Lorsque le gouvernement intersidéral ne sait plus faire face à ses problèmes de crash de disque dur ou de SSD, il ne fait pas appel au Capitaine Flam qui est un peu naze en informatique. Il fait appel à Disk Warrior. Ce super héros, méconnu du grand public, qui œuvre sur Mac depuis la nuit des temps.

Pourquoi est-ce que je recommande Disk Warrior ? Déjà parce que contrairement aux autres solutions, il est « prudent » ; il ne va pas définitivement flinguer les données du disque problématique en essayant des opérations de récupération hasardeuses. Ensuite, parce qu’il est vraiment efficace pour récupérer des données de disques qui semblent complètement perdus. Bien sûr il n’y a pas de magie, certains disques ou secteurs disques seront abîmés au point d’être irrécupérables, mais bien souvent Disk Warrior va vous sauver la vie.

Ainsi j’avais un SSD externe qui causait un « kernel panic » (un crash complet du système) dans Mac OS X lorsque je le branchais. Je l’ai extrait de son boîtier puis inséré dans un dock d’accueil, car pour une raison que j’ignore cela a résolu le problème de kernel panic à la connexion du disque. J’ai alors pu y accéder avec Disk Warrior et récupérer les fichiers qui n’avaient pas été sauvegardés. Seuls quelques fichiers stockés sur des secteurs trop abîmés n’ont pu être récupérés, mais ceux-ci étaient déjà sauvegardés ailleurs.

Si réparer le catalogue du disque, qui est la grande force de Disk Warrior, est une opération évidente, c’est un peu moins le cas pour la récupération de fichiers ; il faut d’abord lancer une analyse et c’est depuis la fenêtre des résultats de l’analyse que l’on peut récupérer les fichiers. L’autre barrière est que le programme coûte quand même plus de 100 euros, et que l’on n’a aucune garantie qu’il va permettre de récupérer des données avant de l’acheter. Il faut payer pour voir.

Il existe d’autres solutions de récupération de données sur Mac, dont Disk Drill Pro et TechTool Pro. Cependant je ne peux recommander aucun de ces utilitaires, mon expérience personnelle avec ceux-ci n’ayant jamais donné de résultats convaincants.

Reste le dernier bémol. La version actuelle de Disk Warrior n’est pas compatible avec APFS, la nouvelle version du système de fichiers d’Apple. Son éditeur, Alsoft, a annoncé travailler à la compatibilité pour une prochaine version. Il vaut donc probablement mieux un peu attendre pour investir si vous ne possédez pas encore ce logiciel.

« Qu’ai-je appris ? »

C’est la question que je me pose après chaque conférence TEDx à laquelle j’assiste, que ce soit en tant que coach ou en tant que simple spectateur. Évidemment, de par mon métier et de par le nombre d’interventions que j’ai eu l’opportunité de voir, il devient de plus en plus difficile de trouver des sujets qui n’ont jamais été abordés. Pourtant, il est possible de construire une présentation intéressante même pour des sujets qui ont déjà été traités. Mais à une condition : que l’intervenant choisisse de prendre un angle nouveau pour développer son sujet, et qu’il n’hésite pas à ajouter une touche de… complexité !

Prenons par exemple la Blockchain et le Bitcoin. Présenter aujourd’hui ce qu’est la Blockchain et le Bitcoin n’a plus grand-chose de surprenant ou de nouveau, car de nombreux intervenants l’ont déjà fait ces dernières années. Pourtant, on peut toujours parler de la Blockchain et développer des points de vue novateurs et originaux. Ainsi, à TEDx Lille, William O’Rorke a fait un parallèle entre l’évolution d’Internet et celle de la Blockchain. Il explique comment tous deux sont vus au début comme des instruments de liberté et de partage. Puis, au fil du temps, sous la pression réglementaire des États, comment ces technologies deviennent les instruments de surveillance parfaits. Il est ainsi illégal aujourd’hui d’acheter ou de vendre des Bitcoins de manière anonyme en France. À TEDx Tours, Stéphane Voisin a choisi un angle encore différent : et si la Blockchain n’était pas un problème climatique (lié à la consommation énergétique du Bitcoin), mais au contraire une solution pour mieux maîtriser nos émissions de carbone ? Un point de vue de nouveau différent, original, qui ouvre de nouvelles perspectives à partir d’un même sujet, la Blockchain.

Ces interventions ne sont pas compréhensibles par tout le public. Si vous n’avez jamais entendu parler de la Blockchain avant, il vous sera difficile de comprendre les concepts sous-jacents à ces interventions. Certains penseront que cela va à l’encontre de l’esprit TEDx. Que le but de TEDx est de rendre n’importe quel sujet accessible à des enfants de 6 ans. Mon point de vue est différent : je pense qu’un bon TEDx, c’est un mix d’interventions simples, percutantes et accessibles, et d’interventions plus complexes, quitte à ce qu’elles ne soient pas accessibles à 100 % du public. C’est une alternance de moments « aérés » et de moments plus « denses ». Lorsqu’il n’y a que des interventions « émotionnelles » et légères, je m’ennuie et je deviens frustré. Les intervenants ont beau multiplier les effets de scène, les anecdotes personnelles, créer de l’émotion, faute de nourriture intellectuelle mon cerveau s’éteint. À l’inverse, lorsque toutes les interventions sont complexes, mon cerveau sature. Par exemple, lors de TEDx Tours, les interventions plus « complexes » (tout étant très relatif, personne n’a abordé le fonctionnement de fond de la Blockchain ou fait de démonstration de modèles économiques !) étant équilibrées avec des présentations plus « grand public », comme celle de Karim sur les trous noirs, la matière noire et l’énergie noire.

Les coachs en présentation on aussi leurs propres œillères. Ils prennent leurs « bonnes pratiques » de simplification et veulent les appliquer de manière indiscriminée à tout type de présentation. Mais je dois dire que cette vision du monde où tout doit être calibré pour des demi-débiles incapables de faire le moindre effort de réflexion me fatigue.

Il existe un objet qui permet d’augmenter sa productivité, immédiatement, sans effort, et en satisfaisant votre envie d’achat. Cet objet, c’est un grand moniteur. Ou plus exactement, c’est un moniteur qui augmente la résolution utile disponible. La résolution utile, c’est celle qui détermine la quantité d’information utile qui peut être affichée. Comprendre la distinction entre résolution utile et matérielle demande une petite explication, ceci étant parfois très confus.

Distinguer résolution utile et résolution matérielle

L’écran 15 pouces (38 cm de diagonale) de mon MacBook Pro a une résolution matérielle de 2880 x 1800 pixels. La résolution matérielle, c’est le nombre de pixels que l’écran est effectivement capable d’afficher. Cela peut sembler énorme, pourtant sa résolution utile par défaut est de « seulement » 1440 x 900 pixels. Pourquoi ? Parce que chaque élément d’information utilise quatre pixels au lieu d’un pour s’afficher, et ce afin de rendre l’image plus fine. Grâce à cette finesse, on ne voit plus les pixels individuels sur l’écran retina du MacBook Pro, l’image semble plus nette et lisse. Par contre, vous afficherez exactement la même quantité de texte que sur un vieux MacBook Pro 15 pouces non retina ayant une résolution matérielle 1440 x 900 pixels, car la résolution utile est identique : 1440 x 900 pixels1.

Même constat pour les écrans de 24 pouces (60 centimètres). La résolution utile de ces écrans est en général de 1920 x 1080 pixels. En effet, même lorsqu’ils disposent d’une résolution 4K de 3840 x 2160 pixels, celle-ci ne peut pas être utilisée pour quadrupler la résolution utile : chaque élément affiché serait alors beaucoup trop petit. Tout comme sur l’écran du MacBook Pro Retina, cette résolution matérielle supplémentaire est utilisée pour améliorer la qualité d’affichage des informations, et non pour en augmenter la quantité.

À l’inverse certains écrans de 40 pouces (100 cm, 1 mètre de diagonale) ont une résolution matérielle ridicule de 1920 x 1080 pixels. Dans ce cas, malgré un écran d’une taille géante, votre résolution utile sera également de 1920 x 1080 pixels, car elle sera limitée par la faible résolution matérielle.

Quelle résolution utile viser ?

Pour gagner en productivité, il est donc nécessaire d’augmenter en priorité la résolution utile, une résolution retina apportant une qualité d’affichage indéniable, mais n’augmentant pas la quantité d’information utile affichée.

Pour déterminer si un écran externe apportera un gain de résolution utile, voici une liste des résolutions matérielles non retina (on voit les pixels individuels) et retina (chaque pixel utile utilise 4 pixels physiques pour affiner la qualité d’affichage) minimum à viser pour les tailles d’écran les plus courantes.

  • 24 pouces : 1920 x 1080 pixels non retina (Full HD) ou 3840 x 2160 pixels retina (4K)
  • 27 pouces : 2560 x 1440 pixels non retina ou 5120 x 2880 pixels retina (5K)
  • 32 - 34 pouces : 3440 x 1440 pixels (ces écrans sont souvent au format ultra widescreen).
  • 40 pouces ou plus : 3840 x 2160 pixels non retina (4K)

Remarquez comme un écran de 24 pouces retina 4K a le même nombre de pixels physiques qu’un écran de 40 pouces 4K. Ce qui compte ici c’est la différence de taille : un écran de 40 pouces 4K ne sera pas retina : il utilisera chaque pixel pour afficher de l’information utile. Si on faisait la même chose sur un écran 24 pouces 4K, tout serait presque quatre fois plus petit et le texte serait pratiquement illisible.

En conclusion

Pour qu’un moniteur externe apporte un confort supplémentaire par rapport à l’écran intégré d’un ordinateur portable, il faut au minimum que celui-ci ait une diagonale de 24 pouces et une résolution non retina de 1920 x 1080 pixels, ou 3840 x 2160 pixels retina. Personnellement, mon choix est clair : pour gagner en productivité, il vaut mieux choisir un moniteur de 27 pouces avec une résolution utile de 2560 x 1440 pixels qu’un moniteur de 24 pouces avec une résolution retina de 3840 x 2160 pixels, car le moniteur 27 pouces permettra d’afficher plus d’informations.

Essayez de choisir des combinaisons taille - résolution proches de celles données plus haut dans l’article. Évitez les combinaisons bâtardes comme un 20 pouces avec une résolution de 2560 x 1440 pixels : celle-ci est à la fois trop élevée pour être utilisée en résolution utile (les éléments seront trop petits) et trop faible pour être utilisée en résolution retina (les éléments seront trop gros et il n’y aura aucun gain de surface utile).

Enfin n’oubliez pas de vérifier que la carte graphique de votre ordinateur supporte la résolution de votre nouvel écran.


  1. Je sais que ce n’est pas tout à fait vrai, le MacBook Pro Retina 15” pouvant simuler une résolution utile jusqu’à 1920 x 1200 pixels. J’ai cependant ignoré ce cas particulier pour simplifier l’explication. [return]

Mise à jour du 2018-05-02 : le chevalier d’or du Taureau @DandumontP m’a fait remarquer que ce problème peut arriver parce que la batterie interne, située sous le trackpad, commence à gonfler. Dans ce cas il vaut mieux faire remplacer la batterie du Mac.

J’ai un MacBook Pro 15 pouces dont le trackpad est bloqué. Du coup impossible de l’utiliser correctement, l’ordinateur pensant que le bouton de la souris est enfoncé en permanence. Je pourrais le faire réparer, mais il date de 2010 et je n’ai pas trop envie qu’Apple me fasse payer le prix fort pour cette intervention. Heureusement il existe une solution qui consiste à désactiver le trackpad et utiliser une souris externe.

  1. Allez dans le menu Pomme (celui en haut à tout à gauche de la barre des menus) et choisissez Préférences Système…
  2. Choisissez View → Accessibility
  3. Choisissez Mouse & Trackpad
  4. Cochez la case « Ignore built-in trackpad when mouse or wireless trackpad is present ».

Ignorer Le Trackpad Lorsque Souris Branchee

Et voilà, le trackpad défectueux ne bloque plus l’utilisation du Mac !

Grande nouvelle : depuis la toute dernière version, PowerPoint 2016 supporte nativement le copier-coller et l’import des images au format SVG. Ça tombe bien, Affinity Designer permet de copier les éléments sélectionnés au format SVG (allez faire un tour dans les préférences d’Affinity Designer, il y a une option à cocher pour cela). Ça, c’est pour la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est que le résultat de l’import ne peut pas être modifié librement dans PowerPoint. Autrement dit si vous collez par exemple un cercle au format SVG, vous pourrez en modifier la couleur du trait et du remplissage, mais pas beaucoup plus. C’est déjà mieux que lorsque l’élément copié était collé au format « bitmap », mais malheureusement ce n’est pas encore suffisant.

Heureusement, il existe une solution pour importer des formes complètement éditables d’Affinity Designer vers PowerPoint grâce à… Libre Office. Cette solution est assez tarabiscotée. C’est pourquoi je ne l’utilise que lorsque c’est vraiment nécessaire. Voici comment faire.

  1. Dans Affinity Designer, exportez votre illustration au format SVG.
  2. Créez une présentation vide dans Libre Office.
  3. Utilisez la commande Insert → Image et insérez l’image au format SVG.
  4. Faites un clic droit sur l’image et choisissez « Break ».
  5. Sauvegardez le fichier au format PPTX, le format de fichier de PowerPoint.
  6. Ouvrez le fichier PPTX avec PowerPoint. Et voilà, vous devriez avoir une illustration vectorielle 100% éditable dans PowerPoint !