Cet été je serai présent au festival d’astronomie de Fleurance, où j’aiderai Coding & Bricks à animer des ateliers de robotique et de programmation autour du thème de l’exploration spatiale. Si vous passez par là entre le 4 et le 10 août avec vos enfants, venez nous rendre visite !

Pour l’occasion nous avons créé des cartes spéciales. La première reprend le principe du circuit, mais avec une astuce : le circuit est de difficulté progressive. Pourquoi ? Vous vous souvenez du principe « plancher bas, plafond haut » qui veut qu’une bonne activité soit accessible au plus grand nombre tout en offrant un challenge aux personnes plus expérimentées ? C’est exactement pour cela que le circuit a une difficulté progressive. Il commence par une ligne droite, et au fur et à mesure il devient de plus en plus difficile à suivre. Il y a également des repères sur le bord de la carte, pour que chaque participant puisse mesurer sa progression.

Codingandbricks Circuit Ev3 Blanc

Le deuxième plan est une carte stylisée pour représenter le sol de Mars. On peut y réaliser plusieurs activités.

  • La carte est divisée en deux côtés : un camp rouge et un camp bleu, ce qui offre la possibilité à deux équipes de s’affronter… ou de coopérer !
  • Les cercles peuvent être utilisés de plusieurs façons. Soit comme des lieux à éviter (ce sont des cratères), dans ce cas le robot devra être programmé pour éviter de poser les roues dans le cercle. Soit comme des lieux à atteindre, par exemple l’objectif des robots peut être de passer par le plus grand nombre de cercles possibles. Ils peuvent également être utilisés comme des lieux spéciaux : dépôt de ravitaillement ou de carburant, laboratoire scientifique, etc.

Codingandbricks Circuit Ev3 Mars

Les cartes sont complétées de cratères qui ont été imprimés en 3D par le Fab Lab du Touquet.

Ces prochaines semaines mon blog passe en mode pause estivale annuelle. Reprise des activités fin août !

Certaines personnes ont une peur bleue des araignées. Dès qu’elles voient une araignée, il faut immédiatement la tuer d’une manière ou d’une autre. Plus rien d’autre n’existe. L’araignée est le problème qu’il faut éradiquer.

Le problème est bien réel : un être vivant est en danger de mort. Cet être vivant, c’est l’araignée qui va se faire écraser.

La peur de l’araignée fait partie de ces peurs instinctives que nous avons en nous. Pourtant, ici en France aucune espèce n’est dangereuse pour l’homme. D’ailleurs ni vous, ni vos proches, n’avez probablement jamais été mordu par une araignée. De fait, même dans les pays où elles sont dangereuses pour l’homme, elles ont plutôt tendance à l’éviter. Car dans ces rencontres la créature la plus en danger ce n’est pas l’homme, mais l’araignée.

Aveuglés par notre peur, nous sommes incapables de juger la situation de manière rationnelle et objective. Et cela peut avoir des conséquences, non seulement pour nous, mais aussi pour notre entourage.

Une question que l’on me pose souvent est : « combien de slides faut-il pour une présentation de x minutes ? »

Et ma réponse est toujours la même : ce n’est pas le nombre de slides qui détermine la durée d’une présentation. C’est ce que vous dites. Et en fonction de ce que vous allez dire, vous allez déterminer là où vous avez besoin d’éléments visuels pour clarifier ou renforcer vos mots : graphiques, chiffres, schémas, photos, illustrations, etc.

Tout comme un bon film commence par un bon script, une bonne présentation commence par une bonne histoire : une structure claire, un discours simple et mémorable. Ce n’est qu’après que l’on détermine le nombre de slides.

Certains présentateurs peuvent utiliser 50 slides en 10 minutes, d’autres 1 slide en une heure. Car ce n’est pas ce que vous montrez qui va déterminer la durée de la présentation, c’est ce que vous dites. Pour calculer la durée de votre présentation en fonction de votre discours vous pouvez utiliser le truc décrit dans cet article.

Tiens, la France et la Belgique vont taper dans un ballon ensemble mardi. Alors pour épicer le tout, je vais raconter ma première journée de travail en France en tant que Belge.

À la sortie de l’école, j’avais été embauché à Bruxelles, par un très connu cabinet de conseil américain. Je revenais d’une mission en Allemagne, ma première, qui s’était très bien passée. Cela faisait un petit bout de temps que l’on m’avait dit que j’allais probablement aller travailler sur un projet à Lille.

Un vendredi matin, le téléphone sonne. Un mec hyper énervé me parle :

− Le mec : Il faut absolument que tu viennes aujourd’hui.

– Moi : OK, je vais regarder les horaires de trains.

– Le mec : Non non, il faut que tu viennes tout de suite, va louer une voiture.

– Moi : euh, OK, j’y vais.

Au son de la voix du mec, il me donne l’impression qu’il me reproche de ne pas avoir deviné que je devais être à Lille ce jour-là. Je pars donc chez Avis en quatrième vitesse louer une voiture et je me mets en route pour Lille. Après avoir un peu galéré pour trouver les bureaux du client (à l’époque il n’y avait pas encore de GPS), je me gare et je me présente à l’accueil. Là, je suis accueilli par un groupe de personnes hyper énervées, qui me regardent deux secondes, et me disent « on n’a pas le temps, attends ici ! ».

J’attends. Quelques heures. Jusqu’à quatre heures de l’après-midi. À ce moment je les vois revenir encore plus énervés. Ils me regardent. Je leur demande ce que je peux faire. Ils me répondent : « on n’a pas le temps, on doit reprendre le train pour Paris ! Reviens lundi. » Et ils s’en vont dare-dare, en me laissant là.

Ça, mesdames et messieurs, fut ma première journée de travail avec mes collègues français parisiens d’un certain cabinet de conseil.

Les mois qui suivirent furent encore plus épiques. Mais c’est une autre histoire.