Je n’ai bien sûr pas testé tous les bloqueurs de publicité existants. Cependant, parmi les solutions existantes, il n’y en a qu’une qui revienne systématiquement : uBlock Origin. Attention, pas uBlock tout court, mais uBlock Origin. C’est la seule extension qui soit à la fois répandue et qui ne se fasse pas payer pour laisser passer les pubs « acceptables ».

Plein d’autres solutions, comme AdBlock, AdBlock Plus ou uBlock (tout court) se font payer par les publicitaires comme Google pour laisser passer leurs publicités, et ne sont donc pas réellement efficaces.

uBlock Origin est disponible pour Firefox. Il existe également une version pour Safari pour macOS pré-Mojave, mais malheureusement les nouvelles règles d’Apple empêchent uBlock Origin de fonctionner avec Safari à partir de macOS 10.14 (Mojave). Il existe également pour Chrome, mais Google essaie de détruire uBlock Origin avec des moyens détournés. uBlock Origin est la raison principale pour laquelle Firefox est redevenu mon navigateur par défaut.

Si vous voulez le bloqueur de publicité le plus efficace, une seule solution : uBlock Origin sur Firefox.

Vous connaissez UBER, la société de taxi à la mode. Tout le monde loue son approche de startup digitale disruptive. Pourtant, ce n’est qu’un miroir aux alouettes. C’est le storytelling qu’UBER veut imposer, pour ne pas qu’on regarde la réalité.

Lorsqu’on enlève le strass des mots comme « disruptif », « startup » et « digital », et que l’on considère UBER comme une grosse boîte venue pour conquérir les marchés à n’importe quel prix, on peut regarder les choses telles qu’elles sont. L’insolente réussite d’UBER est due à :

  • Une incroyable machine de relations publiques qui lui a permis d’acquérir une notoriété mondiale gigantesque en très peu de temps. C’est incroyable à quel point nous sous-estimons l’importance de ce point de ce côté de l’Atlantique.
  • Le non-respect contournement des lois existantes pour conquérir des marchés réglementés, accélérant la précarisation des travailleurs.
  • Un énorme apport de capital lui permettant de vendre à perte et casser les prix du marché (en combinaison avec un coût du travail beaucoup moins élevé que pour les sociétés traditionnelles devant respecter la loi).

Que du très classique finalement. Sa réussite, UBER la doit avant tout aux bonnes vieilles méthodes de dumping économique et social, savamment cachées par le vernis de la communication high-tech. Avant UBER, d’autres startups avaient eu la même idée. Mais elles n’ont pas bénéficié de la même couverture médiatique. Elles n’ont pas osé flouer les lois existantes. Elles n’ont pas eu le même apport de capital. Et elles ont disparu.

Face à cela, je ne peux que constater l’échec de l’Europe. Chaque pays européen reste obnubilé par l’idée que « ses » startups doivent réussir. cf. Blablacar, qui est systématiquement présenté comme une success-story de la French Tech (à tort ou à raison, là n’est pas le débat). Les incubateurs en France restent incroyablement franco-français. Ils prétendent révolutionner le monde, mais restent prisonniers des frontières tracées il y a des centaines d’années. Chaque pays a tellement tiré la couverture du marché à lui qu’elle a fini par se déchirer en petits morceaux, et maintenant il n’y a plus de couverture, juste des petits lambeaux qui ne tiennent personne au chaud.

Rien n’est perdu, la beauté de l’esprit startup, c’est qu’il est toujours possible de retourner la situation en adoptant une stratégie plus performante. Les pays ont peur de voir partir la croissance dans les autres pays européens ? Faisons des startups européennes, dont les investissements, taxes et impôts bénéficieront à tous les pays. Idem pour le statut des travailleurs. Faisons de ces travailleurs de vrais travailleurs européens. Impossible ? Bien sûr que non. C’est exactement le genre de statut dont bénéficient les personnes travaillant à la commission et au parlement européen ! Créons un écosystème offrant tous les services nécessaires pour rendre l’accès au marché européen aussi simple que de s’abonner à Netflix. Un écosystème disposant d’une machine de guerre de relations publiques qui aurait la capacité de promouvoir les startups européennes dans tous les pays.

De toute façon, il faut se rendre à l’évidence : soit on se partagera un gâteau européen, soit on finira par se partager rien du tout.

Sur les conseils de mon ami et collègue Ricardo, j’ai lu l’article How to be successful, sur le blog de Sam Altman. Je ne suis pas toujours d’accord à 100 % avec les conseils donnés, mais dans l’ensemble je trouve qu’ils sont bons. Une phrase en particulier a retenu mon attention :

« people have an incredible ability to always match their lifestyle to next year’s salary »

En français : « Les gens ont une capacité incroyable pour calquer leur train de vie sur le salaire de l’année prochaine ».

Un entrepreneur peut avoir beaucoup de défauts. Sauf un. Il ne peut pas être incapable de gérer son argent. Pourquoi ? Parce que c’est l’élément qui va augmenter directement le burn rate du cash disponible. Et quand le cash atteint 0, c’est la mort immédiate de l’entreprise.

Certains entrepreneurs sont très (très très très) doués pour se justifier à eux-mêmes des dépenses totalement inutiles. Invariablement, une fois le cash initial cramé, leur entreprise disparaît. Ce n’est jamais leur faute. Toujours celle du marché. Ou des concurrents. Ou des méchants. Quand il n’y a plus d’argent, ils vont faire le tour jusqu’à trouver quelqu’un qui accepte de leur prêter des sous. Ils recommencent, crament tout et n’apprennent jamais.

Vous voulez réussir ? Commencez par dépenser le moins possible. Vous ne voulez pas faire cet effort ? Ne devenez pas entrepreneur.

Aujourd’hui, je veux apporter une réponse à une question essentielle : si on fait le total des points accumulés lors de chaque épisode, quel fou du volant a gagné le championnat ? La seule chose certaine : comme Satanas et Diabolo finissaient toujours derniers, ils ne peuvent pas avoir gagné le championnat. Mais des autres, qui arrive en tête ?

Tout d’abord, il faut comptabiliser l’ordre d’arrivée des concurrents lors de chaque épisode. Pour cela, deux solutions. La première est de me retaper tous les épisodes. Trop fatigant. La deuxième : utiliser l’info disponible sur Wikipedia. Seules les trois premières places sont disponibles, tant pis, seuls ces résultats seront comptabilisés.

Ensuite il faut se mettre d’accord sur un système de comptage des points. À l’époque du dessin animé, en formule 1 le premier marquait 9 points, le deuxième 6 et le troisième 4. C’est ce système que je vais utiliser.

Voici donc le moment de vérité. Le nom du gagnant du championnat des fous du volant !

Avec 87 points, les champions sont les Frères Tête-dures, Roc et Gravillon, dans la Caraverne.

Vous pouvez télécharger les résultats complets ici.

Si vous trouvez cet article totalement sans intérêt, c’est normal.

… et très probablement se faire botter le cul.

Une association (de personnes, d’entreprises…) ne donne pas automatiquement un meilleur résultat. Pour cela, il faut que l’association :

  • crée une valeur qui n’est pas disponible séparément, ce qui n’est pas le cas ici. Ce n’est que l’addition des offres des trois chaînes.
  • apporte une différenciation forte par rapport à la concurrence. Le simple fait d’avoir une seule plateforme (dont la qualité n’est pas encore connue) n’est pas un argument différenciateur suffisant.
  • crée une taille de marché suffisant pour avoir les moyens financiers de lutter avec des géants mondiaux. Ce n’est pas le cas.
  • donne une raison unique pour que les clients aient envie d’y souscrire. C’est le point le plus crucial, qui fera le succès ou non d’une telle plateforme. Peut-être que TF1, FT et M6 vont créer une série réellement géniale. Ou mettre du contenu passionnant non disponible sur les chaînes classiques. Mais j’en doute.

Si je suis pessimiste, c’est en raison du passif très lourd des acteurs français. Pourtant, lutter contre Netflix est possible. Arte, par exemple, a compris qu’il ne servait à rien de lutter frontalement. La chaîne a fait des choix radicaux dans sa programmation, qui s’adressent à un public cible très différent. Puisqu’elle n’a pas d’argent pour produire des séries, elle va en chercher dans tous les pays européens.

Mais battre Netflix avec Joséphine ange gardien et perdu de recherche ? Non.