Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

La semaine dernière, Elon Musk a acheté un peu moins de 10 % des actions de Twitter et a été nommé à son conseil d’administration.

Musk a déjà déclaré sa volonté de faire respecter la liberté d’expression sur la plateforme. Bien entendu, lorsqu’il parle de liberté d’expression, il ne voit que « sa » version : celle où il laisse Trump raconter les mensonges qu’il veut ou celle où il peut traiter de pédophile toute personne qui le critique.

Bref, pour Musk, la liberté d’expression, c’est acheter le droit de dire ce qu’on veut pour son usage personnel et ses copains et pouvoir censurer ceux qui nous critiquent. Autrement dit, c’est tout l’inverse de la liberté d’expression : c’est la base de la dictature.

Aujourd’hui, le pouvoir de limiter la désinformation est en grande partie dans les mains de plateformes privées, qui obéissent aux règles de leurs actionnaires. Il suffirait d’un accident, d’une mauvaise personne qui prenne le contrôle au mauvais moment, pour que nos démocraties basculent du mauvais côté.

On pourrait penser que le problème se limite aux réseaux sociaux. Pourtant, aujourd’hui, pratiquement tous les grands médias appartiennent à des groupes privés. Certains de ces groupes sont directement responsables de la montée de l’extrémisme dans nos pays. Pourquoi ? Il ne faut pas chercher très loin : une petite dose de xénophobie, la nostalgie d’un occident fantasmé, l’intérêt d’avoir un copain à la tête de l’État pour faire prospérer ses affaires, cela suffit à donner des idées à certains. Mais ces personnes sont aveugles : le totalitarisme n’engendre aucune prospérité. Il engendre la corruption et la violence et finit toujours par tout détruire.

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Avant de créer ma propre entreprise, j’ai été consultant pendant presque 13 ans, pour des cabinets très connus. Je connais donc bien le monde du conseil.

La raison pour laquelle j’ai envie de revenir sur la polémique actuelle autour de l’utilisation du conseil par l’État, ce n’est pas pour dire que le conseil c’est bien ou mal. C’est parce qu’elle illustre parfaitement à quel point les opinions manquent de recul et de nuance. Soit les gens sont outrés, trouvant que 1 milliard d’euros, c’est un pognon de dingue, soit ils défendent becs et ongles les cabinets, vitaux selon eux pour le fonctionnement de l’État.

Pourtant, pour toute personne qui prend le temps d’utiliser un peu sa tête pour réfléchir, ce n’est ni tout noir ni tout blanc. Même en simplifiant les choses, on ne peut pas être simplement pour ou contre : oui l’État a besoin de conseil externe, mais oui il y a des missions qui ne servent à rien ou pire. La réalité est donc, comme souvent, bien plus complexe.

Est-ce vraiment trop demander d’être capable de faire preuve d’un peu de discernement plutôt que de réagir de manière irrationnelle selon ses croyances ? Car seule une réaction nuancée peut améliorer les choses : utiliser le conseil lorsque c’est réellement utile, et éliminer les abus. Les autres réactions ne mèneront qu’à des aberrations qui ne feront qu’empirer les choses.

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Dans mon métier, on aime les citations de personnes célèbres et les proverbes chinois. C’est comme ça. Même si tu n’as rien à dire d’intelligent, ça fait toujours cultivé de citer Einstein ou de Gaulle. Mais je vais vous faire une confession : ces citations, c’est des conneries. Et mon objectif, aujourd’hui, est de vous le prouver.

Je commence par une histoire de vent : « lorsque le vent se lève, certains construisent des murs, d’autres des moulins. » Alors, déjà, quand le vent se lève où j’habite, personne ne construit ni mur ni moulin, c’est chacun sa merde. Ensuite, c’est supposé être plus intelligent de construire un moulin qu’un mur. T’es sur la plage, le vent te gêne, tu aimerais un muret, ou au moins un paravent pour te protéger. Et là il y a un mec qui débarque et qui te construit un moulin qui non seulement ne te protège pas du vent mais fait du bruit. Bravo. Ce proverbe n’a aucun sens.

Celle-ci n’est pas mal non plus : « ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ». Style prendre son élan et sauter à la seule force de leurs jambes jusqu’à la Lune. Manger des nouilles par le fion. Rendre Éric Zemmour intelligent. Quand c’est impossible, c’est impossible.

Et celle-là : « ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais, c’est peut-être la fin du commencement. » Winston Churchill aurait plutôt dû mettre fin à son alcoolisme, cela lui aurait évité de raconter des inepties sans fin.

Puis il y a le Nietzche : « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». Ben la moquette ne me tue pas, mais elle ne me rend pas plus fort. À moins que je la fume.

Je termine avec la pire citation de toutes : « moins c’est plus ». Quel est l’idiot qui a dit ça ? Avec une telle citation, ne vous étonnez pas si vous êtes nul en maths. Le philosophe médiéval Yngwie Malmsteen est le seul à dénoncer cette escroquerie : « Moins c’est plus… comment cela se pourrait ? C’est des conneries, plus c’est plus. »

Je vous le dis, plutôt que de vous ridiculiser avec des citations foireuses, faites confiance aux vrais philosophes comme Mike Tyson ou Jean-Claude Van Damme.

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Keyboard Maestro est mon application préférée. Elle permet de créer des « macros ». Une macro est un ensemble d’actions qui sont lancées par un événement déclencheur. Une macro simple est par exemple de lancer l’application Music lorsqu’on appuie sur le raccourci clavier commande-M. Un exemple plus compliqué est par exemple de récupérer des données sur le web tous les lundis puis de les intégrer automatiquement à une base de données. Les possibilités de Keyboard Maestro sont virtuellement infinies, et ce malgré le quasi-sabotage de l’automatisation par Apple ces dernières années (oui je sais, il y a Raccourcis, mais ses possibilités sont ridicules par rapport à ce qui était possible de faire avec AppleScript).

La version 10 permet de créer des « menulets » dans la barre de menus, ces icônes qui sont dans la partie droite de la barre. Si vous avez un petit écran, cela risque de faire encombré, mais sur un grand écran on peut mettre beaucoup de choses. Comme exemple, j’ai créé un « menulet » qui affiche le nom du morceau en cours de lecture dans l’application Music, avec la possibilité de mettre la lecture en pause et de passer au morceau précédent et suivant.

Music Menulet Keyboard Maestro

Si cela vous intéresse, j’explique ci-dessous comment faire (désolé, mon système est en anglais, j’ignore le nom des commandes exact en français).

Créer un groupe qui servira de menu

Allez dans le menu File → Create New Macro Group.

Nommez le nouveau groupe « Music Menu » (ou Toto ou ce que vous voulez, ça n’a pas d’importance, c’est juste pour vous souvenir de ce que le groupe fait).

Une fois le groupe créé, vous pouvez le configurer comme suit :

Music Group Keyboard Maestro

  • Mettre « When these applications are running » avec « Music » comme application (logique).
  • Mettre « Display in menu bar ». C’est ce qui transforme le groupe en menulet.
  • Mettez bien le nom du named clipboard qui contiendra l’icône. Vous pouvez créer un named clipboard dédié dans les préférences de Keyboard Maestro. Je vous conseille le même nom ridicule que moi, « zeMusicMenuIcon », car cela va vous faire gagner du temps.
  • Mettez aussi le nom de la variable qui contiendra le nom du morceau. Pareil, utilisez le même nom que celui que j’ai utilisé, « zeMusicTrack ». Vous pouvez bien sûr utiliser des noms différents, mais vous devrez modifier les macros à l’étape suivante.

Vous avez la flemme

Si j’étais vous, j’aurais la flemme de tout recopier. Alors je me demanderais s’il est possible de télécharger directement le bazar. Oui, c’est possible en cliquant ici. Téléchargez l’archive, décompressez-là, double-cliquez dessus pour l’installer dans Keyboard Maestro et vous aurez directement toutes les macros dont je parle ici disponibles dans la bibliothèque de macros.

Macro Library Keyboard Maestro

Les macros sont disponibles dans Window → Macro Library. Puis, sélectionnez Interface Control et faites glisser l’élément « Music Menu Macros » dans le groupe que vous venez de créer. Paf, les 5 macros sont automatiquement ajoutées au groupe et vous pouvez lire la suite juste pour votre culture générale.

Créez la macro qui met à jour le nom du morceau

Je ne vais pas tout expliquer ici, ce serait trop long, mais en gros il y a un AppleScript qui récupère le nom de l’artiste et du morceau. Ensuite on utilise cela pour rafraîchir la variable utilisée pour le nom du menu.

Macro Update Music Track Name

Créez les autres macros

Il ne reste plus qu’à créer les macros pour démarrer la lecture ou mettre sur pause, et pour passer au morceau précédent ou au morceau suivant. Ces macros sont plutôt simples, donc je vous laisse regarder comment elles fonctionnent directement dans Keyboard Maestro. Il y a une dernière macro qui existe pour activer l’application Music au premier plan.

Conclusion

Ce n’est qu’un exemple pour montrer ce qu’il est possible de faire avec Keyboard Maestro. Cependant, chaque fois que j'écris un article dessus, je me rends compte que ce programme nécessite de connaître les concepts de base de la programmation pour en tirer le meilleur parti. Ce n’est pas le programme le plus simple du monde, mais bien utilisé il peut fortement augmenter votre productivité.

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  • Vladimir Poutine a décidé d’attaquer l’Ukraine, mais cela l’a mené à sa perte. La population russe et l’armée se sont retournées contre lui. La Russie a décidé de voter des lois pour protéger leur démocratie et éviter qu’une telle aberration puisse se reproduire.
  • L’extrême droite a failli renverser de nombreuses démocraties en Europe, dont la France. Mais les gens se sont rendu compte que cela allait les mener à l’autoritarisme, à la guerre, à la discrimination et à la haine, et ils les ont bannis du champ politique.
  • Le changement climatique menaçait la vie sur Terre, mais l’humanité a su prendre les décisions difficiles pour que notre génération ait un bel avenir.
  • Les pains au chocolat ont failli s’appeler chocolatine, mais le bon sens a prévalu et tout est rentré dans l’ordre.

Car à trop nous focaliser sur nos envies du moment, nous finissons par oublier l’impact de nos actions sur demain.

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