Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

Un problème assez pénible survenait régulièrement sur mon Mac Mini : au bout d’un certain temps, l’utilisation de la touche « verrouillage majuscule » provoquait un gel temporaire de quelques secondes du clavier et de la souris. Ensuite, tout redevenait normal, j’étais bien en mode verrouillage majuscule, mais la diode indiquant son activation ne s’allumait pas. Ensuite, lorsque j’appuyais de nouveau sur la touche verrouillage majuscule pour revenir en minuscules, le clavier et la souris se bloquaient de nouveau pendant quelques secondes.

À force de chercher, j’ai trouvé les solutions possibles suivantes :

  • Solution 1 : faire une réinitialisation du SMC. La procédure à suivre est sur le site d’Apple. Dans mon cas, cela n’a pas résolu le problème.
  • Solution 2 : changer de port USB. Mon clavier et ma souris étaient connectés sur des ports USB de mon écran Thunderbolt. J’ai connecté un petit hub directement à un des ports USB du Mac Mini, et j’ai connecté mon clavier et ma souris dessus. Depuis, je n’ai plus de problème avec la touche verrouillage majuscule. Cela a également permis de résoudre un problème de souris au comportement erratique, donc il y a beaucoup de chances que le problème venait des ports USB de mon écran.

Voilà, comme toujours avec ce genre de problème, il peut y avoir des dizaines de causes possibles et autant de solutions différentes, mais cela vaut la peine d’essayer ces deux solutions.

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Quand tu loues une bagnole, on contrôle ton identité et ton permis de conduire. Pourquoi ? Parce que sinon tu mets en danger les vies des autres. Est-ce une limite de liberté ? Oui. Est-ce justifié ? Oui, pour limiter l’impact des gens qui n’en ont rien à foutre des autres.

Quand tu vas dans un restaurant, tu ne peux pas fumer à l’intérieur. Pourquoi ? Parce que sinon tu refiles le cancer aux autres. Est-ce une limite de liberté ? Oui. Est-ce justifié ? Oui, pour limiter l’impact des gens qui n’en ont rien à foutre des autres.

Quand tu vas à l’hôtel, on te demande une empreinte de ta carte bleue. Pourquoi ? Parce qu’en cas de problème, il faut avoir une garantie. Est-ce une limite de liberté ? Pas vraiment, mais limite de confiance. Est-ce justifié ? Oui, pour limiter l’impact des gens qui n’en ont rien à foutre des autres.

Quand tu retires un colis dans un point relais, on te demande ta carte d’identité. Pourquoi ? Pour vérifier qui tu es. Est-ce une limite de liberté ? Pas vraiment, mais de nouveau c’est une limite de confiance. Est-ce justifié ? Oui, pour limiter l’impact des gens qui n’en ont rien à foutre des autres.

Quand tu vas à Mickeyland avec un abonnement à l’année, on contrôle ton pass Mickey. Pourquoi ? Pour vérifier qui tu es. Est-ce une limite de liberté ? Oui. Est-ce justifié ? Oui, pour limiter l’impact des gens qui n’en ont rien à foutre des autres.

Quand tu vas en vacances dans un pays avec de vilaines maladies, tu dois prouver que tu es vacciné. Pourquoi ? Parce que sinon tu peux mourir. Est-ce une limite de liberté ? Oui. Est-ce justifié ? Oui, pour limiter l’impact des gens qui n’en ont rien à foutre des autres.

Le pass machin, c’est comme ces exemples. Si tout le monde savait prendre soin des autres, on n’en aurait pas besoin. Mais ce n’est pas le cas, alors on en a besoin. La limite de liberté existe, mais elle n’est pas plus importante que celle pour conduire une voiture ou retirer un colis en point relais. Si vous pensez que c’est comparable à être obligé de porter un brassard jaune, c’est que vous n’avez jamais vécu la discrimination d’un vrai régime totalitaire.

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« Nous allons reprendre le contrôle de nos frontières. »

C’est en essence l’argument de vente principal du Brexit.

Le problème, c’est que les frontières, c’est comme les pièces de monnaie : on ne peut pas avoir le côté pile sans le côté face. Autrement dit, si on a une frontière, cela implique d’office qu’il existe une frontière étrangère de l’autre côté… qu’on ne peut pas contrôler, puisqu’elle ne nous appartient pas.

Les Anglais peuvent contrôler (enfin, essayer de contrôler, ça n’a pas l’air si facile) ce qui rentre chez eux, mais oh surprise, ils ne peuvent pas contrôler ce que les autres pays acceptent d’envoyer chez eux. Si on veut garder tout le champagne pour nous, ben, ils ne peuvent rien y faire. Boris peut pleurnicher tant qu’il veut, il ne contrôle pas vraiment tout.

Dans l’autre sens, ils peuvent contrôler ce qu’ils font sortir de leur pays, mais si personne ne veut de sauce à la menthe (et ne nous mentons pas, personne n’en veut), ben pas de chance, la sauce à la menthe elle reste chez eux. Ou si les autres pays mettent une taxe de 100 % sur la sauce à la menthe (taxe minimum pour compenser les dégâts sur les papilles gustatives) ben pas de chance, Boris il peut rien y faire.

Le thé est un produit étranger. Le curry est un produit étranger. Le vin est un produit étranger. Tous les appareils électroniques sont des produits étrangers. Ce que veut le Royaume-Uni (uni, mais pour combien de temps encore ?), c’est vivre le fantasme qu’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre, faire rentrer et sortir ce qu’il veut sans les contraintes de la frontière de l’autre côté. Ce n’est pas comme ça que ça marche.

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Lire des livres régulièrement pour développer ses compétences, c’est bien. Mais lorsque je vois qu’il y a des personnes qui disent lire un livre par semaine, je me demande si cela est vraiment utile. En effet, cela ne laisse pas de temps pour l’étape la plus importante : la pratique. C’est la pratique régulière qui transforme un apprentissage théorique en compétence réelle.

C’est vrai en musique : lire un livre de théorie musicale par semaine ne servira à rien si vous ne passez pas 95 % de votre temps à mettre en pratique la théorie que vous avez apprise. En y réfléchissant un peu, c’est vrai pour tout. En musique, apprendre les notes d’une gamme dans un livre prend dix minutes. Intégrer la gamme correctement à son jeu demande des centaines d’heures de pratique. En sport, lire un programme d’entraînement prend quelques heures. L’entraînement lui-même prend des centaines d’heures d’effort. En diététique, apprendre un nouveau régime prend quelques heures. La mise en œuvre de ce régime dure toute une vie. Apprendre les concepts du management prend quelques heures. Les appliquer à bon escient et de manière performante demande des années de pratique. En programmation, apprendre un nouveau langage (pour quelqu’un qui sait déjà programmer) prend quelques jours. Mais réellement maîtriser un langage demande des mois ou des années de pratique. Sciences, mathématiques, quelle que soit la matière, la lecture n’est que la première étape ; ce qui fait la différence, c’est la pratique.

Alors plutôt que de lire un livre par semaine, pourquoi ne pas lire un livre bien choisi de temps en temps, prendre le temps de tester la théorie (car ce qui a l’air intelligent sur le papier ne l’est pas toujours en réalité), puis de la transformer en compétence par l’entraînement et la pratique régulière ?

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Note : cet article est une blague, hein, ce n’est pas une critique sérieuse du monde de l’open source.

Vous le savez peut-être, j’utilise un bureau debout depuis de nombreuses années. La version précédente de mon bureau ne me donnant plus entièrement satisfaction, principalement dû au fait qu’il n'était pas à roulettes. Étant particulièrement pingre, j’ai construit mon nouveau bureau à 90% à partir de bouts de bois qui traînaient déjà chez moi.

Bureau debout V2

En admirant le résultat final, j’ai eu l’illumination : mon bureau est une allégorie du monde du logiciel open source libre et gratuit.

  • Il a été réalisé à partir d'éléments 100% gratuits, par un illustre inconnu dont tout le monde s’en fout (moi en l’occurrence). Déjà rien que ça, c’est une allégorie du libre et gratuit.
  • Certains morceaux ont beaucoup « legacy » code : il y a des trous de vis, des découpes inutiles et rafistolées tant bien que mal, des pocs par-ci par-là. Au final ça tient ensemble mais je ne sais pas trop comment.
  • Personne ne paierait 1 centime pour acheter mon bureau.
  • Il y a plein de fonctionnalités intégrées au chausse-pied : l'étagère sous le plan de travail. Les pédales de guitare qui traînent en bas à gauche.
  • Il est moche et le design laisse à désirer : admirez ces merveilleux câbles qui pendouillent à l’arrière. Admirez ces planches coupées approximativement à la scie et sans ponçage.
  • Il a des roulettes parce que je voulais des roulettes mais je ne m’en sers jamais. Cela donne une certaine instabilité permanente au bureau.

Mais voilà, au final j’ai construit ce bureau parce qu’il convient exactement à mes besoins. Il est moche mais c’est mon bureau. Alors vos solutions payantes, certes plus ergonomiques et plus fonctionnelles, jamais je ne les accepterai. Bureau libre et gratuit forever.

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