Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

Pendant le confinement, comme beaucoup de parents, nous avons reçu les devoirs pour nos enfants chaque jour. La routine était toujours la même : se connecter sur École Directe, télécharger la liste des devoirs et les pièces jointes, parfois nombreuses, faire les devoirs, les scanner puis les envoyer au professeur.

Pour me simplifier un peu la vie, j’ai décidé d’adopter un classement des documents assez simple : un dossier par jour, avec un sous-dossier « In » pour les documents reçus du professeur, et un sous-dossier « Out » pour les devoirs scannés à envoyer. Devant répéter cette action quatre fois par semaine, il était logique de créer une macro pour le faire automatiquement pour moi. Comme souvent, j’ai utilisé Keyboard Maestro, qui est à mon avis la solution la plus simple pour cela.

Voici la macro. Pas besoin de la recréer, vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien. Il faudra changer la variable « zeBasePath » avec le chemin vers votre dossier de base (celui dans lequel le dossier par date sera créé). Il faut que zeBasePath finisse avec un /. Vous pouvez utiliser le raccourci ~ pour indiquer votre dossier utilisateur. Pour déclencher la macro, je l’ai mise dans une palette dans le Finder.

Pour utiliser cette macro :

  • Sélectionnez dans le Finder les documents que vous voulez automatiquement placer dans le nouveau dossier In.
  • Déclenchez la macro, par exemple avec un raccourci clavier ou à partir d’une palette Keyboard Maestro.
  • La macro va alors vous demander de confirmer la date du dossier à créer, elle va créer le dossier et les sous-dossiers, puis elle va déplacer tous les documents que vous avez sélectionnés dans le Finder dans le sous-dossier « In » nouvellement créé.
  • Enfin, la macro ouvrira automatiquement le nouveau dossier dans le Finder. Et voilà !

Macro Dossiers Devoirs

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« C’est compliqué… »

C’est une réponse que détestent de nombreuses personnes. C’est une réponse que de nombreux dirigeants ne veulent pas entendre. C’est une réponse qui les met dans une position d’insécurité et d’impuissance. Pourtant, dans bien des cas, c’est la seule réponse honnête.

Une réponse simple pour l’économie ? La réalité c’est que toute décision économique engendre des effets de bord. Ne rien donner, c’est condamner de nombreux secteurs. Donner sans contreparties c’est la porte ouverte aux abus. Trop privatiser revient à mettre l’homme au service de l’économie, trop nationaliser, c’est réduire la pression compétitive ce qui à érode la qualité de service. C’est compliqué.

Une réponse simple pour le coronavirus ? La réalité c’est que toute réponse doit trouver un compromis entre sécurité des personnes, sécurité alimentaire (ben oui, ne rien avoir à manger ce n’est pas génial non plus) et réalisme économique (tout le monde au chômage = pays foutu). C’est compliqué.

Et lorsqu’une vraie solution simple émerge, celle-ci est rarement le résultat d’une réflexion simple et bien plus souvent celui d’un travail très complexe que nous ne voyons pas.

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Pendant le confinement, comme beaucoup de parents nous avons fait école à la maison. Tous les jours, nous avons reçu les devoirs des élèves, et ces devoirs incluaient de nombreuses pièces jointes qu’il fallait imprimer.

La méthode classique consiste à télécharger chaque pièce jointe, les ouvrir une à une, puis à choisir Fichier — Imprimer autant de fois que nécessaire. Heureusement, sur macOS, il existe une solution bien plus simple, qui consiste à ajouter l’imprimante au Dock puis à glisser-déposer les documents sur l’icône de l’imprimante. Voici comment faire.

Ajouter l’icône de l’imprimante de manière permanente au Dock de macOS

  1. Ajouter l’imprimante au Dock. Pour cela, je vous conseille de simplement imprimer un truc, n’importe quoi, une page avec « toto » suffit, de façon à ce que l’icône de l’imprimante apparaisse dans le dock. SURTOUT NE FERMEZ PAS LA FENÊTRE DE L’IMPRIMANTE À CE STADE, sinon l’icône de l’imprimante va disparaître du Dock, et vous serez obligé d’imprimer une nouvelle feuille toto.
Fenêtre Imprimante macOS
  1. Normalement, vous devez voir l’icône de l’imprimante dans le Dock, comme dans ma capture d’écran ci-dessous.

macOS Dock Imprimante

  1. Faites un clic droit sur l’icône de l’imprimante dans le Dock et choisissez Options — Garder dans le Dock. Voilà, désormais si vous fermez la fenêtre de l’imprimante, l’icône ne va pas disparaître du Dock mais rester dedans.

Imprimer par glisser-déposer

Maintenant que vous avez ajouté l’icône de l’imprimante dans le Dock, lorsque vous voulez imprimer un paquet de documents, il suffit de tous les sélectionner et de les faire glisser sur l’icône de l’imprimante dans le Dock. Vous pouvez mélanger du Word, des pdf, etc. Normalement macOS se chargera d’ouvrir le bon programme pour lancer l’impression. Cela fait partie des petits trucs peu connus qui font que macOS est vraiment bien fait.

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Pour l’être humain, la communication synchrone, c’est l’échange verbal. C’est une réunion ou un appel téléphonique. Les échanges on lieu en simultané et les tous les participants doivent être disponibles au même moment. La collaboration asynchrone, c’est l’échange écrit. C’est un email ou un message sur Slack. Chaque participant consulte ses emails à un moment différent et répond avec un délai plus ou moins long ; contrairement à la communication synchrone, les échanges sont décalés, même s’ils peuvent être rapprochés.

On pourrait penser que la communication synchrone, par échange direct, est une solution à privilégier. Pourtant, je trouve la communication asynchrone plus efficace. Pourquoi ?

  • Parce que la communication synchrone humaine, verbale, est remplie d’éléments inutiles, qui rendent la communication inefficace.
  • Parce qu’écouter un message délivré oralement prend plus de temps que de lire ce même message.
  • Parce qu’en communication asynchrone, on peut sauter les passages de blabla, voire directement mettre le message à la poubelle.

Enfin, je reste convaincu qu’écrire un message aide à le structurer. Et puis pour certains, cela évite aussi de trop s’écouter parler…

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Comme vous l’avez peut-être entendu, le gouvernement développe une App pour lutter contre la propagation du coronavirus. Enfin, pas le gouvernement directement, ils ne vont pas jusqu’à nous faire croire qu’ils savent programmer.

Je suis incapable de dire si l’algorithme de détection fonctionnera ou pas. Ce qui m’intéresse, c’est l’approche pour réaliser cette application. Pour la créer, le gouvernement a missionné pas moins 9 contributeurs directs et un paquet d’autres contributeurs. Alors, de ma faible expérience personnelle, sur tous les projets qui impliquent deux contributeurs, il faut déjà un bout de temps pour se comprendre, pour se synchroniser et pour collaborer. Si ces deux contributeurs sont des grandes entreprises, multipliez ce temps par 3. Si ce sont des grandes entreprises avec un passé lié à l’État, multipliez encore par 2. Maintenant, prenez en compte le fait que la complexité d’un projet sans véritable chef d’orchestre augmente de manière exponentielle avec le nombre de contributeurs différents. Si le premier objectif de certains contributeurs est de tirer la couverture politique vers eux, ils vont même ralentir le projet jusqu’à l’amener à un arrêt presque total.

Je ne participe pas à ce projet, et je n’en ai d’ailleurs pas les compétences. Par contre, le gouvernement devrait regarder les faits :

  • Une version aboutie de StopCovid n’a jamais été montrée. Une version beta non plus. Une version alpha non plus.
  • Apple et Google proposent dès aujourd’hui une solution qui a été montrée et fonctionne déjà.
  • La solution du gouvernement devra de toute façon tourner sur les appareils fonctionnant avec les OS d’Apple et Google. À moins que le gouvernement limite StopCovid aux smartphones fabriqués en France ?
  • L’application StopCovid est une réponse franco-française à un défi mondial. Au minimum, c’est à l’Europe de proposer une solution.
  • Le virus se contrefiche de la souveraineté numérique, de l’OS du téléphone et des frontières. Il s’attrape dans le monde réel, pas dans le monde numérique.

En regardant ces faits, il apparaît que le gouvernement privilégie une solution égocentrique, politique, et nationale face à un problème international. Une solution bornée par les frontières imaginaires tracées sur les cartes et dans les esprits du gouvernement. StopCovid devra tourner sur les smartphones d’Apple et de Google (via Android), ce n’est pas cette application qui rendra sa souveraineté numérique à la France. Pour cela, il faudrait construire une vision bien plus complète à long terme au lieu de promouvoir l’idée numérique du mois comme le plat du jour avant qu’il ne soit périmé.

Et si à la place on produisait plus de masques ?

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