Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

Note : si tout ce que vous cherchez c’est le numéro du service client Orange Pro, à la date du 15/10/2021 c’est le 3901. Voir en fin d’article pour plus de détails.

La semaine dernière ma connexion internet est tombée en panne. La petite lumière qui indique la réception fibre est rouge, ce qui signifie que le signal n’arrive plus jusque chez moi.

Ayant eu une bonne expérience du service client Orange par le passé, je me dirige confiant vers la page de support. Mais là, surprise, je constate que le numéro du service client a complètement disparu du site Orange. Je vous passe le parcours du combattant sur le site : quoi que je fasse, je ne trouve jamais le numéro du service client. Orange essaie de me facturer une intervention de technicien alors que visiblement le problème est à l’extérieur de chez moi.

Au mieux, je finis toujours par tomber sur Djingo, l’assistant virtuel d’Orange, sachant à l’avance qu’il sera incapable de me dépanner. Voici par exemple une de mes tentatives pour trouver le numéro. Remarquez que c’est supposé être la page d’assistance client, mais que cela ressemble plutôt à une tentative de me vendre des trucs en plus :

Service Client Orange

En désespoir de cause, devant l’impossibilité de trouver le numéro du service client, je me jette sur la livebox je clique sur le bouton « dépanner votre livebox avec Djingo » et je me résous à devoir subir sa conversation. Ou plutôt non, je décide de forcer Djingo à me donner la réponse que je veux : le putain de numéro du service client. J’entame donc la discussion.

Bonjour, c’est Djingo ! Je suis votre assistant virtuel. Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris, pouvez-vous choisir entre ces propositions ? Résoudre un problème Internet, Contacter le service client, Autre demande.

Bon ben ça commence bien, je n’ai encore rien demandé et il me dit qu’il n’est pas sûr d’avoir bien compris. Djingo est le premier assistant numérique qui ne comprend pas quand on ne lui demande rien. Je clique sur « contacter le service client ».

Djingo vous dit : Vous souhaitez contacter un conseiller. Vous pouvez me poser directement votre question, j’essaierai d’y répondre. Si besoin, je vous orienterai vers le service client.

OK Djingo, je veux contacter le service client. Qu’est-ce qui n’est pas clair dans ma demande ? À partir de ce moment, je sais ce qu’il me reste à faire pour que Djingo me fournisse le numéro tant espéré. Je tape ma réponse : « blaaargh grooaaargh ».

Djingo vous dit : Afin de mieux vous comprendre, merci de formuler votre demande en utilisant une phrase plus longue. De quoi avez-vous besoin ?

Je tape ma réponse : « boubou roro toto moukou robblo »

Djingo vous dit, Je n’ai pas compris votre demande. Pouvez-vous la reformuler ? De quoi avez-vous besoin ?

Là je n’essaie même plus de faire des mots. Je tape « steaiu esiuarst rseiuasr osa eirstesau srate r aeeuisre »

Djingo vous dit, Je suis désolé, je ne comprends toujours pas votre demande. Je peux vous mettre en relation avec un conseiller. Très bien, l’intervention d’un conseiller est nécessaire. Je ne peux pas vous répondre directement. Appelez le 3901 (Service gratuit + prix appel)(1) ou le +33 969 363 901 (2) si vous êtes à l’étranger.

Et bien voilà Djingo, finalement on se comprend. Tu vois, avec un peu de bonne volonté, mes question sont claires et tu me donnes ce que je veux. Et donc le numéro à appeler pour contacter le service client orange est le 3901. Voici le texte complet donné par Djingo :

  • Appelez le 3901 (Service gratuit + prix appel)(1) ou le +33 969 363 901 (2) si vous êtes à l’étranger.
  • (1) Le service est gratuit et l’appel est au prix d’une communication normale selon l’offre détenue, ou décompté du forfait. Le temps d’attente avant la mise en relation avec votre conseiller est gratuit depuis les réseaux Orange.
  • (2) Numéro Cristal non surtaxé. Consultez les tarifs de l’opérateur du pays d’appel.

Je terminerai par un point positif : la personne que j’ai eu en ligne s’est bien occupée de mon dossier. Un technicien a bien dû se déplacer, il est arrivé à 8h pile et a réparé le problème en 10 minutes. Pouvoir parler à un humain, c’est quand même une bonne solution.

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Pour les uns, je suis scriptwriter, pour d’autres, je suis coach en présentations, et encore pour d’autres, je suis designer. Mais je ne suis tout cela que pour moi ; aucun client ne conçoit que je puisse assumer tous ces rôles. Je dirais même plus : si j’essaie d’assumer tous ces rôles moi-même auprès d’un client, cela ne marche pas particulièrement bien.

C’est comme ça : une fois qu’un client vous a mis dans une case, c’est très difficile de changer sa perception. Il crée sa propre vision, forcément restreinte, de vos compétences. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il est si difficile de changer de métier après avoir été mis dans une case par les recruteurs.

Ma solution ? Accepter d’avoir un rôle précis auprès d’un client donné, et m’appuyer sur l’équipe pour assurer les autres rôles.

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Parce que ce concept repose sur une vision étriquée et périmée du monde. Le Cloud Souverain, c’est un Clexit, l’équivalent du Brexit, mais pour le Cloud, et en plus ça sonne moins bien.

En s’isolant, le Cloud Souverain se protège de toute pression extérieure puisque la réglementation le met en situation de monopole pour ses clients. Les conséquences d’une telle situation sont faciles à prévoir :

  • Ergonomie utilisateur déficiente, car les utilisateurs sont captifs. Pourquoi se fatiguer à leur offrir une bonne expérience ?
  • Sous-dimensionnement et par conséquence performances médiocres du système par rapport aux autres solutions, car de taille trop faible.
  • Manque de savoir-faire technologique.
  • Manque de réactivité et d’évolutions par rapport aux autres acteurs du marché, rendant la solution rapidement dépassée.
  • Tarifs (très) élevés par rapport à la concurrence.

Ce ne sont que quelques exemples des problèmes du Cloud Souverain. Je ne vais même pas aborder la question de la façon dont ces projets sont menés et de la méthode du choix des prestataires ; cela fait trop longtemps que j’ai quitté ce milieu pour avoir un avis pertinent et aujourd’hui j’ose imaginer que tout ça est parfaitement géré.

Je comprends parfaitement les enjeux stratégiques qui poussent à garder certaines données sur le territoire français. Il ne faut juste pas s’attendre à avoir une solution compétitive économiquement et techniquement face à l’offre internationale.

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C’est LA nouvelle du siècle : une nouvelle BD de Goldorak va sortir, et personne ne m’a prévenu. Mais que fait notre gouvernement ???

À priori elle sera disponible le 15 octobre, et sur la couverture il y a les noms d’auteurs bien connus des fans de BD. Actarus a troqué son éternel pull jaune et son gilet de cowboy pour une blouse en cuir et il s’est laissé pousser la barbe. Il se déplace peut-être en vélo, mange bio et poste des selfies sur Instagram. Goldorak a pris un peu de poids à force de ne plus rien faire. Il est temps de repartir au combat !

Et ça tombe bien, d’après le texte de quatrième de couverture, un Golgoth de la dernière Divison Ruine surgit de nulle part. Pour rappel, la Division Ruine c’est ceux qui sont tellement forts qu’il faut parfois deux épisodes au lieu d’un à Goldorak pour gagner. Ça va saigner.

Alors voilà, le 15 octobre, ne me faites pas chier. Je ne suis pas disponible, je passe dans un tunnel.

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Aujourd’hui, je ne vais pas encore donner mon avis sur un sujet que je ne connais pas. Ce qui m’interpelle c’est une question que je me pose.

Je suis certain que le travail régulier l’emporte, de très loin, sur le travail de dernière minute. L’exemple le plus flagrant est la musique : impossible d’apprendre un morceau correctement en s’y prenant la veille. Je suis même plutôt « lent » : si je peux apprendre un morceau en un temps raisonnable, il me faut souvent plusieurs mois avant d’être complètement à l’aise lorsque je le joue.

Mais ce qui m’interpelle, c’est ce que j’ai lu récemment sur un forum. Une personne a expliqué qu’il était beaucoup plus efficace de s’entraîner à jouer de la guitare cinq heures par jour pendant un an que de passer une heure par jour pendant cinq ans.

Je n’ai pas de test scientifique pour juger si c’est vraiment mieux, mais intuitivement je pense qu’il y a du vrai. En effet, sur une session d’une heure, il me faut au moins vingt à trente minutes pour simplement m’échauffer. Cela ne laisse que trente minutes pour travailler des points précis, ce qui est finalement très très peu, et, de ma maigre expérience personnelle, bien insuffisant pour réellement progresser. Ce n’est qu’en faisant des sessions plus longues que je ressens un réel progrès.

Alors je ne peux pas jouer cinq heures de guitare tous les jours car je n’en ai pas le temps. Mais… jouer régulièrement ET jouer plusieurs heures certains jours, ça, c’est possible, et c’est ce que je vais essayer de faire. Je verrai bien si cela est bénéfique ou non.

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