Si vous avez un appareil qui résiste au temps et qui conserve son utilité au fil des années, c’est génial. C’est qu’il a été bien conçu… ou qu’il n’y a aucune innovation dans son domaine. Exemple : mes parents ont un aspirateur Nilfisk qui a plus de 40 ans. Je crois qu’il a été fabriqué alors que je n’étais pas encore né. Il fonctionne encore, et il fonctionnera encore après moi. Il est construit comme un tank, en acier inoxydable, et le tuyau est fabriqué dans une sorte de tissu hyper résistant. Mais sa puissance est anémique par rapport aux aspirateurs récents.

Si votre appareil tombe en panne ou casse après quelques utilisations, ce n’est pas de l’obsolescence programmée. C’est juste une grosse merde. Qui ne vous donnera pas envie de racheter un appareil de la même marque. On fabriquait déjà plein de merdes il y a 100 ans. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles parmi les objets de votre quotidien si peu sont anciens. C’est juste que ceux qui ont survécu étaient d’une qualité exceptionnelle et on conservé leur utilité au fil du temps. Les autres ont fini à la poubelle. Exemple : l’aspirateur que j’ai acheté il y a quelque années. Il était léger, performant et sans sac. Mais après un an il tombait déjà en ruine. Les pièces en plastique étaient bien trop fragiles.

Si vous abandonnez un appareil car vous ne l’utilisez plus, c’est de l’obsolescence naturelle. Les objets deviennent obsolètes d’eux-mêmes parce que le monde change. Exemple : le lecteur de DVD. Le pot de chambre. Ces objets deviennent des vieilleries. Libre à vous de continuer à utiliser un pot de chambre parce que vous pensez que les industriels des toilettes complotent contre vous.

Si vous abandonnez un objet parce que vous ne l’aimez plus, c’est de l’obsolescence naturelle. Je m’explique. Lorsque vous jetez un pantalon en bon état parce que la mode a changé, le pantalon a perdu sa fonction de « marqueur social ». Vous changez de pantalon de peur de ne plus avoir la reconnaissance sociale qui y est associée. Oui je sais, c’est con. Si vous utilisez un objet obsolète pour le plaisir c’est de la nostalgie.

Si vous abandonnez un objet parce que il y en a un nouveau mieux plus super qui est sorti, c’est de l’obsolescence naturelle. Exemple : l’iPhone. Freiner ce genre d’obsolescence, c’est ralentir le progrès. Ça n’a aucun sens. Tôt ou tard un concurrent innovera et passera devant. La nature a horreur du statu quo.

Si vous jetez un objet parce qu’il a perdu son utilité de lui-même au fil du temps, c’est de l’obsolescence naturelle. Exemple : les produits frais.

Si vous abandonnez un objet parce qu’il ne fonctionne plus à cause d’une durée de vie volontairement limitée par le fabricant alors c’est de l’obsolescence programmée. Exemple : les cartouches d’encre de certaines imprimantes, qui contiennent encore de l’encre parfaitement fonctionnelle mais que l’imprimante refuse d’utiliser sous prétexte qu’elle a dépassé une date limite.

Ironie de l’histoire, Nous sommes le meilleur exemple d’obsolescence programmée. Sans notre espérance de vie limitée inséparable du processus d’évolution des espèces nous serions toujours des trucs barbotants dans une grande mare. Et nous ne serions pas en train de nous demander si l’iPhone machin est mieux que le Galaxy truc.

La véritable obsolescence programmée est plus rare que ce que l’on croit. En général ce qu’on prend comme une volonté de « saboter » les objets tient plutôt d’une volonté de réduire au maximum le coût de production et donc de faire les pièces qui coûtent le moins cher possible, quitte à les rendre plus fragiles. Cela vient aussi d’erreurs des ingénieurs qui conçoivent des appareils avec des pièces trop faibles pour supporter l’effort demandé. Concevoir un excellent appareil prend du temps et est très difficile. Par contre pas de pitié pour les industriels qui limitent artificiellement la durée de vie de leur produit.

Si j’ai écrit ce billet c’est parce que on arrive aujourd’hui à des situations paradoxales. Par exemple certains fabricants de smartphones (alias mobiles multifonctions si vous avez du temps à perdre) ne proposent aucune mise à jour de leurs appareils après leur fabrication. À l’inverse Apple est le fabricant qui offre les mises à jour régulières les plus longues et les plus fiables de l’industrie, y compris pour des modèles d’iPhone datant d’il y a plusieurs années. On a donc d’un côté des fabricants qui n’offrent aucune mise à jour pour garantir l’avenir de leurs terminaux ; rapidement ces smartphones se retrouvent exposés aux dernières failles de sécurité et incapables de faire tourner les nouvelles versions des Apps. De l’autre côté on a un fabricant qui assure les mises à jour régulières de ses appareils pendant des années, les protégeant contre les dernières failles de sécurité et offrant pratiquement toutes les dernières évolutions. Pourtant des associations et même de nombreux « journalistes » tapent sur Apple sans prendre le temps de réfléchir sur ce qui se passe chez les autres fabricants de smartphones.

Je ne veux pas faire non plus l’apologie d’Apple, qui n’est pas exempte de reproches. Il y a le problème du ralentissement des téléphones lié au vieillissement des batteries. La façon dont Apple a procédé, en douce, est impardonnable. Et il y a un autre point qui sème le doute : même avant l’introduction du ralentissement pour préserver la batterie, les iPhones avaient tendance à ralentir au fil des nouvelles versions du système. Même si je crois qu’il s’agit plus d’une conséquence inévitable liée à la complexification du système plus que d’une volonté délibérée de ralentir les terminaux, maintenant que la controverse est lancée Apple doit faire un effort de ce côté et garantir une excellente expérience utilisateur sur les anciens modèles d’iPhone. Et oui, je trouve que le prix des iPhones est trop élevé ; si je devais acheter un appareil aujourd’hui je prendrais un iPhone SE (ou son remplaçant) plutôt qu’un 6s 16GB, simplement parce que je trouve que mettre autant d’argent dans un smartphone n’est pas raisonnable.

Mais sérieux, les journalistes, les associations, regardez du côté des produits des concurrents. Faites une étude comparative sérieuse. Allez, je vous donne quelques critères significatifs :

  • Autonomie du téléphone après 1 an
  • Niveau de « réparabilité » de l’appareil, tel qu’évalué par exemple par iFixIt
  • Nombre de problèmes par téléphone
  • Durée de vie totale (car beaucoup d’iPhones ont une seconde vie après leur premier propriétaire !)
  • Nombre de mises à jour reçues après la commercialisation
  • Efforts de recyclage des produits
  • Mesures pour vérifier les conditions des employés dans les usines

Vous verrez qu’Apple n’est pas un bon élève partout. Mais vous verrez aussi que Apple n’est probablement pas le plus mauvais des fabricants de smartphones.

Lorsqu’on présente, il y a deux types de mouvements. Il y a les mouvements que l’on fait avec intention, qui sont cohérents avec notre posture et notre discours. Et il y a les mouvements involontaires, qui sont une action de dérivation pour gérer notre stress, et qui parasitent la communication. Un de ces mouvements parasites est le « piétinement ». Le présentateur bouge sur place, il se balance d’un pied sur l’autre, d’avant en arrière. Il bouge sans arrêt, mais sans jamais aller nulle part. Je vais vous expliquer aujourd’hui un exercice très simple pour résoudre ce problème.

Avant tout, il faut se rendre compte que l’on a ce problème. En effet de nombreux orateurs ne sont même pas conscients qu’il bougent sans cesse sur place. La première action est donc de vous filmer pendant quelques minutes avec la caméra de votre smartphone ou autre, puis de vérifier comment vous vous déplacez. Si vous bougez sur place, je vous conseille de faire l’exercice suivant, tout simple et ludique.

Achetez un journal traditionnel, avec les grandes pages non attachées, style Le Monde. Non seulement vous allez soutenir la presse, mais en plus nous allons en avoir besoin pour l’exercice. Prenez quelques pages et utilisez-les pour recouvrir le sol là où vous vous tenez pour présenter. Maintenant, placez-vous sur les feuilles de journal, et entraînez-vous à parler. Dès que vous allez bouger vous allez entendre le bruit du journal sous vos pieds, ce qui va vous forcer à vous stabiliser !

Cet exercice ludique va vous aider à vous débarrasser des déplacements involontaires. N’hésitez pas à continuer à pratiquer les déplacements volontaires, cohérents pour augmenter votre présence sur scène. N’oubliez pas non plus de travailler le regard, qui est un point d’ancrage très important.

C’est parfois difficile de savoir exactement quelles sont les applications que l’on utilise le plus souvent. Cependant depuis le milieu de l’année dernière j’utilise Timing (voir en position 9) pour suivre exactement le nombre d’heures à facturer à mes clients. Je peux donc vous donner avec assez de précision le top 20 des applications Mac que j’ai le plus utilisé entre juillet et décembre 2017, la numéro 1 étant la plus utilisée.

20. Skype. La statistique est un peu faussée car Skype fonctionne souvent en arrière-plan et j’ai un document ou une page web ouverte au premier plan. Le temps est donc compté pour la page web ou le document. Cependant Skype reste effectivement l’application de vidéoconférence que j’utilise le plus, car pratiquement tout le monde sait s’en servir.

19. S-Gear. C’est l’ampli virtuel que j’utilise lorsque je joue de la guitare électrique. Jouant assez peu, je suis étonné qu’elle apparaisse dans le top 20.

18. Espresso. L’éditeur de sites que j’utilise pour éditer le code des sites web, principalement pierremorsa.com et ideasonstage.com.

17. iTunes. Comme Skype, iTunes fonctionne en tâche de fond et son utilisation est forcément sous-estimée. Sinon je pense que ce serait l’application numéro 1 de la liste.

16. Microsoft Word. Word reste le traitement de texte de référence pour échanger des documents avec mes clients. Mais je préfère nettement utiliser une application légère comme IA Writer pour écrire (voir position 3).

15. FileMaker Pro. Principalement pour gérer la base de données de mon entreprise. Cependant FileMaker Pro commence à montrer son âge, et c’est vrai que depuis le début de la société des solutions de CRM Web abordables sont apparues. De plus la nouvelle politique de licences de Filemaker ne me plaît pas du tout.

14. Calendar. Pour gérer mes rendez-vous. J’ai utilisé Fantastical un moment, mais j’ai été découragé par le prix de la mise à jour vers la version 2.

13. Affinity Designer. Ce programme me sert à créer des documents à imprimer ou des infographies lorsque je ne peux pas les créer directement dans PowerPoint. La seule fonctionnalité qui me manque par rapport à Illustrator est la possibilité de définir un calque pour imprimer du « blanc de soutien ».

12. Affinity Photo. Complément parfait d’Affinity Designer, je m’en sers pour détourer les photos et effectuer des retouches ou des montages.

11. Keynote. Si PowerPoint est l’application que j’utilise pour créer des présentations pour mes clients, mes propres présentations sont encore sous Keynote pour des raisons historiques. Cependant vu la direction prise par Apple j’utilise de moins en moins Keynote.

10. Slack. Pour communiquer avec le reste de mon équipe. (J’ai compté le temps total passé sur Slack, App + Safari).

9. Timing. C’est l’application de suivi du temps passé qui me permet de connaître exactement le temps passé sur une tâche à facturer à un client. Et accessoirement celle qui me permet de vous donner ces statistiques.

8. Script Debugger. Le meilleur éditeur AppleScript de la planète !

7. Mail. Au fil des années j’ai essayé des tas de clients email différents, mais je reviens toujours à Apple Mail. J’y ai cependant ajouté le plugin « Mail Act-On » qui me permet de créer des modèles d’email, des raccourcis et de fixer une heure d’envoi pour les emails.

6. OmniFocus. Le gestionnaire de tâches à la sauce GTD que j’utilise depuis plusieurs années.

5. Keyboard Maestro. Le programme qui me sert à automatiser les tâches répétitives.

4. Finder. Pour gérer les fichiers. Probablement l’application la plus emblématique du manque de véritable intérêt d’Apple pour le Mac. Si vous regardez le Finder de Mac OS X 1.0 et le Finder de macOS High Sierra, vous verrez à quel point il y a eu peu de progrès de l’interface. Fixer la taille des colonnes est toujours aussi bordélique. Les utilisateurs lambda sont toujours aussi perdus dans la hiérarchie des éléments.

3. IA Writer. C’est le programme que j’utilise pour écrire, en particulier les articles de ce blog. Il est simple et sans fioritures, et c’est exactement ce que j’apprécie.

2. Microsoft PowerPoint. Par la force de mon métier, c’est le programme que j’utilise tout le temps.

1. Safari. De nos jours, qu’est-ce qu’on ne fait pas dans un browser ?

Je n’ai volontairement pas donné de liens directs vers les sites des éditeurs car je ne voulais pas que cela ressemble à une incitation à l’achat, ce n’est pas l’objectif. Je veux également donner une mention honorable à certains programmes qui n’apparaissent pas dans cette liste car ils sont soit automatisés, soit en tâche de fond, mais je les utilise tous les jours :

Amphetamine. Un petit programme qui empêche le Mac de passer en veille ou d’éteindre l’écran. Très pratique lorsqu’on présente.

Fake. C’est un browser web basé sur Webkit comme Safari, mais qui permet d’automatiser certaines actions.

Chronosync. Le programme qui me sert à sauvegarder mes données en plus de Time Machine. Fiable, puissant mais parfois un peu compliqué à configurer.

Little Snitch. Le meilleur firewall pour Mac.

Cryptomator. Pour ajouter une couche de sécurité aux documents sauvegardés dans le Cloud.

Viscosity. Un programme qui gère OpenVPN.

Quicksilver. Le lanceur d’applications que j’utilise depuis très, très longtemps. Je me suis habitué à son fonctionnement particulier depuis sa toute première version. J’ai essayé Launchbar et Alfred, mais je suis toujours revenu à Quicksilver.

Dans cette deuxième partie nous allons voir comment configurer Netlify pour servir les pages du site. Si vous ne l’avez pas lue je vous conseille de démarrer par la partie 1 de l’article qui explique comment déplacer le code du site dans Github.

Le truc génial avec Netlify, c’est qu’il s’occupe de faire tout ce qui est généralement bien pénible à configurer :

  • Il va être le serveur web des pages
  • Il est CDN (Content Distributed Network) pour accélérer la performance du site, et prend entièrement à sa charge la gestion du rafraîchissement du cache. Fini les arrachages de cheveux parce que le cache ne s’est pas mis à jour correctement.
  • Il offre un DNS très rapide pour réduire la latence de connexion.
  • Il gère le https pour vous (si vous le souhaitez), et force la redirection de http vers https.

Pour pas un roro, c’est déjà super. Mais si en plus je vous dis que Netlify :

  • Compile automatiquement le site hugo pour vous à partir du repository Github
  • Déploie automatiquement la branche compilée
  • Permet de tester autant de branches alternatives (versions de test ou versions futures par exemple) que souhaité
  • Permet de faire du A/B testing automatiquement
  • Permet de faire un rollback (retour en arrière) simplement en cas de catastrophe.
  • Offre un système de gestion de contenu hyper rapide (CMS).

Et tout ça toujours pour zéro roros ? Elle est pas belle la vie ?

Configurer Netlify

C’est bien beau tout ça, mais du coup ça doit sûrement être compliqué de tout paramétrer. Ben non. La magie de Netlify c’est que tout reste super simple.

Créer un compte Netlify

Pour créer un compte Netlify, identifiez-vous avec votre compte Github.

Netlify Signin Github

Pourquoi avec votre compte Github ? Parce que… Netlify va automatiquement vous proposer les différents projets que vous avez stockés sur Github. Donnez l’autorisation à Netlify d’accéder à votre compte Github. Voilà, vous venez de configurer votre compte Netlify.

Netlify Authorize Github

Ajouter son site Hugo sur Netlify

Pour ajouter un site commençons par cliquer sur le bouton « New site from Git ».

Netlify New Site From Git

Ensuite, il faut choisir « Github » (ou une des autres options si votre code est hébergé chez GitLab ou un autre).

Netlify Create A New Site From Github

Il faut de nouveau autoriser Netlify à accéder aux repositories GitHub.

Netlify Github Additional Permissions

Sélectionnez alors le repository qui contient le code de votre site, dans mon cas « www.testtoto.com ».

Netlify New Site Choose

Il ne reste désormais plus que quelques informations à fournir :

  • Vous pouvez normalement laisser le nom de la branche à déployer à « master » (comme expliqué dans l’article précédent, c’est le nom par défaut de la version « validée »).
  • La « Build command » est simplement… hugo
  • Le nom du répertoire de publication est public

Une fois ces informations renseignées, vous pouvez cliquer sur « Deploy Site ». En général la compilation et publication d’un site prend entre quelques secondes et quelques minutes maximum.

Netlify New Site Added

Netlify attribue automatiquement un URL au nouveau site qu’il gère. Dans mon exemple cet URL est http://eager-hugle-1657a8.netlify.com - Le site est désormais accessible directement à cet URL, mais il ne vous convient certainement pas. Nous allons donc maintenant passer aux étapes 2 et 3 : la configuration d’un nom de domaine personnalisé et du https.

Configurer le nom de domaine

Mon nom de domaine est pierremorsa.com, et je l’ai acheté il y a un bout de temps… Pour le configurer, il y a deux solutions :

  • Modifier les informations du DNS existant pour pointer vers les serveurs de Netlify.
  • Ou utiliser les serveurs DNS de Netlify.

Je ne vais décrire ici que la deuxième option, utiliser les serveurs DNS de Netlify. Ils se vantent d’avoir les serveurs DNS les plus rapides du monde. J’ignore si c’est vrai.

Cette opération est rendue la plus simple possible par Netlify, mais elle reste malgré tout assez délicate, et parfois un peu déroutante, car il y a un temps de latence entre le moment où l’on demande la modification des paramètres d’un DNS et le moment où ces changements deviennent effectifs partout dans le monde. C’est une opération à faire le moins souvent possible.

Cliquez sur « Set up a custom domain ». Si vous avez loupé cet écran, cliquez simplement sur « Domain settings » → Domain management → Domains et cela reviendra au même.

Netlify Add Custom Domain

Cliquez ensuite sur « Add custom domain », entrez le nom de votre domaine, puis sur Save.

Netlify Add Custom Domain 2

À ce niveau, vous allez probablement avoir une erreur. Cliquez sur le message « Check DNS configuration ». Cliquez alors sur « Set up Netlify DNS for votredomaine.com ».

Netlify Setup Dns

Dans l’écran qui apparaît, cliquez sur Create DNS zone.

Netlify Create Dns Zone

Netlify crée alors les données de base pour le DNS, mais vous pouvez allez avoir besoin d’ajouter des infos manuellement. Encore une fois, c’est la partie la plus « compliquée » du processus car chaque cas est différent. Par exemple si vous avez un service d’email lié à votre nom de domaine (dans mon exemple email@testtoto.com) vous devrez configurer correctement les données DNS de votre service d’email sinon vos emails vont se perdre dans la nature.

Une fois cette étape effectuée, allez sur le service chez qui vous avez enregistré votre nom de domaine, et modifiez les serveurs DNS actuels par ceux de Netlify.

Une fois cette étape terminée, et une fois que les serveurs DNS dans le monde se seront mis à jour, votre site Hugo www.votresite.com sera servi par Netlify hyper rapidement ! Il ne vous restera plus qu’à activer le https pour que tout soit parfait ; l’opération étant très simple, je ne la détaillerai pas ici.

Dans cette première partie je vous propose un tutoriel pas à pas pour créer le fichier netlify.toml, et héberger le code du site sur Github.

Ce blog est une sorte de cobaye. Je lui fais subir des tas d’expériences lorsque je veux tester ce que cela donne. À l’origine c’était une simple page web, puis il a migré sur Joomla un des premiers « CMS » 100% Web, puis sur Wordpress qui était et est encore la solution préférée de beaucoup de sites. Fatigué des problèmes à répétition de WordPress (sécurité, mise à jour des plugins, etc.) j’ai fini par migrer en 2016 vers un site statique généré par le génial Hugo.

Jusqu’il y a peu ce blog était encore chez un hébergeur classique, mais depuis la semaine dernière il tourne avec le couple Github + Netlify. Github stocke tout le contenu et tout le « code » du site (à mon sens ce n’est pas vraiment du code car ça n’exécute rien, mais plutôt des données structurées), et Netlify sert les pages depuis son CDN. À en croire ce test, le résultat en termes de performances me semble plutôt probant :

Testmysite Pierremorsa Com

Évidemment ce test risque de ne pas être 100% impartial vu qu’il est proposé depuis le site de Netlify. Cependant mon autre site Ideas on Stage a un score presque parfait alors qu’il n’est pas hébergé par Netlify mais par le tandem Dreamhost + Cloudflare, donc je crois à une certaine objectivité.

Je dois dire que je suis très impressionné par Netlify. Son avantage ce n’est pas que la rapidité. C’est aussi tous les outils qui vont autour. En tandem avec Github, il est possible de tester autant de branches différentes que l’on veut (une branche, c’est un peu comme une « version alternative d’un site»). Il est également possible de faire un « rollback », autrement dit de revenir simplement à la version précédente du site en cas de problème. En utilisant un webhook déclenché depuis Zapier j’ai même pu automatiser la publication des nouveaux articles à intervalles réguliers, ce qui était plus difficile à faire avec mon système précédent.

Le seul désavantage c’est que je n’ai plus du tout de statistiques, car je n’avais que les chiffres collectés par défaut par mon hébergeur. C’est facile à résoudre en intégrant Google Analytics, mais ce blog étant garanti 100% sans JavaScript je ne l’utiliserai pas, et pour moi ce n’est pas gênant.

Coût total de l’hébergement avec cette solution : 0€. Oui c’est assez dingue, ça ne coûte rien pour les versions de base. la seule partie qui reste payante est le nom de domaine.

Ci-dessous vous trouverez la procédure que j’ai suivie pour migrer ce blog vers Github + Netlify. Je l’ai réalisé depuis un Mac, mais c’est très similaire depuis n’importe quel autre système. Pour suivre ce tutoriel il vaut mieux :

  • Savoir vous servir un peu du terminal
  • Comprendre les notions Github de « commit », « branch », « pull » et « push »
  • Comprendre comment un DNS fonctionne

Créez un fichier netlify.toml

À la racine du site, dans le même répertoire que celui qui contient déjà config.toml il faut ajouter un fichier nommé netlify.toml, qui contiendra les versions de Hugo à utiliser par Netlify pour compiler le site. Voici le contenu de mon fichier netlify.toml :

[context.production.environment]
  HUGO_VERSION = "0.31"
  
[context.deploy-preview.environment]
  HUGO_VERSION = "0.31"

Pour les total flemmards vous pouvez télécharger directement le fichier ici

Mettez le code du blog sur Github

Si vous ne connaissez pas du tout Github, à la base c’est une solution pour gérer différentes versions d’un « répertoire ». C’est très utile pour les développeurs, qui peuvent ainsi garder une version stable de leur code et en parallèle travailler sur des nouvelles versions sans devoir tout dupliquer. Qui peut le plus peut le moins. Github peut servir à « versionner » des répertoires de documents, et dans notre cas le code source d’un site.

Créez un compte Github

Je ne vais pas expliquer cette partie, il suffit d’aller sur github.com et de se créer un compte, c’est à la portée du premier utilisateur de Facebook venu. Si comme pour moi laisser le code source de votre site accessible à tous n’est pas un souci, vous pouvez créer un compte gratuit, sinon il faudra payer 7$ par mois pour avoir un repository privé. Gardez bien le nom d’utilisateur et le mot de passe car nous allons en avoir besoin.

Si vous ne connaissez pas le fonctionnement de Github je vous conseille de lire le guide de démarrage car ce n’est pas forcément intuitif, surtout si vous n’avez jamais fait de développement.

Par contre pas besoin de démarrer un nouveau projet, car nous allons utiliser le répertoire existant sur votre ordi.

Initialisez le « repository » Github

À partir du terminal, allez dans le répertoire qui contient le code du site. Par exemple ~/Sites/Hugo/www.testtoto.com/

Une fois dans le bon répertoire tapez la commande suivante pour initialiser le répertoire Github :

git init

Vous devriez avoir un message du genre

Initialized empty Git repository in ~/Sites/Hugo/www.testtoto.com/.git/

Voilà, c’est tout, on pourrait tout faire depuis la ligne de commande en tapant des tas de trucs qui font intelligent mais ça me casse les pieds. Je vais donc utiliser le client Github Desktop pour la suite.

Téléchargez et installez Github Desktop.

Pour ce faire cliquez sur le lien ci-dessous :

Github Desktop

Une fois installé, lancez Github Desktop, et utilisez votre nom d’utilisateur et mot de passe pour vous connecter à votre compte Github.

Ajoutez votre répertoire git local à Github Desktop

Si l’application ne vous le propose pas par défaut commencez par ajouter votre repository :

File → Add Local Repository...

Github Add Local Repository

Attention : avant de lancer la copie de vos fichiers vers Github, vérifiez qu’il n’y a pas d’autres répertoires .git cachés dans les sous-répertoires, en particulier dans les répertoires des thèmes, sinon vous risquez d’avoir des erreurs.

Voilà, normalement la barre du haut doit ressembler à ça : Github Desktop Top Bar

Si nécessaire faites un commit de tous les changements sur la branche master (par défaut master est la branche principale de votre projet, celle qui fait office de référence pour la version « stable » de votre code). L’opération de commit « officialise » les changements, cela signifie, « c’est bon ces changements sont validés et peuvent être publiés ».

Github Commit Hugo Repository

Il suffit maintenant de cliquer sur le bouton Publish repository et tous les fichiers locaux vont être copiés vers Github.

Github Publish Hugo Repository

L’avantage est que vous pouvez désormais synchroniser vos modifications locales et en ligne (dans le clllowwd comme on dit). Cependant pour se faire il faut bien comprendre les notions de « branch » et « commit » sinon vous risquez de galérer. J’essaierai de prendre le temps de les expliquer plus en détail dans un autre billet. Pour la suite du tutoriel je vais prendre l’hypothèse que vous modifiez les fichiers uniquement depuis le répertoire local.

Votre site est désormais sur GitHub. Si vous rafraîchissez la page vous devriez le voir apparaître dans la liste des repositories.

Github Your Hugo Repository

Vous bénéficiez désormais de la gestion des versions, qui est la raison d’être de git. Dans la partie 2 nous allons voir comment configurer Netlify pour automatiser le déploiement du site et servir les pages aux visiteurs.

Révisions :

  • 2017-12-21 : amélioration de l’explication de certaines étapes en particulier pour Github.