Philosophie de blog

Samedi, je me suis réveillé et j’ai eu une idée en lisant un article sur MondayNote : et si j’attaquais les journaux français pour abus de position dominante parce qu’ils refusent de me payer pour afficher de la pub pour mon blog ? En refusant d’afficher ma pub et de me payer pour le faire, ils abusent de leur position et font chuter le nombre de vues sur mon blog. Ouin ouin.

Vous venez de faire une excellente réunion de brainstorming. Félicitations. Vous venez de réaliser le 1 % facile. Il ne vous reste plus qu’à réaliser les 99 % difficiles. Le côté pervers des réunions de brainstorming, c’est qu’elles donnent l’impression aux personnes d’avoir accompli de grandes choses en peu de temps. Mais une fois l’euphorie retombée, on commence à regarder les détails. On se rend compte que certaines idées « super urgentes prioritaires importantes » n’ont en réalité qu’une très faible importance.

Suite à mon billet sur le problème systémique de l’écosystème numérique français, je suis sûr que de nombreuses personnes restent persuadées que j’exagère les problèmes causés par mes trois facteurs (dévalorisation des profils compétents, appropriation du pouvoir par une caste sans compétence, perturbations politiques). J’ai donc décidé d’illustrer à quel point ces trois facteurs, regroupés, peuvent être destructeurs. Mon premier exemple s’appuiera sur cet article, en anglais, qui donne sont point de vue sur comment Boeing en est arrivé au fiasco du 737 Max.

Google Stadia est un service de jeu en ligne. Un des problèmes de ces services, c’est ce qu’on appelle le temps de latence : le délai entre le moment où l’on envoie un ordre (par exemple on appuie sur une touche pour tirer) et le moment où notre joueur tire réellement. La latence intervient dans les deux sens de la communication : à l’envoi des données de votre ordinateur vers le serveur, et lors de la réception des données du serveur sur votre ordinateur.

Vous avez sûrement entendu parler de la taxe Google News mise en place par nos gouvernements européens. L’idée est de faire payer Google à chaque fois qu’ils publient un très court extrait d’un article de presse. C’est pas con, pourquoi se contenter du beurre quand on peut se faire payer par la crémière pour prendre le beurre ? Ce que je veux mettre en avant aujourd’hui, à travers cet exemple, est qu’il ne s’agit pas du tout de faire payer Google pour une quelconque concurrence déloyale.