Philosophie de blog

Imaginez que quelqu’un invente la meilleure serrure du monde. Puis imaginez qu’elle ajoute un deuxième mécanisme caché qui permet d’ouvrir cette serrure avec une clé standard. Vous vous diriez que c’est complètement idiot. La qualité de la serrure dépend directement de son composant le plus faible, dans ce cas le mécanisme d’ouverture avec une clé standard. C’est exactement ce que veulent faire les gouvernements occidentaux avec le chiffrage. Ils souhaitent se doter d’une clé universelle (souvent appelée « backdoor », porte dérobée, mais le terme de clé universelle me paraît plus juste) pour pouvoir déchiffrer toutes les communications privées.

Dans sa présentation de 2009, Simon Sinek explique clairement que les meilleurs leaders commencent toujours par le pourquoi, leur vision. Ils en déclinent le comment (le processus, l’organisation) puis le quoi (ce que les employés font). Dans les entreprises figées, le quoi est devenu le plus important. Le quoi, ce que font les gens au jour le jour, a remplacé le pourquoi, la vision. Et quand le quoi remplace le pourquoi, on ne veut plus changer.

Licorne : animal très rare aux pouvoirs surnaturels, qui en réalité n’existe que dans l’esprit des personnes assez stupides pour y croire. Uber est un mensonge économique. Tout le monde pense qu’Uber a révolutionné, non, pardon, en bon startuplangue, a disrupté le marché avec un business model novateur. En réalité, Uber perd 1 milliard de dollars par trimestre, parce que leur seul véritable avantage compétitif, c’est de pratiquer le dumping économique et social.

« La liberté, c’est la faculté de choisir ses contraintes. » Je ne suis pas sûr de qui a dit cela ; j’ai trouvé une vague attribution à Jean-Louis Barrault sur internet. Mais je trouve cette vision de la liberté assez juste. Devenir une star à Hollywood, c’est difficile, très difficile. Cela ouvre des portes et permet de faire des choses que personne d’autre ne pourrait. Pourtant, cela implique aussi d’abandonner la notion de liberté telle que nous la connaissons : impossible de prendre un café tranquillement à une terrasse ou de simplement sortir de chez soi dans la rue.

Cet article continue la série d’exemples concrets sur les effets des problèmes systémiques. J’ai déjà parlé de l’écosystème numérique français et du Boeing 737 Max. Aujourd’hui : les mondiaux d’athlétisme au Qatar. Pourquoi choisir un pays où il fait trop chaud pour les athlètes et où le public est quasi inexistant pour organiser un des événements sportifs majeurs de l’année ? À cause d’un problème systémique. Comme dans les autres exemples, nous retrouvons les trois facteurs destructeurs :