Philosophie de blog

« Personne n’est irremplaçable » Cette phrase est complètement fausse. Steve Jobs était la seule personne au monde qui a pu sauver Apple comme il l’a fait. Mais il n’y a pas que Steve Jobs. Nous avons tous quelqu’un ou quelque chose pour qui nous sommes irremplaçables. Et lorsque nous accordons notre attention à ce qui en vaut la peine plutôt qu’à ceux qui nous considèrent comme des ressources, nous devenons tous irremplaçables.

J’aime les articles que j’écris qui ont l’air intelligents, et qui sont réellement intelligents. Dans les faits, ils ont souvent l’air intelligents, mais en réalité ils sont cons. Plus rarement, par accident, ils ont l’air cons, mais en réalité ils sont intelligents. Mais l’élite de ce blog, sa fierté, sa palme d’or de la légion d’honneur, ce sont les articles qui ont l’air cons et qui sont réellement cons. C’est ceux que j’apprécie le plus.

Combien de pommes vaut un sac Louis Vuitton ? Cette question n’a aucun sens. Ces deux produits sont totalement différents. Un est un aliment, la base de ce qui nous permet de vivre. L’autre est un produit de luxe, bien moins pratique qu’un cabas de chez Carrefour et pourtant convoité par des millions de personnes. Cette question n’a aucun sens, et pourtant notre économie, en particulier l’argent, permet d’y apporter une réponse très facilement.

Je ne sais pas pourquoi, les gens ont tendance à séparer esprit logique et esprit créatif. On associe l’esprit logique à la rationalité, au cartésien, et on lui oppose l’esprit créatif, qui serait libre de tout ce carcan logique. Pourtant, à mon avis, c’est complètement faux. L’un ne peut exister sans l’autre. Prenez tous les grands mouvements artistiques, symbole de la créativité par excellence. Quel que soit le domaine artistique, musique, peinture, photo, architecture, design, danse, tous s’appuyent sur des systèmes logiques qui les définissent.

Vous connaissez probablement l’histoire de la chèvre de M. Seguin. Attachée à un piquet, la chèvre ne rêve que de s’évader dans la montagne, pour goûter l’air de la liberté et savourer l’herbe sauvage. Monsieur Seguin a beau lui dire qu’elle va se faire dévorer par le loup, rien n’y fait. L’idée est trop tentante, et la chèvre finit par s’échapper. Elle profite pleinement de la liberté, mais une fois la nuit venue, le loup arrive.