Sept techniques pour accrocher l'attention du public lors d'une présentation

Vous vous souvenez de l’article intitulé « Vous ne croirez jamais ce truc bizarre pour capter l’attention du public lors d’une présentation » ? C’était un gros hameçon pour attirer les lecteurs. Mais existe-t-il d’autres techniques éprouvées ? Oui ! C’est ce que je vous dévoile dans l’article de cette semaine : sept exemples de techniques pour accrocher l’attention de votre public lors d’une présentation.

1. Poser une question rhétorique pour attiser la curiosité.

Une question rhétorique, c’est une question à laquelle vous allez apporter vous-même la réponse dans la présentation. Par exemple :

  • « Quelle est la couleur qui revient le plus dans les rêves ? »
  • « Comment peut-on ouvrir une porte fermée de l’intérieur ? »

À chaque fois, il faut que la question rhétorique soit surprenante et suffisamment forte pour attiser la curiosité de l’audience.

2. Présenter un fait surprenant pour attiser la curiosité.

Au lieu de poser une question rhétorique, on présente un fait peu connu qui va donner envie au public d’en savoir plus.

  • « Saviez-vous que sur nos 8 heures de sommeil, seulement 2 sont réellement utiles ? »
  • « J’ai fait une découverte récemment. C’est que la Terre n’est pas ronde. Non, la Terre n’est pas ronde. En effet elle est légèrement aplatie aux pôles… » (notez la répétition du fait)

Il est possible de combiner fait surprenant et question rhétorique : « Saviez-vous qu’en moyenne, les antivols de vélo ne résistent que quelques secondes aux voleurs ? Mais alors, existe-t-il une méthode efficace pour empêcher le vol de son vélo ? »

3. Faire une promesse forte

Vous promettez un bénéfice au public d’entrée de jeu.

  • « À la fin de cette présentation, vous saurez deviner quand un homme politique ment. »
  • « D’ici 20 minutes, les mécanismes de base de la physique quantique n’auront plus secrets pour vous. »
  • « Dans 5 minutes, vous n’aurez plus jamais à remplir un formulaire papier vous-même ! »

Ne faites pas de promesses impossibles, personne ne vous croira si vous dites « À la fin de cette présentation, vous saurez comment régler l’heure de votre four à micro-ondes. »

4. Raconter une anecdote pour créer une émotion.

Cela peut être de la sympathie, de la peur, du dégoût, peu importe tant que cela sert votre présentation.

  • « Je rentrais chez moi à pied. À 10 mètres de ma porte, je sens quelque chose de mou sous ma chaussure, je viens de marcher dans une énorme crotte de chien ! » Peut s’ensuivre une présentation sur la propreté canine.
  • « Ça c’est ma nièce, elle a 5 ans et pour elle tout est une surprise ! » pourrait être le début d’une anecdote sur redécouvrir les plaisirs simples.

D’ailleurs, nous conseillons de ne pas raconter des blagues, mais plutôt des anecdotes qui peuvent être drôles. C’est beaucoup moins risqué et beaucoup plus plaisant.

5. Présenter une image forte pour créer une émotion

Au lieu d’une anecdote, on peut montrer et commenter une image forte. Une personne en situation de détresse. Une photo magnifique d’un océan déchaîné. Si vous choisissez la bonne image le public s’en souviendra pendant très longtemps.

6. Réaliser une action surprenante

Par exemple, vous arrivez sur scène avec une caisse remplie de balles de ping-pong. Toutes exactement les mêmes. Puis vous commencez à les examiner une à une. Et au fur et à mesure vous en triez une partie à gauche, une partie à droite. Le public vous observe et est perplexe. Qu’est-ce que vous pouvez bien trouver de différent à ces balles qui sont rigoureusement identiques ? Cela va automatiquement déclencher la curiosité du public.

7. Mimer une scène

Vous mimez le comportement d’un recruteur, qui reçoit des CVs et les évalue sur base de préjugés : ah, une femme, …, évidemment elle s’est arrêtée de travailler pendant plusieurs mois pour s’occuper de son bébé. Et elle fait de la course à pied, ça va la distraire de son travail… Ah un homme, il a pris un congé paternité, c’est un père exemplaire, et il fait du sport il prend soin de son corps, c’est très bien ! Puis vous révélez qu’en réalité les deux CV sont rigoureusement identiques, seul le nom et le sexe de la personne ont été changés. S’ensuit une présentation sur nos préjugés.

7,5. Interagir avec le public

Probablement une des accroches demandant le plus de confiance en soi et une capacité à improviser pour s’adapter aux réactions parfois inattendues. Vous pouvez par exemple proposer au public de bouger s’il a été assis depuis longtemps, ou de réaliser une action comme se présenter à son voisin.

Pour conclure…

Quelle que soit l’accroche que vous choisissiez pour votre présentation, celle-ci ne sera efficace que si elle est :

  • surprenante,
  • provoque une émotion dans le public et
  • est en lien avec votre sujet ! (je préfère quand même le rappeler)

Alors, quelle technique allez-vous utiliser pour accrocher l’attention de votre public ?

Test de Microsoft OneDrive sur Mac

En résumé : si vous avez déjà Dropbox et que vous n’avez pas besoin des fonctions de collaboration de Office Online, restez sur Dropbox. OneDrive fonctionne correctement, mais est plus lent que Dropbox et offre moins de fonctionnalités. Son seul avantage est l’intégration plus poussée, mais très perfectible, avec Office Online.

Si vous vous demandez pourquoi lire mon test plutôt que celui d’un site spécialisé, c’est parce que j’utilise Office 365, Dropbox et OneDrive tous les jours. De plus, je suis totalement indépendant de Microsoft, je n’ai pas à être gentil avec eux pour préserver mon droit d’accès à quoi que ce soit.

OneDrive : les bases

OneDrive est un des services de stockage dans le Cloud de Microsoft. Parce que rien n’est jamais assez compliqué chez Microsoft, OneDrive est un service différent de OneDrive for Business, il ne faut donc pas confondre les deux. Un peu comme Skype et Skype for Business, qui sont deux trucs différents aussi. Et Office et Office for Business sont différents mais très similaires et compatibles. J’espère que vous suivez toujours.

Il y a trois manières d’accéder à OneDrive depuis son Mac :

  • Via l’interface web en utilisant un navigateur comme Safari ou Firefox.
  • Via l’app OneDrive téléchargeable gratuitement depuis l’App Store.
  • Via une des applications Office 365 : Word, Excel ou PowerPoint. Les autres, comme Microsoft Publisher, ne sont pas disponibles sur Mac, mais franchement vous ne ratez rien.

L’app OneDrive va créer une copie locale des fichiers OneDrive stockés dans le Cloud, et il est possible de limiter la copie locale à une liste de dossiers sélectionnés. L’avantage, c’est que l’ouverture et la sauvegarde de fichiers en local est beaucoup plus rapide que sur un serveur distant.

OneDrive Local et Cloud

Notez bien la différence entre OneDrive Local et OneDrive Cloud, car c’est déterminant pour la suite de l’article.

En théorie avec l’app OneDrive on a le meilleur des deux mondes : le stockage dans le cloud avec les fonctions de collaboration et de partage d’Office 365, et la vitesse d’accès aux fichiers du OneDrive local. Mais malheureusement ce n’est pas le cas, la faute à des petits défauts d’intégration qui viennent tout gâcher.

Premier point qui fâche : c’est lent

Le service de Microsoft est trop lent. Par exemple j’ai essayé d’ouvrir une présentation de 30 Mo dans le Cloud OneDrive depuis PowerPoint, et il a fallu plus d’une dizaine de minutes pour la télécharger et l’ouvrir (débit misérable de quelques centaines de ko sur une connexion câble de 100 Mbps). Peut-être serez-vous plus chanceux que moi sur ce point.

OneDrive C'est lent

Une intégration cloud - local à revoir

Le truc le plus frustrant avec OneDrive Mac, c’est que lorsque vous ouvrez un document Office dans votre dossier OneDrive local, Office est trop bête pour comprendre qu’il s’agit d’un document déjà stocké dans le cloud. Si vous essayez d’obtenir un lien pour partager le document avec d’autres personnes, il va vous dire qu’il faut d’abord sauver le document sur… OneDrive (sous-entendu OneDrive Cloud), alors que c’est déjà le cas. Pour obtenir le lien, il faut donc fermer la copie locale, et ouvrir la copie Cloud…

… Et lorsque vous essayez d’ouvrir la copie OneDrive Cloud, Office n’est pas bien malin non plus. Il se rend pas compte qu’une copie locale complète existe déjà et il télécharge à nouveau 100% du document à une allure d’escargot (franchement, c’est vraiment lent comparé à Dropbox). Mais au moins vous pouvez obtenir le fameux lien de partage du document.

Vous êtes donc obligé de choisir entre éditer la copie locale d’un document en bénéficiant de la vitesse ou éditer la copie cloud en bénéficiant des options de collaboration et de partage. OneDrive ne devrait pas nous forcer à choisir et devrait nous permettre de bénéficier du meilleur des deux mondes sans que l’utilisateur n’aie à se poser de question.

LA raison d’utiliser OneDrive : l’édition collaborative de documents

Il y a une raison bien précise pour laquelle j’ai voulu utiliser OneDrive. C’est que mon métier m’amène très souvent à partager et à collaborer sur des documents Office avec des collègues ou des clients.

Malheureusement là encore, il reste trop de bugs pour que cela soit réellement efficace au-delà d’une collaboration très simple. Par exemple il m’est arrivé plusieurs fois qu’un document se retrouve verrouillé en accès pour une raison inconnue, ou que PowerPoint multiplie de manière anarchique les « Masters » de slides comme d’autres les petits pains lors d’une édition collaborative à plusieurs. De plus comme mentionné plus haut si vous ouvrez la copie OneDrive Locale, Office n’est pas assez intelligent et ne comprend pas qu’il s’agit d’un document disponible dans OneDrive Cloud, et ne vous fait pas bénéficier des fonctions d’édition collaborative.

Au final c’est bien mieux qu’Office pré-365, mais insuffisant face à des outils comme Google Docs où l’édition collaborative fonctionne sans efforts.

Conclusion

Je tire une dernière fois sur l’ambulance. OneDrive est incapable de gérer tous les caractères dans les noms de fichiers, alors que Dropbox le fait sans aucun problème depuis des années. Enfin la fonction de sauvegarde des différentes versions de documents de Dropbox est bien plus sécurisante et aboutie que celle de OneDrive.

En l’état il est donc impossible de recommander OneDrive face à Dropbox. Pourtant Microsoft n’est pas loin, en réalité il n’y a que deux choses à améliorer pour faire de OneDrive un bon service :

  • Améliorer la vitesse
  • Corriger l’intégration fichiers locaux - cloud pour la rendre totalement transparente lorsqu’on utilise Office 365.

Allez Microsoft, un effort et OneDrive peut devenir une bonne solution de stockage Cloud.

OneDrive Local et Cloud

Oui, cette dernière image est totalement inutile.

Comment déterminer simplement la durée de votre présentation ?

Si vous avez écrit le texte de votre présentation, savez-vous qu’il existe un truc tout simple pour en estimer la durée en minutes ?

Divisez simplement le nombre de mots du texte par 150.

La raison est simple. Lors d’une présentation la vitesse optimale d’élocution est entre 120 et 150 mots par minute, mais la plupart des orateurs sont plus proches de 150 mots par minute. Donc en divisant le nombre de mots par 150, vous aurez une estimation du temps assez proche de celle de votre présentation !

Vous pouvez trouver le nombre de mots très simplement, en bas à gauche de la fenêtre de Microsoft Word par exemple (entouré en rouge dans la capture d’écran ci-dessous).

Nombre de mots dans Word

Analyse du débat Macron - Le Pen

Je souhaite voir Macron gagner. Ça c’est dit. Que je le veuille ou non, ma perception du débat est donc influencée par cet élément. D’autre part, je ne souhaite pas trop m’étendre sur la prestation de Marine Le Pen. Si j’ai écrit cet article, c’est parce que j’ai envie d’apporter une analyse plus orientée sur la stratégie de communication des deux candidats.

Les objectifs des deux camps

Un débat, c’est avant tout une stratégie qui se définit en fonction de trois objectifs clés :

  • Ne pas perdre son temps à convaincre les électeurs convaincus du camp adverse. Inutile donc pour Emmanuel Macron d’essayer de convaincre les sympathisants de groupes d’extrême droite. Inutile pour Marine Le Pen d’essayer de convaincre les groupes anti-fascistes.
  • Rassurer les électeurs convaincus en les représentant dignement.
  • Convaincre les électeurs flottants. C’est de loin le point stratégique le plus important car c’est celui qui fait gagner ou perdre une élection.

Retenez bien ces éléments, car ils sont déterminants pour comprendre l’impact que peut avoir les prestations des deux candidats.

Emmanuel Macron devait surtout convaincre le plus possible d’électeurs de la gauche et droite traditionnelle, un peu perdus sans la présence de leurs partis respectifs au second tour. Il s’adressait aussi à une partie des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, mais pas à tous ; il sait que les militants d’extrême gauche ne voteront pas pour lui.

Marine Le Pen essayait surtout de convaincre les électeurs sensibles aux questions d’immigration, de sécurité et de souveraineté de la France de voter pour elle ; une partie de la droite qu’on appelle « conservatrice » donc, mais également certains électeurs de gauche déçus par le manque de soutien des plus faibles par les précédents gouvernements socialistes (typiquement les travailleurs de Whirlpool).

Sur papier, les deux stratégies se tiennent. En effet s’ils arrivent à convaincre leur cible chaque candidat peut potentiellement obtenir la majorité des voix et gagner l’élection. Car oui, Marine Le Pen peut gagner l’élection.

Les obstacles à vaincre

Chaque candidat a des forces et des faiblesses qui lui sont propres et qui peuvent les servir ou les desservir avant même que le débat ne commence.

Marine Le Pen porte un nom et un nom de parti qui assoient sa crédibilité auprès des sympathisants d’extrême droite, mais qui fait encore peur malgré l’efficace campagne de dédiabolisation menée depuis des années par les communicants du FN.

Emmanuel Macron, lui, est perçu comme ayant participé au quinquennat de François Hollande, et comme étant l’ami de « la finance ».

Pour l’anecdote, une des faiblesses de Ronald Reagan lorsqu’il s’était présenté à l’élection américaine était son âge avancé. Il avait tué tout argument contre son âge en annonçant d’emblée « Je ne ferai pas de l’âge un point de cette campagne. Je n’exploiterai pas à des fins politiques la jeunesse et l’inexpérience de mes opposants ». Ça, c’est de la communication.

Mais revenons-en à nos moutons. Enfin, à nos candidats, qui ne sont pas vraiment des agneaux.

Le débat lui-même

Le choix des stratèges de Marine Le Pen pour le débat était clair : attaquer, attaquer, attaquer pour ne pas laisser Macron développer son programme, le renvoyer au bilan du quinquennat de Hollande et le faire apparaître comme l’ami des banquiers.

À l’opposé, le camp d’Emmanuel Macron avait choisi d’attaquer le Front National sur le fond, et de mettre en lumière le manque de cohérence et de réalisme du programme du Front National, mais surtout de donner à tout prix l’image d’un homme stable et fiable, présidentiable.

Marine Le Pen a mis sa stratégie en œuvre tout de suite. Trop vite probablement, oubliant rapidement que le véritable objectif n’était pas d’attaquer Macron mais de convaincre les électeurs flottants. À l’inverse Emmanuel Macron a toujours gardé son objectif à l’esprit. Au lieu de perdre son temps à attaquer Marine Le Pen frontalement, il a ainsi utilisé son temps de parole pour développer certains points de son programme. Il a pu paraître arrogant ou compliqué pour une partie de l’électorat, mais c’était probablement la meilleure stratégie envisageable pour sa cible prioritaire, les électeurs flottants de la gauche et de la droite classiques. Encore une fois, il ne faut pas oublier qu’il n’a aucune chance de convaincre les électeurs de Jean-Luc Mélenchon réfractaires à son passé de banquier, et qu’il ne lui servait à rien de s’adresser à cette partie de l’électorat. À l’opposé, Marine Le Pen n’aura réussi à séduire que les électeurs flottants fortement réfractaires à ce qu’Emmanuel Macron représente et qui ne sont pas allergiques aux idées du Front National, c’est à dire pas grand monde.

Au niveau des attaques, les stratèges du Front National ont commis une erreur grossière en mettant Marine Le Pen dans une posture très agressive. En effet les candidats qui se montrent trop agressifs durant un débat sont généralement mal perçus (par exemple l’agressivité de Gore contre Bush). Une raison psychologique est que l’agressivité bloque toute empathie. Il n’est pas possible d’être les deux en même temps, et l’empathie est bien plus importante pour établir un lien avec les téléspectateurs et les convaincre. C’est d’ailleurs un reproche que l’on peut faire aux deux candidats, aucun n’a fait preuve d’empathie sincère par rapport aux problèmes des téléspectateurs. Emmanuel Macron aurait d’ailleurs dû éviter les attaques personnelles envers Marine Le Pen (vous dites des bêtises) pour mieux établir le contact avec son audience.

Le ton de la voix des deux candidats était très différent. Emmanuel Macron ayant une voix posée et maîtrisée, mais sonnant parfois trop mécanique, trop récité et sans émotion. Il suffit de comparer la diction parfois brouillonne de Benoît Hamon lors de ses débats avec la clarté de celle d’Emmanuel Macron pour se rendre compte à quel point le candidat d’En Marche était mieux préparé. En choisissant le registre de l’agressivité et du cynisme, Marine Le Pen choisissait un ton très difficile à manier et ne touchant que difficilement son public cible.

Il faut également souligner la très grande qualité de la préparation d’Emmanuel Macron ; chaque message était parfaitement calibré et Emmanuel Macron était parfaitement entraîné à les dire au bon moment.

Au final, Emmanuel Macron ressort vainqueur, mais surtout Marine Le Pen ressort perdante.

Pour les organisateurs du débat

Il y a une raison pour laquelle on n’organise pas de matchs de boxe sans arbitre. Ni de match de quoi que ce soit d’ailleurs ; parce que l’arbitre est indispensable pour que la confrontation ne finisse pas en pugilat. Ces dernières années je constate un affaiblissement progressif du rôle des journalistes, et cette année est la goutte de trop. Plus aucun débat présidentiel ne doit avoir lieu sans arbitre pour faire respecter les règles.

Et au final, ma prédiction ?

Je peux vous donner deux impacts certains :

  • Les sympathisants du FN ont encore plus la haine aujourd’hui, car à travers la mauvaise performance de Marine Le Pen ils ont été humiliés. Est-ce que cela va changer leur vote ? Non bien sûr. Pas un seul ne changera d’avis.
  • Les sympathisants d’Emmanuel Macron sont remontés à bloc par la performance de leur candidat. Bien sûr ce n’était pas parfait mais c’était exactement ce qu’ils espéraient.

Et les autres ? Vous savez, les électeurs flottants, ceux auquel le débat s’adresse ? C’est plus compliqué. Et là ce sont plus des prédictions que des certitudes.

Emmanuel Macron a certainement rassuré une partie des électeurs de la gauche et de la droite classiques. Typiquement les personnes qui auraient voté Valls et Juppé s’ils avaient été candidats. D’un autre côté, la hargne et le manque de maîtrise du fond de Marine Le Pen devraient les pousser à se mobiliser un peu plus pour lui faire barrage. Et c’est surtout pour ça qu’Emmanuel Macron peut être considéré comme vainqueur du débat.

Car en face Marine Le Pen a probablement marqué moins de points auprès des électeurs flottants. Elle a surtout séduit les électeurs qui sont totalement allergiques aux discours trop compliqués et « prétentieux », et qui ont envie de rejeter le système traditionnel. On peut donc imaginer qu’une partie d’entre eux vote pour elle, mais ce sera probablement insuffisant pour lui assurer la victoire au second tour.

Les autres électeurs ne vont pas changer d’avis. Vont rester abstentionnistes une bonne partie des électeurs de Mélenchon, car ils ne se reconnaissent ni dans le libéralisme de Macron ni dans la haine de Le Pen.

Je donne Macron vainqueur dimanche.

La force du silence











La force du silence, c’est de donner du poids aux mots.