Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

Vous avez sûrement déjà entendu parler de ces sports : biathlon, triathlon, décathlon. Je suis là pour dénoncer une escroquerie : il n’y a en réalité aucun lien entre ces trucs.

Jeune, je me disais que pour faire du triathlon, il suffisait d’ajouter un sport au biathlon. Ben non, le biathlon c’est du ski et du tir à la carabine (franchement, quel est le dégénéré qui a eu l’idée de combiner ski et pan pan ?) Le triathlon, ça n’a rien à voir. C’est un tas de sportifs en crise de la quarantaine qui nagent (mal), font du vélo (mal) et courent à pied (pas trop mal). Pourquoi ces trois sports ? Pourquoi ce n’est pas ski + carabine + nage ? Je ne sais pas.

On arrive au mystère suivant : il y a bien du tetrathlon, du pentathlon, de l’heptathlon, de l’octathlon, mais il n’y a pas de sexathlon. Pourtant mon petit doigt me dit qu’il y aurait peut-être plus de spectateurs pour ce sport que pour tous les autres athlons réunis.

On finit par un petit mot sur le décathlon, qui n’est pas un sport mais une chaine de magasins. Tout ça c’est vraiment n’importe quoi.

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Pour forger un katana, le morceau de fer initial doit être chauffé à 1000 degrés, plié, martelé, refroidi, encore et encore. Le résultat, cependant, dépend grandement du talent du forgeron. Dans des mains habiles et compétentes, cela créera un sabre merveilleux. Dans les miennes, moi qui n’y connais rien, cela donnera un morceau de fer tordu tout juste bon à jeter.

Alors, lorsque quelqu’un vous propose de vous aider, avant d’accepter, demandez-vous toujours si cette personne a les compétences nécessaires pour le faire. Demandez-vous aussi quelles sont ses motivations réelles ; j’ai rencontré très peu de personnes qui étaient prêtes à aider quelqu’un sans rien demander en retour. Et demandez-vous, ou mieux, vérifiez si cette personne est honnête.

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Parfois j’oublie que le site du réseau social Mastodon est mastodon.social. Je tape mécaniquement mastodon.com, et j’arrive sur un site de machines de chantier. J’imagine que pour leur SEO, le taux de rebond sur la page d’accueil doit être terrifiant. Un URL, ça trompe énormément.

Ça m’arrive parfois aussi avec le site de notre outil de CRM. L’URL correct est teamleader.eu, mais je tape parfois teamleader.com par erreur. Là au lieu du merveilleux univers du CRM, je me retrouve sur un site qui vend des uniformes de cheerleaders. Deux sites, deux ambiances.

Et je me souviens d’un de mes anciens clients, le libraire Privat, qui se plaignait que lorsque les clients faisaient une recherche pour trouver leur site, ils tombaient sur le site de Private, une société plutôt spécialisée dans les films, euh, d’étude de la nature humaine.

Il y a enfin les petits blagueurs, qui s’amusent à détourner les erreurs communes. Par exemple, à une époque, lorsqu’on tapait lemnde.fr (ou quelque chose de similaire, je ne me souviens plus très bien), on arrivait sur une page avec un truc d’illuminati au lieu du site du journal.

Sur internet, pourquoi faire un grand chemin pour se perdre alors qu’on peut très bien se tromper au premier tournant ?

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J’étais bien naïf lorsque, en 2008, j’ai créé mon premier compte Twitter. À l’époque, j’en avais entendu parler via un blog américain. Puis, en 2009, je me souviens très bien avoir vu une de mes premières vidéos TED qui montrait une intervention d’un gars nommé Clay Shirky. Il expliquait que Twitter était un formidable outil pour combattre les régimes autoritaires comme la Chine. À l’époque, cette présentation m’avait enthousiasmé. 13 ans plus tard, je me rends compte que j’étais un enfant bien naïf. Finalement, l’histoire de Twitter est une fable qui décrit tous les travers des États-Unis.

  1. Début de la fable : les USA sont le pays du rêve, où tout le monde peut réussir à partir de rien. Regardez Jack Dorsey et Evan Williams qui ont créé Twitter !
  2. Petit oiseau superhéros (étape Clay Shirky) : l’Amérique produit des startups qui portent haut et fort nos valeurs de démocrates : Twitter va libérer le monde de toutes les dictatures et de tous les problèmes.
  3. Petit oiseau cache la poussière sous son nid : tiens, en fait on a oublié qu’on avait des choses pas géniales chez nous. Mais ce n’est pas grave, on est les meilleurs et on peut expliquer au reste du monde ce qui est bon ou pas.
  4. Petit oiseau est en réalité Dark Vador : finalement on trouve qu’une dictature ce ne serait pas si mal chez nous. Je vais donner une liberté totale de parole aux personnes qui sont d’accord avec moi.
  5. Petit oiseau découvre que l’argent est roi : je suis un milliardaire et je vais m’offrir la liberté de la presse.

Et puis à la fin, petit oiseau pète les plombs, va s’acheter un fusil semi-automatique et va essayer de renverser la démocratie. Je vous dis, Twitter est une satire de l’Amérique moderne.

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La semaine dernière, j’ai été témoin d’un bel exemple de conflit inutile dans le train. Une personne était assise dans le train. Une autre personne est arrivée et a demandé à la première de lui céder sa place. La personne refuse « c’est un TER, on peut s’asseoir où on veut ! » La deuxième personne lui répond « non, c’est un TGV, les places sont attribuées ! »

Les deux personnes avaient raison ; le train en question est à la fois un TGV et un TER. Pour les personnes qui vont jusqu’à Paris, la SNCF vend des billets de TGV avec des places attribuées. Pour les personnes qui descendent avant Paris, la SNCF vend des billets de TER avec placement libre. D’où la confusion.

Au final, les deux personnes sont restées sur leur position, sans comprendre qu’elles avaient toutes les deux raison. Mais cela peut nous amener à nous poser la question suivante : combien de fois sommes-nous persuadés d’avoir raison et que l’autre personne a tort, alors que peut-être nous avons tous les deux raison ? Sans prendre un peu de temps pour comprendre la position de l’autre personne, c’est impossible de le savoir.

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