

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