Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

C’est LA nouvelle du siècle : une nouvelle BD de Goldorak va sortir, et personne ne m’a prévenu. Mais que fait notre gouvernement ???

À priori elle sera disponible le 15 octobre, et sur la couverture il y a les noms d’auteurs bien connus des fans de BD. Actarus a troqué son éternel pull jaune et son gilet de cowboy pour une blouse en cuir et il s’est laissé pousser la barbe. Il se déplace peut-être en vélo, mange bio et poste des selfies sur Instagram. Goldorak a pris un peu de poids à force de ne plus rien faire. Il est temps de repartir au combat !

Et ça tombe bien, d’après le texte de quatrième de couverture, un Golgoth de la dernière Divison Ruine surgit de nulle part. Pour rappel, la Division Ruine c’est ceux qui sont tellement forts qu’il faut parfois deux épisodes au lieu d’un à Goldorak pour gagner. Ça va saigner.

Alors voilà, le 15 octobre, ne me faites pas chier. Je ne suis pas disponible, je passe dans un tunnel.

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Aujourd’hui, je ne vais pas encore donner mon avis sur un sujet que je ne connais pas. Ce qui m’interpelle c’est une question que je me pose.

Je suis certain que le travail régulier l’emporte, de très loin, sur le travail de dernière minute. L’exemple le plus flagrant est la musique : impossible d’apprendre un morceau correctement en s’y prenant la veille. Je suis même plutôt « lent » : si je peux apprendre un morceau en un temps raisonnable, il me faut souvent plusieurs mois avant d’être complètement à l’aise lorsque je le joue.

Mais ce qui m’interpelle, c’est ce que j’ai lu récemment sur un forum. Une personne a expliqué qu’il était beaucoup plus efficace de s’entraîner à jouer de la guitare cinq heures par jour pendant un an que de passer une heure par jour pendant cinq ans.

Je n’ai pas de test scientifique pour juger si c’est vraiment mieux, mais intuitivement je pense qu’il y a du vrai. En effet, sur une session d’une heure, il me faut au moins vingt à trente minutes pour simplement m’échauffer. Cela ne laisse que trente minutes pour travailler des points précis, ce qui est finalement très très peu, et, de ma maigre expérience personnelle, bien insuffisant pour réellement progresser. Ce n’est qu’en faisant des sessions plus longues que je ressens un réel progrès.

Alors je ne peux pas jouer cinq heures de guitare tous les jours car je n’en ai pas le temps. Mais… jouer régulièrement ET jouer plusieurs heures certains jours, ça, c’est possible, et c’est ce que je vais essayer de faire. Je verrai bien si cela est bénéfique ou non.

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Vous avez peut-être appris que Protonmail a donné les adresses IP de certains utilisateurs aux autorités françaises, et ce à leur demande. On peut crier au scandale, mais Protonmail ne peut rien faire : la demande ayant été faite en bonne et due forme aux autorités suisses, la société a été obligée de s’y conformer.

L’erreur de Protonmail a été de dire qu’ils ne conservent pas l’historique des connexions des utilisateurs. C’est peut-être vrai la plupart du temps (je n’en sais rien), mais une fois une demande officielle faite, ils sont bien obligés de le faire, comme toute autre société. L’erreur des utilisateurs a été de croire que le chiffrement les protégeait. Pas besoin du contenu des messages, les métadonnées sont suffisantes pour identifier une personne.

La leçon à retenir est qu’aujourd’hui, contrairement à ce que certains veulent nous faire croire, l’anonymat n’existe pas sur Internet, uniquement le pseudonymat. Si vous pouvez vous cacher un temps, une fois marqué comme cible à identifier, les autorités finiront toujours par vous trouver, que vous utilisiez une messagerie chiffrée, un VPN, Tor ou n’importe quel autre système. La seule chose qui change, ce sont les moyens employés et le temps nécessaire pour vous identifier.

Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Tout dépendra des motivations du gouvernement qui vous identifiera. S’il était impossible d’identifier les personnes, le crime s’approprierait totalement Internet. D’un autre côté, s’il était impossible de masquer son identité, il serait impossible pour les lanceurs d’alerte de faire leur travail ou pour les dissidents politiques de communiquer.

Mais si vous croyez être anonyme sur Internet, ne vous faites pas d’illusions : vous ne l’êtes pas.

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Apple est la société qui produit les gadgets high-tech avec la meilleure qualité globale. On peut en débattre pendant des heures, on peut pointer du doigt leurs quelques fiascos industriels comme le clavier papillon, le fait est qu’ils sont la référence de toute l’industrie high-tech en termes de qualité.

Tim Cook résumait bien la philosophie d’Apple lorsqu’il disait « Apple ne sait pas faire de produits bas de gamme ». Chaque produit est conçu en portant attention aux moindres détails.

De manière générale, je pense que cette approche leur réussit particulièrement bien. Il suffit de voir leurs bénéfices. Pourtant, il y a un domaine où cette approche se retourne contre eux : celle des machines « pro », en particulier le Mac Pro. Et pour cela, je vais prendre trois exemples : les serveurs XServe, le Mac Pro cylindre et le Mac Pro actuel.

Les serveurs XServe étaient les plus beaux. Malheureusement, ils n’étaient pas particulièrement compétitifs en termes de coût et leur design ne répondait pas nécessairement à la demande du marché.

Le Mac Pro cylindrique, lui, était une sorte d’héritier du Cube, mais rond. La machine était tellement optimisée et intégrée qu’Apple ne l’a presque pas fait évoluer, à l’opposé de ce que recherchent les pros.

Enfin, le Mac Pro actuel est une belle machine (enfin, moi je le trouve très moche, mais c’est une question de goût), mais encore une fois, était-ce vraiment nécessaire de passer autant de temps à concevoir l’intérieur le plus beau possible ? Je ne crois pas. À mon avis, les pros auraient préféré une machine peut-être au design un peu moins léché mais capable d’évoluer plus rapidement.

Derrière la simplicité apparente peut se cacher une grande complexité de conception, et c’est le petit travers dans lequel Apple ne peut s’empêcher de tomber pour ses machines « pro ». Parfois, un avoir un truc un peu plus bordélique en apparence avec quelques fils qui dépassent c’est bien plus simple que de vouloir tout optimiser.

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Et si, en vendant ses iPhone plus cher, Apple avait tout compris ?

D’une part, Apple est une société capitaliste. Le système capitaliste requiert une croissance du chiffre d’affaires, pour des tas de raisons plus ou moins intelligentes ou idiotes, la raison principale étant moins financière que psychologique : une décroissance est instinctivement perçue comme un échec. Tant qu’un meilleur système n’aura pas été mis en place, Apple sera condamné, comme toutes les entreprises cotées en bourse, à essayer de continuer à faire croître son chiffre d’affaires.

D’autre part, il n’est tout simplement pas possible d’être une entreprise « écoresponsable » en vendant toujours plus d’unités chaque année. Donc, la seule manière de satisfaire le système capitaliste tout en étant « écoresponsable », c’est d’augmenter les prix pour compenser une baisse des ventes en nombre d’unités.

Malheureusement, Apple n’a pas tout compris. Aujourd’hui l’augmentation du prix n’est pas liée à une logique écoresponsable, mais plutôt à la saturation du marché. Payer un smartphone plus cher, pourquoi pas, mais à une condition : que ces téléphones puissent effectivement être utilisés longtemps, au minimum six ans. Cela implique que le téléphone puisse être réparé sans trop de difficultés et que le logiciel soit maintenu pendant au moins six ans.

Aujourd’hui, la durée de vie moyenne d’un iPhone est estimée autour de 3 ans. Doubler cette durée de vie permettrait de réduire drastiquement la quantité de déchets. Si c’était effectivement le cas, je serais prêt à payer mon iPhone plus cher. Mais payer plus de mille euros pour un téléphone qui durera trois ans ? Non merci.

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