Philosophie de blog

Lorsqu’on fait de la menuiserie, on s’aperçoit très rapidement de sa capacité ou non à réaliser un projet avec la qualité voulue. Suis-je capable de faire un assemblage tenon - mortaise propre ? Est-ce que mes pièces s’emboîtent parfaitement ? Y a-t-il du désaffleur ? Très vite, n’importe qui peut voir notre vrai niveau de compétence, même si un spécialiste verra bien plus de choses qu’un néophyte. Bien sûr, en menuiserie comme ailleurs, il est possible de « tricher » un peu ; utiliser des lamellos ou des dominos demande un apprentissage spécifique, mais au final cela requiert moins de savoir-faire et est plus rapide que de faire un assemblage classique.

Il y a quelque chose qui me fascine dans la promesse faite par les partisans de l’homéopathie : leurs produits conservent tous les effets bénéfiques pour l’homme (ou l’animal) mais perdent tous leurs effets nocifs. Réfléchissons bien à cette propriété de l’homéopathie. S’il s’agissait d’un effet de mémoire de l’eau, le produit homéopathique conserverait tous les effets de la substance d’origine, pas simplement les bons effets. Comment fait l’homéopathie pour faire la distinction entre ce qui est bon et ce qui est mauvais pour l’homme ?

Vous connaissez les trois lois de la robotique ? Celles-ci ont été énoncées par le célèbre écrivain Isaac Asimov dans son livre « Cercle vicieux ». Les voici telles que décrites sur Wikipedia : un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, en restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger ; un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi ; un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Prenez l’équipe de foot de Trifouillis les Oies. En face mettez Ronaldo, ou n’importe quel joueur professionnel. Je parie qu’il bat à lui tout seul les 11 gars. Si en plus Ronaldo est aidé par un gardien de but, je suis certain qu’il écrase l’équipe adverse, à 2 contre 11. Jouer ensemble, c’est bien. Collaborer, c’est bien. Mais cela ne doit pas occulter le fait qu’une équipe, aussi nombreuse soit-elle, ne remplacera pas la compétence.

« Personne n’est irremplaçable » Cette phrase est complètement fausse. Steve Jobs était la seule personne au monde à avoir pu sauver Apple comme il l’a fait. Mais il n’y a pas que Steve Jobs. Nous avons tous quelqu’un ou quelque chose pour qui nous sommes irremplaçables. Et lorsque nous accordons notre attention à ce qui en vaut la peine plutôt qu’à ceux qui nous considèrent comme des ressources, nous devenons tous irremplaçables.