Utiliser une souris et une tablette graphique en même temps

Si vous utilisez un ordinateur régulièrement depuis plusieurs années, il y a de fortes chances pour que vous ayez développé des douleurs dans les mains. Celles-ci n’ont en effet pas été conçues pour taper sur un clavier et manipuler une souris ou un trackpad plusieurs heures par jour.

J’ai déjà expliqué être passé à un bureau debout et à la disposition clavier BÉPO pour réduire les douleurs articulaires, et ce sont des solutions efficaces quoique assez extrême. Mais ce n’était pas suffisant pour résoudre tous mes problèmes de douleur dans les articulations ; il fallait encore trouver une solution pour la souris. Ne faisant pas les choses à moitié, car une demi-souris c’est pas très pratique, j’ai donc opté pour une solution originale. J’utilise encore une souris, mais de la main gauche au lieu de la main droite. Au début c’est très compliqué, on rate les éléments d’interface, on clique sur le mauvais bouton, mais petit à petit on s’y fait. Mais surtout, en combinaison avec la souris, j’utilise une tablette graphique Wacom de taille moyenne (surface utile d’environ une feuille A5) de la main droite (je précise Wacom, parce que d’une part c’est pratiquement la seule marque qui fabrique ce genre de périphérique).

Combiner souris + tablette graphique présente le gros avantage de bénéficier des qualités uniques de chacun de ces appareils. La tablette Wacom est sans égale pour dessiner, pour retoucher une image ou pour réaliser de grands mouvements précis d’un bout à l’autre de l’écran. La souris, elle, présente l’avantage de pouvoir faire des ajustements pixel par pixel plus facilement que la tablette. En effet, avec la tablette graphique, lorsqu’on relève la pointe du stylet de la tablette il arrive que le curseur « dérape » d’un ou deux pixels, réduisant à néant les efforts d’alignement. De par sa conception la souris n’a pas ce problème. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il m’arrive souvent d’utiliser les deux en même temps. La tablette Wacom pour faire des déplacements rapides à un autre point de l’écran et les retouches, et la souris pour réaliser des alignements précis. C’est devenu complètement naturel. D’autres personnes utilisent tablette et souris, mais l’originalité de mon système vient de l’utilisation simultanée d’un périphérique main gauche et main droite.

Au niveau purement articulaire, mes doigts me disent merci. D’une part la position du stylet de la tablette graphique est bien plus ergonomique que la souris. Et d’autre part, comme je répartis les efforts mécaniques entre deux périphériques, chaque main est moins sollicitée.

Cette solution me convient, mais est liée à mon utilisation très particulière de l’ordinateur, principalement PowerPoint et un peu d’illustration. En matière d’ergonomie, s’il y a une chose dont je suis convaincu, c’est que pour faire disparaître les douleurs, chaque petit détail compte : la posture du corps, les périphériques employés, leur disposition, la hauteur du bureau, etc. Chaque personne est différente, et une solution unique ne peut convenir à tous.

Je hais les diagrammes polaires

Regardez ces deux diagrammes.

Diagrammes polaires

Ils ont un aspect complètement différent. En réalité ce sont exactement les mêmes données.

Comment est-ce possible ? Parce que ce sont des diagrammes de type “polaires” qui relient entre eux des données sans aucun lien direct. Selon la disposition des données, l’aspect du diagramme va complètement changer.

Alors bien sûr on peut avoir le même problème si on change l’ordre des catégories dans un diagramme en barres, mais le mal est moindre ; cela ne change pas la forme de chaque catégorie.

Mon avis ? Éviter si possible les diagrammes polaires et préférer des diagrammes sous forme de barres horizontales. Ils sont peut-être moins originaux mais ils n’engendrent pas les mêmes erreurs d’interprétation.

7 idées pour rendre l'iPad réellement utile

Suite au vol de mon MacBook Pro Retina dans le train en 2015, j’ai décidé de voyager avec des gadgets moins chers lorsque c’est possible. Disposant déjà d’un iPad Mini, je l’ai naturellement choisi comme alternative ultra-nomade. Mais je me suis vite rendu compte de la dure réalité : beaucoup de tâches me prennent deux, trois, dix fois plus de temps sur l’iPad, voire sont simplement impossibles. Pour certaines tâches, c’est normal. Je ne me suis jamais attendu à pouvoir créer une présentation PowerPoint efficacement sur iPad. Mais pour d’autres tâches le problème est lié aux contraintes imposées par Apple. Par exemple copier un fichier de l’iPad vers une clé USB est tout simplement impossible sans l’achat d’une clé spéciale.

Après deux ans d’utilisation de l’iPad en tant qu’outil de productivité, voici à mon avis sept choses qui doivent être améliorées sur l’iPad pour le rendre réellement productif au jour le jour.

  1. Mettre un port USB C. Lightning c’est peut-être cool, mais impossible de connecter une clé USB pour donner un fichier à un client. Même pas possible d’échanger simplement un fichier entre iPad et MacBook dernière génération !!! Bien sûr l’USB C n’est pas encore très répandu, mais il va devenir la norme dans les années qui viennent.
  2. Faire vraiment fonctionner les claviers externes. À l’heure actuelle impossible d’utiliser la disposition BÉPO avec un clavier externe, les dispositions clavier non standard n’étant pas prises en compte (par exemple sur Mac il est possible d’utiliser la disposition BÉPO avec un clavier AZERTY, QWERTY ou SZRBOTJ, peu importe, la disposition logique étant indépendante de la disposition physique des touches).
  3. Intégrer un Finder (ou équivalent). Ne pas pouvoir organiser ses fichiers en dossiers par projet est tout simplement idiot pour les professionnels. Pour l’instant j’utilise Dropbox et Onedrive pour pallier à ce manque, mais je préférerais une solution native.
  4. Arrêter le racket sur les adaptateurs. Plus de 60€ pour un adaptateur Lightning - VGA, ça suffit.
  5. Généraliser l’affichage côte à côte de deux applications. Pour l’instant cela ne fonctionne qu’avec certaines applications.
  6. Autoriser le glisser-déposer d’une application à une autre. Ce geste tout simple et naturel sur Mac ne fonctionne pas sur iPad.
  7. Et surtout : autoriser l’utilisation d’une souris ou d’un trackpad (!!!) - Ça a l’air d’être complètement idiot comme idée, mais réfléchissez bien, l’utilisation d’une souris comme alternative au doigt sur l’iPad permettrait de gagner grandement en précision et en productivité. Imaginez simplement sélectionner du texte avec une souris au lieu du doigt ! Même des programmes comme Excel ou PowerPoint deviendraient agréables à utiliser sur iPad. Même pas besoin d’adapter l’interface tactile, celle-ci étant parfaitement adaptée à la souris (l’inverse n’étant pas vrai, une interface conçue pour la souris est quasi inutilisable en tactile).

En faisant cette liste je me rends compte au final qu’il n’en faut pas beaucoup pour éliminer les principales contraintes de l’iPad, mais Apple étant Apple, je doute qu’ils fassent les changements réellement utiles. En attendant j’ai craqué et j’ai repris mon Mac pour les voyages.

Au risque de me répéter, je répète qu'il faut répéter (sa présentation)

Il y a trois semaines avait lieu TEDxIÉSEGLille. J’ai apprécié chacune des trois éditions de cet événement organisé par les étudiants de l’IÉSEG Lille, et je suis chaque année impressionné par le dynamisme de l’équipe et la qualité des intervenants.

Mais si je reviens sur TEDXIÉSEGLille c’est parce que cet événement a une fois encore confirmé l’évidence : les meilleurs intervenants combinent toujours fond, forme et préparation. Fond, forme et préparation. Oui, pré-pa-ra-tion. Rien à faire, les intervenants qui n’avaient pas fait de répétitions de qualité auparavant partaient avec une longueur de retard.

Une bonne préparation couvre tous les éléments d’une bonne présentation :

  • La préparation de l’histoire, que ce soit sous forme de texte complet ou simplement sous forme de liste des points les plus importants.
  • La préparation des visuels adéquats, en particulier les slides.
  • La préparation de l’orateur, avec des répétitions dans des conditions les plus proches possibles des conditions réelles. Par exemple, simplement lire son texte n’est pas une bonne répétition. Lire son texte à haute voix est déjà mieux pour entendre comment il sonne, mais ce n’est pas du tout suffisant. Répéter devant d’autres personnes et se filmer, c’est déjà beaucoup mieux. Répéter sur scène avec un micro et les spots dans la figure, c’est l’idéal.

N’oubliez pas qu’il faut répéter plusieurs fois pour éviter le paradoxe de la répétition !

Certains intervenants qui prennent la parole en public régulièrement peuvent bien s’en sortir malgré tout, l’expérience compensant le manque de préparation. Mais au lieu d’êtres très bons ces intervenants pourraient être exceptionnels s’ils se donnaient la peine de vraiment préparer leur intervention. La préparation, c’est ce qui fait la différence entre un bon conférencier lambda et un Hans Rösling.

Apple préparerait une nouvelle gamme de Mac

Apple s’apprêterait à lancer une nouvelle gamme de Mac pour combler les vides laissé en entrée, milieu et haut de gamme. Cette gamme aurait été conçue tout particulièrement pour adresser les griefs souvent énoncés par les internautes dans les commentaires des sites et sur les forums spécialisés. Comme pour le dernier modèle d’iPad qui est devenu plus épais pour répondre aux critiques, Cupertino compte bien redresser la situation et arrêter de faire des ordinateurs trop fins, trop design ou intégrant les dernières évolutions de la norme USB. C’est pourquoi le nouveau boîtier s’inspirerait de la taille et des lignes d’un panier à linge dont le design aurait particulièrement plu à Jony Ive. La connectique serait très riche, avec un port USB-C, un USB 3, un Thunderbolt 3, un Thunderbolt 2, Un DisplayPort, un mini DisplayPort, un FireWire 800, un FireWire 400, un port série, un port parallèle, un port SCSI, un port VGA un port d’attache et un port ADB. L’abandon de la prise casque serait par contre confirmé, comme sur l’iPhone.

Tim Cook serait très impliqué dans la mise au point des nouvelles machines. Face aux hésitations de l’agence de publicité il aurait lui-même choisi le nom de la nouvelle lignée : Ferporma. 5to9Mac parle d’un choix de couleur très osé, brun très clair au nom évocateur de sand white, couleur connue au siècle dernier sous le nom de beige. Faisant preuve d’un courage incroyable, Tim aurait rejeté l’idée d’Angela d’ajouter un motif de lignes blanches, noires et rouges formant des carreaux. La coque ferait la part belle aux plastiques nobles pour ce qui serait le meilleur Mac Ferporma jamais conçu.

Certains analystes particulièrement attentifs aux volumes de lecteurs de CD-ROM commandés par la firme à la pomme depuis janvier tablent sur une disponibilité des Mac Ferporma au cinquième trimestre de cette année.

Voilà pas . fr

Note : je suis admiratif devant le courage et l’abnégation de ces journalistes qui font des carrières entières à écrire des articles au conditionnel. C’est vraiment chiant.