Sur les conseils de mon ami et collègue Ricardo, j’ai lu l’article How to be successful, sur le blog de Sam Altman. Je ne suis pas toujours d’accord à 100 % avec les conseils donnés, mais dans l’ensemble je trouve qu’ils sont bons. Une phrase en particulier a retenu mon attention :

« people have an incredible ability to always match their lifestyle to next year’s salary »

En français : « Les gens ont une capacité incroyable pour calquer leur train de vie sur le salaire de l’année prochaine ».

Un entrepreneur peut avoir beaucoup de défauts. Sauf un. Il ne peut pas être incapable de gérer son argent. Pourquoi ? Parce que c’est l’élément qui va augmenter directement le burn rate du cash disponible. Et quand le cash atteint 0, c’est la mort immédiate de l’entreprise.

Certains entrepreneurs sont très (très très très) doués pour se justifier à eux-mêmes des dépenses totalement inutiles. Invariablement, une fois le cash initial cramé, leur entreprise disparaît. Ce n’est jamais leur faute. Toujours celle du marché. Ou des concurrents. Ou des méchants. Quand il n’y a plus d’argent, ils vont faire le tour jusqu’à trouver quelqu’un qui accepte de leur prêter des sous. Ils recommencent, crament tout et n’apprennent jamais.

Vous voulez réussir ? Commencez par dépenser le moins possible. Vous ne voulez pas faire cet effort ? Ne devenez pas entrepreneur.

Aujourd’hui, je veux apporter une réponse à une question essentielle : si on fait le total des points accumulés lors de chaque épisode, quel fou du volant a gagné le championnat ? La seule chose certaine : comme Satanas et Diabolo finissaient toujours derniers, ils ne peuvent pas avoir gagné le championnat. Mais des autres, qui arrive en tête ?

Tout d’abord, il faut comptabiliser l’ordre d’arrivée des concurrents lors de chaque épisode. Pour cela, deux solutions. La première est de me retaper tous les épisodes. Trop fatigant. La deuxième : utiliser l’info disponible sur Wikipedia. Seules les trois premières places sont disponibles, tant pis, seuls ces résultats seront comptabilisés.

Ensuite il faut se mettre d’accord sur un système de comptage des points. À l’époque du dessin animé, en formule 1 le premier marquait 9 points, le deuxième 6 et le troisième 4. C’est ce système que je vais utiliser.

Voici donc le moment de vérité. Le nom du gagnant du championnat des fous du volant !

Avec 87 points, les champions sont les Frères Tête-dures, Roc et Gravillon, dans la Caraverne.

Vous pouvez télécharger les résultats complets ici.

Si vous trouvez cet article totalement sans intérêt, c’est normal.

… et très probablement se faire botter le cul.

Une association (de personnes, d’entreprises…) ne donne pas automatiquement un meilleur résultat. Pour cela, il faut que l’association :

  • crée une valeur qui n’est pas disponible séparément, ce qui n’est pas le cas ici. Ce n’est que l’addition des offres des trois chaînes.
  • apporte une différenciation forte par rapport à la concurrence. Le simple fait d’avoir une seule plateforme (dont la qualité n’est pas encore connue) n’est pas un argument différenciateur suffisant.
  • crée une taille de marché suffisant pour avoir les moyens financiers de lutter avec des géants mondiaux. Ce n’est pas le cas.
  • donne une raison unique pour que les clients aient envie d’y souscrire. C’est le point le plus crucial, qui fera le succès ou non d’une telle plateforme. Peut-être que TF1, FT et M6 vont créer une série réellement géniale. Ou mettre du contenu passionnant non disponible sur les chaînes classiques. Mais j’en doute.

Si je suis pessimiste, c’est en raison du passif très lourd des acteurs français. Pourtant, lutter contre Netflix est possible. Arte, par exemple, a compris qu’il ne servait à rien de lutter frontalement. La chaîne a fait des choix radicaux dans sa programmation, qui s’adressent à un public cible très différent. Puisqu’elle n’a pas d’argent pour produire des séries, elle va en chercher dans tous les pays européens.

Mais battre Netflix avec Joséphine ange gardien et perdu de recherche ? Non.

Vous le savez sûrement déjà, Ideas on Stage est mon entreprise spécialisée dans les présentations en public. Jusqu’à présent je publiais un article chaque lundi sur mon blog personnel, ce que je vais continuer à faire. En plus, à partir de cette année, je publierai également un article chaque mardi sur le blog d’Ideas on Stage, en anglais et en français (j’écris d’abord l’article en anglais, qui est vérifié et corrigé par des personnes dont c’est la langue maternelle, puis je le traduis en français).

Le premier article de la série parle de la façon de communiquer un profit warning suite à l’annonce de résultats inférieurs aux attentes d’Apple.

Fin 2018, Apple a présenté Marzipan, un système pour créer des apps iOS compatibles avec macOS. Certains y ont vu une excellente solution pour enrichir le catalogue d’applications Mac, qui est peut-être de qualité, mais loin d’avoir le dynamisme de l’écosystème d’iOS. Cela s’explique très simplement. Il y a en circulation autour d’un milliard de terminaux iOS, alors qu’on estime qu’il y a « seulement » cent millions de Mac en activité.

Marzipan permet donc de déployer les applications iOS sur Mac. Mais pourquoi est-ce que Marzipan ne permettrait pas l’inverse, déployer les apps Mac sur iOS ? Tout simplement parce que cette deuxième option est impossible. Tout Mac a la capacité de faire tourner une app iOS avec un minimum d’adaptations, mais l’inverse n’est pas vrai ; faire fonctionner une application Mac sur un iPad demande de repenser de fond en comble la façon dont elle fonctionne. C’est toute l’ironie de l’histoire. En voulant privilégier le développement d’apps compatibles avec iOS, Apple vient d’admettre, consciemment ou non, la supériorité du Mac sur l’iPad.

Vous pouvez penser que ma conclusion est influencée par ma secrète et tendre préférence pour le Mac. Et vous aurez raison. Mais c’est un élément de plus qui nous rappelle qu’iOS a une montagne de petits problèmes à surmonter pour devenir une plateforme réellement productive.