« Personne n’est irremplaçable »

Cette phrase est complètement fausse. Steve Jobs était la seule personne au monde qui a pu sauver Apple comme il l’a fait.

Mais il n’y a pas que Steve Jobs. Nous avons tous quelqu’un ou quelque chose pour qui nous sommes irremplaçables. Et lorsque nous accordons notre attention à ce qui en vaut la peine plutôt qu’à ceux qui nous considèrent comme des ressources, nous devenons tous irremplaçables.

Personne n’est irremplaçable est une phrase que j’ai souvent entendue durant ma carrière de consultant. L’ego monstrueux des entreprises dévore les individualités pour ne laisser de l’humain que la partie ressource facilement remplaçable. Un être humain, c’est compliqué, ça change de forme, ça a des aspirations qui n’ont aucun sens. Une ressource, c’est simple, c’est carré, ça rentre dans la case d’un tableau Excel et ça optimise la place. Une entreprise qui vous considère comme une ressource obtiendra juste des ressources : du temps, du travail manuel ou intellectuel, et rien de plus. Pas d’implication, pas d’enthousiasme, pas de bonheur évalué sur une échelle de 1 à 10. Ce n’est pas grave. Un travail, ça se remplace. Une voiture, un vélo, une maison aussi. Même Notre-Dame de Paris ça se répare et ça se remplace. Il y a d’autres choses dans la vie qui sont vraiment irremplaçables et éphémères et qui sont bien plus importantes.

Mise à jour importante du 2019-07-09 15h02 : un problème de sécurité a été trouvé dans le client Mac de Zoom. Zoom refuse de corriger le problème. Je ne peux donc plus recommander cette solution pour l’instant. En attendant, voici un moyen de supprimer le composant problématique et d’empêcher sa réinstallation. Il se trouve dans le répertoire ~/.zoomus

À partir du terminal, allez dans le répertoire .zoomus — Vous pouvez aussi y accéder via le Finder en affichant les répertoires invisibles.

cd ~/.zoomus

Effacez-en tout le contenu (ATTENTION vérifiez bien que vous lancez cette commande depuis le bon répertoire !!! Sinon vous risquez de tout casser — NE LA LANCEZ PAS avec sudo).

rm -rf *

Enfin, remontez d’un niveau et empêchez Zoom de réinstaller quoi que ce soit dans ce dossier en le verrouillant en écriture et en le laissant en lecture seule.

cd ..
sudo chmod 444 ".zoomus"

Vous devrez sûrement entrer votre mot de passe pour autoriser le sudo. Si votre compte n’est pas un compte administrateur, il faudra d’abord vous connecter en tant qu’administrateur (dans ce cas, j’imagine que vous êtes un utilisateur avancé et que vous savez comment faire). Voilà, Zoom ne pourra plus se réinstaller tout seul. Par mesure de précaution supplémentaire, vous pouvez verrouiller le dossier depuis la fenêtre d’information du Finder.

Pour la petite histoire, j’utilise cette technique avec tous les logiciels qui me gonflent à réinstaller du bazar dont je ne veux pas. À l’époque où Dropbox avait encore droit de cité sur mon ordi, j’avais fait pareil avec ses répertoires.

Article original :

Nous travaillons à distance, mais il est important de pouvoir se parler régulièrement. C’est pourquoi, chaque vendredi, nous faisons une conférence d’équipe à distance, un utilisant la vidéo. Au début, nous utilisions Skype, mais il y avait toujours un bug pour au moins l’un d’entre nous. Et puis un jour je suis tombé sur Zoom.

Zoom est tout ce que Skype aurait dû être : simple et fiable. Nous faisons des conférences jusqu’à plus de dix personnes, et cela fonctionne nickel. Et contrairement à FaceTime, c’est une solution multiplateforme, ce qui fait que je peux l’utiliser avec un plus grand nombre de personnes.

Le seul désavantage de Zoom par rapport à Skype est d’être payant pour faire des conférences à plus de 2 personnes qui durent plus de 40 minutes (et oui, on n’a rien sans rien). Cela reste gratuit pour les conférences à 2 personnes, ou lorsqu’on est plusieurs tant qu’on ne dépasse pas 40 minutes.

Parmi les autres fonctionnalités intéressantes, il est possible d’échanger des messages texte pendant la conférence. Il est également possible de partager son écran pour le montrer aux autres utilisateurs.

Je rappelle que je ne suis pas sponsorisé, je parle de Zoom simplement parce que cela fonctionne bien.

Comme vous le savez peut-être, en plus d’avoir pris un sacré embonpoint avec la dernière version, Dropbox a une fâcheuse tendance à garder les droits administrateur sur votre Mac pour pouvoir se mettre à jour tout seul (en tout cas, c’est la raison officielle invoquée). Si vous regardez toutes vos applications en dehors de celles du Mac App Store, vous verrez que c’est la seule qui se met à jour toute seule sans demander de mot de passe, comme par magie. Ce comportement problématique a déjà été remonté à de nombreuses reprises à Dropbox, mais visiblement ils n’ont pas l’intention de le changer.

Pour parer à ce problème, une solution est d’isoler Dropbox sur une machine séparée, Mac ou PC, et d’accéder à cette machine via le réseau. Une autre option est d’utiliser une machine virtuelle. C’est ce que j’ai fait.

J’ai installé Dropbox sur une machine virtuelle Windows (quitte à mettre la crasse quelque part, autant le mettre là où c’est déjà de la crasse). Du coup, Dropbox est complètement isolé du reste du Mac, et ne peut pas interférer avec celui-ci. La machine virtuelle fonctionne sous Parallels, je peux donc facilement accéder aux documents Dropbox via la fonction de partage de fichiers.

Évidemment, c’est moins pratique que de simplement mettre Dropbox sur votre machine. Mais cela évite que Dropbox ne s’arroge les droits administrateur sur votre machine sans votre consentement.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de la méthode de productivité d’Elon Musk. En résumé, il dit qu’il :

  • fait des journées de 20 heures de travail, sans s’arrêter pour manger
  • et qu’il divise tout son temps en intervalles de 5 minutes, chacun dédié à une tâche. Nous appellerons cet intervalle de temps standard une « Muskute ».

Bien. Cool, mec. Faisons un petit calcul. Il y a 12 créneaux de 5 minutes par heure. Dans une journée de 20 heures, cela fait donc 240 Muskutes. J’imagine qu’Elon doit de temps en temps faire pipi et d’autres trucs du genre. J’enlève donc 40 créneaux de 5 minutes (oui je prévois un nombre de pipis assez large). Il reste donc 200 Muskutes productives.

Réfléchissons 5 minutes, soit exactement une Muskute. Est-ce que vous imaginez le temps qu’il faut pour planifier 200 créneaux dans une journée ? Est-ce que vous imaginez l’effort permanent qu’il faut faire pour changer de sujet toutes les 5 minutes ? Est-ce que vous croyez vraiment qu’Elon Musk a divisé le temps qu’il a passé à réfléchir à l’hyperloop en créneaux de 5 minutes ? Ça n’a aucun sens. Soyons sérieux une Muskute, en pratique planifier toute sa journée en Muskutes est non seulement impossible, c’est même complètement idiot.

La morale générale ? Lorsque quelqu’un vous présente son système de productivité, il le fait souvent en l’idéalisant lui-même. La réalité est très souvent beaucoup plus contrastée. Donc, ne vous en faites pas si votre système n’est pas parfait, ou si vous n’avez pas réussi à adopter la Muskute comme unité de travail. Vous n’êtes pas le seul. À vrai dire, c’est même le cas de tout le monde.

Carte de visite pour allumer lumière dans un hôtel

Beaucoup d’hôtels ont adopté, à raison, le système où il faut insérer la carte qui ouvre la porte de la chambre dans une fente pour avoir de l’électricité. Lorsque la carte est absente, la lumière s’éteint automatiquement. C’est plus écologique, et cela évite de dépenser de l’énergie inutilement.

Cependant, on peut vouloir sortir temporairement de la chambre sans couper l’électricité. Lorsque c’est le cas, j’utilise simplement une carte de visite à la place de la carte magnétique de l’hôtel. Ça marche tout aussi bien.