Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

Lorsqu’on utilise un logiciel de vidéoconférence tel que Zoom pour des réunions avec de nombreux participants, il vaut mieux couper son micro pour éviter qu’un bruit parasite ne vienne perturber la communication.

Il existe l’option de cliquer sur le bouton mute/unmute, mais je préfère utiliser un raccourci clavier « global ». Global, car il fonctionne même si une autre application est au premier plan. Par exemple, je peux être en train de travailler dans PowerPoint et avoir Zoom au second plan, en tapant le bon raccourci je peux couper ou activer le micro.

Voici comment faire pour définir un raccourci global :

  • Allez dans les préférences (Settings) et choisissez la catégorie raccourcis clavier (Keyboard Shortcuts).
  • Assignez le raccourci souhaité à l’option activer/couper le micro (Mute/Unmute My Audio).
  • N’oubliez pas de cocher la case activer le raccourci global (enable global shortcut).

Raccourci clavier couper activer le son dans Zoom

Comme il s’agit d’un raccourci global, il faut choisir un raccourci qui n’est utilisé dans aucune autre application. Si vous utilisez un raccourci fréquent, par exemple commande-C, vous allez perturber le raccourci pour la commande copier dans toutes les applications. Dans mon exemple, mon choix s’est porté sur la combinaison des touches option-majuscule-commande-M.

Si vous avez un clavier avec des touches de fonction en plus (F13 et plus) ou un clavier spécial tel que le Stream Deck, c’est une bonne occasion de les utiliser. Personnellement, j’ai assigné le raccourci global à la touche F20.

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Pour arrêter de trier ses chaussettes, c’est simple, il suffit d’acheter tout le temps les mêmes chaussettes. C’est tout con, mais acheter des chaussettes différentes crée un problème dont la difficulté augmente de manière exponentielle avec le nombre de chaussettes. En achetant un seul type de chaussettes, le niveau de difficulté de résolution du problème reste à 0.

En automatisation, c’est pareil, le temps nécessaire pour maintenir le système augmente exponentiellement avec le nombre de cas différents à gérer. Plus on simplifie, plus on réduit le nombre de cas, plus on utilise des mécanismes que l’on maîtrise, plus l’automatisation est facile et fiable.

Bien entendu, il y a un équilibre à trouver entre simplicité et fonctionnalité, mais nous acceptons souvent une complexité qui finalement fait bien peu de différence dans le résultat final et fait perdre beaucoup de temps. Car au fond, tout le monde se fout de la couleur de mes chaussettes, et moi aussi.

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Vous l’avez sûrement déjà lu ailleurs, Microsoft va fermer tous ses Microsoft Stores. Ceux-ci avaient été créés lors de l’ère Ballmer chez Microsoft avec un objectif : offrir une expérience client fantastique copier Apple. Cela résume assez bien la philosophie de Microsoft sous l’ère Ballmer : copier ce qui marche, sans réfléchir si cela a du sens. Puis est arrivé Satya Nadella. Au lieu de copier Apple, il a regardé ce qui était bien pour Microsoft. Il a redynamisé l’offre Office 365 (aujourd’hui Microsoft 365). Il a arrêté de traiter les autres plateformes, dont le Mac, comme des clients de seconde zone. Et cela a marché. Avec sa position dominante sur les outils bureautiques dans les entreprises et sa position dans le cloud, Microsoft a, à mon avis, un avenir plus sécurisé qu’une entreprise comme Apple, qui dépend encore beaucoup du hardware, ou comme Google, qui dépend trop de son moteur de recherche.

Tellement d’entreprises essaient de copier ce qui marche pour les autres qu’elles en oublient la question essentielle : est-ce que faire la même chose a du sens pour moi ?

Si vous n’êtes pas convaincu, prenez le parallèle avec la musique. Les groupes qui réussissent s’inspirent des autres, mais ils ne les copient pas. Ils ne prennent que les éléments qui leur conviennent et les adaptent à leur style. Ce n’est pas pour rien que tout le monde se souvient de Led Zeppelin et qu’aucun de leurs nombreux imitateurs n’a jamais atteint la même notoriété.

Alors avant de copier notre voisin, demandons-nous si c’est vraiment une bonne idée.

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Le monde des icônes est fascinant. Ce qui m’intrigue le plus, c’est à quel point le dessin original peut perdre tout sens réaliste et ne garder qu’un sens symbolique dénué de lien avec le monde réel.

Prenons par exemple l’icône de la disquette. Cette icône date des années 80 ou 90 (je ne me souviens plus exactement). À l’époque, sa signification était claire pour la plupart des utilisateurs : cliquer dessus revenait à sauvegarder le document. Aujourd’hui, c’est toujours cette icône qui est utilisée dans Microsoft Office ; pourtant, la plupart des personnes nées après les années 2000 ignorent totalement ce que cela représente. J’ai fait le test ; j’ai montré une vieille disquette à mes enfants ; ils ignoraient totalement à quoi cela pouvait servir. Pourtant, c’est toujours la disquette qui est utilisée. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de symbole clair pour la remplacer ; impossible de symboliser l’action de sauvegarde par une icône de SSD ou de serveur ; personne ne comprendrait ce que c’est. Finalement, c’est Guillaume Gete qui a raison : de nos jours c’est l’action même de sauvegarder qui devrait être obsolète. Microsoft Office n’a pas de sauvegarde automatique en dehors du Cloud simplement pour pousser les utilisateurs à utiliser OneDrive ; la raison est purement marketing, pas technique.

D’autres icônes ont perdu une grande partie de leur sens ; combien de temps le cornet de téléphone sera-t-il encore reconnu par les utilisateurs ? Et la caméra traditionnelle ?

Et parfois, je me pose la question inverse : avant cette icône, qu’est-ce qui pouvait bien être utilisé ? Le symbole le plus frappant est l’ampoule électrique, utilisée universellement pour représenter une idée. Même lorsqu’on représente le fameux eurêka d’Archimède, on dessine une ampoule, alors que des indices tendent à montrer qu’elles n’existaient pas encore à son époque.

Mais qu’est-ce que les gens pouvaient bien utiliser pour représenter une idée avant l’ampoule électrique ? Mystère. Je n’ai jamais trouvé la réponse à cette question, Michel-Ange, Rembrandt et les autres peintres classiques ayant refusé de nous léguer un témoignage de cette symbolique à leur époque dans leurs délires huileux. Ce qui me laisse croire que les gens n’avaient tout simplement pas d’idée avant.

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J’ai découvert GTD (Getting Things Done) en 2007 via internet. À l’époque j’avais été enthousiasmé par cette méthode d’organisation personnelle, que j’avais rapidement adoptée. Les livres électroniques n’étant pas encore rentré dans mes habitudes, j’avais commandé le livre de David Allen en anglais en ligne, parce qu’il n’avait pas encore été traduit en français (aujourd’hui chose faite sous le titre s’organiser pour réussir). Cette année, cela fera donc 10 ans que j’utilise quotidiennement la méthode GTD pour m’organiser.

En regardant en arrière, je me rends surtout compte aujourd’hui que mon utilisation de GTD au début n’était pas efficace, et n’augmentait pas ma productivité. J’étais tellement fasciné par tous les aspects nouveaux de la méthode que je passais plus de temps à expérimenter et à peaufiner mon système qu’à réellement gagner en productivité. Mais petit à petit, j’ai passé de moins en moins de temps à modifier mon système GTD, et de plus en plus de temps à faire. Juste faire ce que je devais faire. Et au bout de cinq à sept ans environ, GTD est devenu presque invisible, transparent.

Aujourd’hui j’applique beaucoup de concepts de GTD sans même y penser. Mais pour y arriver, j’ai dû appliquer la méthode quotidiennement pendant des années. J’ai arrêté de bidouiller mon système sans arrêt. J’ai arrêté de tester toutes les applications possibles et imaginables. Je me suis fixé sur un choix qui me convenait et j’ai essayé de faire preuve de régularité.

J’ai l’impression que, faute de régularité, nous ne maîtrisons finalement que bien peu de compétences. Nous suivons une formation d’une journée puis nous ne mettons jamais en pratique ce que nous y avons appris ; faute de pratique, nous avons tout oublié quelques semaines plus tard. Alors, la régularité, ce n’est pas dristruptif, ce n’est pas cool. Mais c’est terriblement efficace.

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