Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

J’ai quatre sorties audio sur mon Mac de bureau. Comme je passe d’une sortie à une autre assez fréquemment, j’ai essayé d’automatiser le processus, mais sans succès. Ni Keyboard Maestro ni AppleScript n’offrent de solution pour changer la sortie son.

Heureusement, comme souvent, quelqu’un a rencontré le même problème et a développé une solution. Dans ce cas, la solution s’appelle switchaudio-osx. Elle permet de changer la sortie son à partir de la ligne de commande, et donc depuis Keyboard Maestro ou AppleScript.

La commande suivante va lister toutes les sorties son du Mac.

switchaudiosource -a

La commande suivante va sélectionner la sortie son du Mac appelée “Mac Mini Speakers”.

switchaudiosource -s "Mac mini Speakers"

Voici l’équivalent dans Keyboard Maestro :

switchaudiosource-keyboard-maestro-macos

À noter que j’ai ajouté le chemin d’accès /usr/local/bin/ devant la commande dans Keyboard Maestro, sinon cela ne fonctionne pas.

Il est également possible de définir l’entrée son utilisée. Par exemple la commande suivante va sélectionner l’entrée “Pass-Thru”.

switchaudiosource -t input -s "Pass-Thru"

Pour voir toutes les options possibles de switchaudiosource, il suffit d’entrer la commande sans aucun arguments.

switchaudiosource

Pour installer switchaudio-osx

Je l’ai installé via Homebrew (je sais, je sais, ce n’est pas la solution la mieux sécurisée du monde, mais c’est trop pratique).

  1. Si ce n’est pas déjà fait, installez Homebrew depuis le terminal.
  2. Ensuite, installez switchaudio-osx avec la commande brew install switchaudio-osx

Voilà, désormais vous pouvez l’utiliser pour automatiser le changement de sortie audio du Mac.

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Les dessins animés que nous aimons sont liés à l’époque où chacun d’entre nous grandit. J’ai grandi pendant les années 70, et je fais donc partie de la génération Goldorak, Capitaine Flam, Albator et Ulysse 31. Il y en avait bien d’autres, mais je ne cite que mes préférés, qui ont bien sûr en commun le thème de l’espace.

Je me souviens que j’avais un ami musicien qui m’avait dit que la musique de Capitaine Flam était très bien, sans y prêter plus d’attention. C’est en ré-écoutant récemment la bande son originale de ce dessin animé que je me suis rendu compte que les compositions de l’époque étaient en effet vraiment bien construites, même si typiques de la musique de l’époque. La version originale japonaise a ainsi été composée par Yuji Ohno :


Essayez d’imaginer mobiliser autant de musiciens aujourd’hui pour enregistrer un générique de dessin animé… En cherchant « Captain Future Yuji Ohno », vous devriez trouver la bande-son complète. Yuji Ohno a composé de nombreuses musiques de dessins animés, dont Lupin et Cobra.

De nombreux pays ont adapté la bande-son originale, souvent pour des raisons de droits. Ainsi, en France, on a le fameux générique composé :


J’ai un petit faible pour la version allemande, composée par Christian Bruhn, qui reprend un style de chant typique des années 70 :


Le truc qui m’a toujours fait halluciner, c’est que c’est Didier Barbelivien et Éric Charden, de Stone et Charden, qui ont composé et interprété la musique d’Albator. Ça m’a toujours fait marrer de penser à ces adultes, artistes connus, en train de chanter le plus sérieusement du monde les paroles de ces dessins animés :


Pour le coup, cette version n’a vraiment rien à voir avec le style et l’ambiance de la musique d’origine :


Pour l’anecdote, la série Albator 78 n’a pas de fin en France, le dernier épisode n’ayant jamais été diffusé. Pourquoi ? Parce que le combat de fin était totalement inapproprié pour un public jeune… Et franchement, cette fin c’est n’importe quoi.


Enfin la musique de bataille vaut la peine pour le petit passage qui ressemble à « v’la le bon vent, v’la le joli vent » - une fois qu’on le sait, on ne peut pas s’empêcher de faire le rapprochement.


Voilà, rien d’autre. C’était juste un moment de partage musical juste pour le plaisir.

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Il suffit d’une élection en demi-teinte pour l’extrême droite pour entendre les commentateurs expliquer que les électeurs se sont détournés de ses idées. Malheureusement ce n’est pas le cas. D’une part, ces élections ne sont pas représentatives, en particulier parce que les électeurs du Front National ne se sont pas mobilisés. D’autre part, l’extrême droite a prouvé une chose : ses idées sont bien ancrées et elle est très résistante.

Le paysage politique actuel reste très fragile. Le moindre faux pas, la moindre opportunité et le Front National sera là pour en profiter.

La menace reste bien réelle. Il ne faut pas baisser la garde. Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais.

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Il y a vingt ans, c'était très difficile de savoir quels morceaux de musique étaient réellement écoutés. On pouvait utiliser les sondages de taux d'écoute des radios, le volume de vente des disques, mais cela restait imparfait. Aujourd’hui, avec le développement de l'écoute de la musique en ligne, il est parfaitement possible pour la SACEM et Copie France d’avoir des statistiques précises sur le volume d'écoute des artistes, et donc de redistribuer l’argent collecté de manière équitable, en fonction du taux d'écoute réel.

La question est : pourquoi continuer d’utiliser un mode de redistribution opaque ? Ne serait-il pas plus simple et plus juste d’utiliser une redistribution au prorata, équitable pour le plus grand nombre ? Un tel système automatisé serait également bien plus efficace, et permettrait de réduire drastiquement le coût de fonctionnement de ces institutions, ce qui laisserait plus d’argent aux artistes.

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La semaine dernière, je disais qu’Asimov a tout faux. Malheureusement, je dois en repasser une couche : Asimov a encore tout faux. La source de mon ire cette semaine ? La maxime que répète à tout bout de champ son personnage Salvor Hardin :

La violence est le dernier refuge de l’incompétence.

D’un côté, il a raison. Il suffit de regarder les abrutis qui ont envahi le Capitole : une violence gratuite qui ne peut masquer le manque total d’intelligence de leurs actions. Dans la cour d’école, c’est le gros con qui passe son temps à frapper les personnes plus faibles que lui. En entreprise, c’est le supérieur incompétent qui gueule sur ses subalternes.

D’un autre côté, là où je ne suis pas d’accord, c’est que cette formulation (et la façon dont l’histoire se déroule dans son livre) laisse à croire que la violence n’est utilisée que par les personnes incompétentes. Or ce n’est pas vrai. La violence, bien que toujours répréhensible, peut être utilisée efficacement par des personnes compétentes qui n’ont aucun remords par rapport aux conséquences de leurs actions. Les États-Unis l’ont bien compris ; la diplomatie par les armes est un pan entier de leur doctrine. Seul, cela ne fonctionnerait pas, la suprématie militaire des États-Unis repose entièrement sur leur compétence à développer et maintenir leur suprématie économique.

Dans le livre d’Asimov, Salvor Hardin parvient à ses fins sans utiliser la violence, car effectivement son ennemi est incompétent. Mais aurait-il gagné contre un ennemi compétent utilisant la violence ? Je ne le crois pas.

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