Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

De tout temps, nous avons toujours voulu des remèdes rapides et surtout ne demandant aucun effort. Perdre du poids en buvant du coca. Devenir immortel avec une lampe au sel. Devenir super musclé en regardant la télé. Être attaché parlementaire sans rien faire. Si on exclut le dernier exemple rendu possible par la singularité de l’espace-temps politique, dans la réalité aucune de ces solutions ne fonctionne. Au fond de nous-mêmes, nous le savons, mais nous avons envie de croire que c’est possible.

Si vous regardez les pubs poubelles du web, vous verrez qu’un grand nombre concernent ces « solutions miracles ». Elles vous attirent avec un joli titre accrocheur et vous endorment avec des promesses irréalistes. Le seul bon réflexe à avoir face aux solutions miracles, c’est de s’enfuir en courant.

Pour notre corps, c’est pareil. Internet abonde en publicités avec des images fauxtoshopées pour nous vendre des solutions miracles pour attraper un corps de rêve en mangeant des gâteaux. Au fond de nous-mêmes, nous savons que ces méthodes sont impossibles, qu’il s’agit forcément d’une arnaque. Et pourtant, c’est plus fort que nous, nous voulons y croire.

TED est victime de ce même phénomène. Les présentations des intervenants devraient nous pousser à en découvrir plus sur les sujets qui nous intéressent. Au lieu de cela, trop souvent nous éteignons notre raisonnement critique et nous nous laissons bercer par les paroles des intervenants. Pourtant, pour voir l’envers du décor, il y a il y en a beaucoup qui présentent très bien mais ne maîtrisent pas réellement ce dont ils parlent. À l’inverse, je connais des experts ennuyeux, qui font moins le show, mais qui mériteraient 100 fois plus d’être sur scène.

En achetant des solutions faciles, nous nous trompons nous-mêmes. Nous évitons de prendre le chemin difficile : celui de la régularité. Or, que ce soit pour apprendre une langue étrangère, maigrir, jouer d’un instrument de musique, écrire un livre, ou progresser dans n’importe quel domaine, il n’y a qu’une approche qui fonctionne : celle de la régularité.

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L’étude sur le coronavirus publiée dans le journal « The Lancet » a fait couler beaucoup d’encre. Mais dans un contexte chargé d’émotion, peu de journaux font finalement vraiment la part des choses.

Oui, le journal The Lancet n’a pas suffisamment vérifié l’étude avant de la publier. Mais ils ont fait ce qu’ils devaient faire. Lorsque des critiques ont été émises sur la validité des données et des résultats, ils ont regardé si les faits justifiaient ces critiques. Comme c’était le cas, ils ont émis une mise en garde. Puis, les données sur lesquelles l’étude était basée s’avérant trop peu fiables, ils sont passés à l’étape suivante, ils l’ont rétracté.

C’est la preuve que le processus scientifique fonctionne. La science n’est ni une réponse, ni une solution, ni un point de vue, ni une croyance. C’est un processus complexe qui vise à valider les données, éliminer les erreurs et les biais cognitifs humains du processus d’expérimentation. C’est un processus fastidieux qui consiste à vérifier et revérifier si les conclusions correspondent aux faits.

Les scientifiques font des erreurs, souvent involontaires, parfois volontaires ; ils restent des humains, limités par leurs connaissances, leurs croyances, les données et la technologie à leur disposition. Le processus scientifique est là pour nous protéger au mieux de ces erreurs. Il existe aussi pour éviter qu’un individu ne profite de son aura pour imposer son point de vue sans preuve. Le vrai problème, ce n’est pas que Didier Raoult soit pour l’hydroxychloroquine. Le vrai problème, c’est qu’il refuse de mener un essai clinique rigoureux permettant de valider ou invalider la véracité de son affirmation.

Si les journaux pouvaient recentrer le débat sur le problème de méthodologie plutôt que sur le problème de personnalité, on ferait déjà un très, très grand pas en avant.

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Pendant le confinement, comme beaucoup de parents, nous avons reçu les devoirs pour nos enfants chaque jour. La routine était toujours la même : se connecter sur École Directe, télécharger la liste des devoirs et les pièces jointes, parfois nombreuses, faire les devoirs, les scanner puis les envoyer au professeur.

Pour me simplifier un peu la vie, j’ai décidé d’adopter un classement des documents assez simple : un dossier par jour, avec un sous-dossier « In » pour les documents reçus du professeur, et un sous-dossier « Out » pour les devoirs scannés à envoyer. Devant répéter cette action quatre fois par semaine, il était logique de créer une macro pour le faire automatiquement pour moi. Comme souvent, j’ai utilisé Keyboard Maestro, qui est à mon avis la solution la plus simple pour cela.

Voici la macro. Pas besoin de la recréer, vous pouvez la télécharger en cliquant sur ce lien. Il faudra changer la variable « zeBasePath » avec le chemin vers votre dossier de base (celui dans lequel le dossier par date sera créé). Il faut que zeBasePath finisse avec un /. Vous pouvez utiliser le raccourci ~ pour indiquer votre dossier utilisateur. Pour déclencher la macro, je l’ai mise dans une palette dans le Finder.

Pour utiliser cette macro :

  • Sélectionnez dans le Finder les documents que vous voulez automatiquement placer dans le nouveau dossier In.
  • Déclenchez la macro, par exemple avec un raccourci clavier ou à partir d’une palette Keyboard Maestro.
  • La macro va alors vous demander de confirmer la date du dossier à créer, elle va créer le dossier et les sous-dossiers, puis elle va déplacer tous les documents que vous avez sélectionnés dans le Finder dans le sous-dossier « In » nouvellement créé.
  • Enfin, la macro ouvrira automatiquement le nouveau dossier dans le Finder. Et voilà !

Macro Dossiers Devoirs

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« C’est compliqué… »

C’est une réponse que détestent de nombreuses personnes. C’est une réponse que de nombreux dirigeants ne veulent pas entendre. C’est une réponse qui les met dans une position d’insécurité et d’impuissance. Pourtant, dans bien des cas, c’est la seule réponse honnête.

Une réponse simple pour l’économie ? La réalité c’est que toute décision économique engendre des effets de bord. Ne rien donner, c’est condamner de nombreux secteurs. Donner sans contreparties c’est la porte ouverte aux abus. Trop privatiser revient à mettre l’homme au service de l’économie, trop nationaliser, c’est réduire la pression compétitive ce qui à érode la qualité de service. C’est compliqué.

Une réponse simple pour le coronavirus ? La réalité c’est que toute réponse doit trouver un compromis entre sécurité des personnes, sécurité alimentaire (ben oui, ne rien avoir à manger ce n’est pas génial non plus) et réalisme économique (tout le monde au chômage = pays foutu). C’est compliqué.

Et lorsqu’une vraie solution simple émerge, celle-ci est rarement le résultat d’une réflexion simple et bien plus souvent celui d’un travail très complexe que nous ne voyons pas.

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Pendant le confinement, comme beaucoup de parents nous avons fait école à la maison. Tous les jours, nous avons reçu les devoirs des élèves, et ces devoirs incluaient de nombreuses pièces jointes qu’il fallait imprimer.

La méthode classique consiste à télécharger chaque pièce jointe, les ouvrir une à une, puis à choisir Fichier — Imprimer autant de fois que nécessaire. Heureusement, sur macOS, il existe une solution bien plus simple, qui consiste à ajouter l’imprimante au Dock puis à glisser-déposer les documents sur l’icône de l’imprimante. Voici comment faire.

Ajouter l’icône de l’imprimante de manière permanente au Dock de macOS

  1. Ajouter l’imprimante au Dock. Pour cela, je vous conseille de simplement imprimer un truc, n’importe quoi, une page avec « toto » suffit, de façon à ce que l’icône de l’imprimante apparaisse dans le dock. SURTOUT NE FERMEZ PAS LA FENÊTRE DE L’IMPRIMANTE À CE STADE, sinon l’icône de l’imprimante va disparaître du Dock, et vous serez obligé d’imprimer une nouvelle feuille toto.
Fenêtre Imprimante macOS
  1. Normalement, vous devez voir l’icône de l’imprimante dans le Dock, comme dans ma capture d’écran ci-dessous.

macOS Dock Imprimante

  1. Faites un clic droit sur l’icône de l’imprimante dans le Dock et choisissez Options — Garder dans le Dock. Voilà, désormais si vous fermez la fenêtre de l’imprimante, l’icône ne va pas disparaître du Dock mais rester dedans.

Imprimer par glisser-déposer

Maintenant que vous avez ajouté l’icône de l’imprimante dans le Dock, lorsque vous voulez imprimer un paquet de documents, il suffit de tous les sélectionner et de les faire glisser sur l’icône de l’imprimante dans le Dock. Vous pouvez mélanger du Word, des pdf, etc. Normalement macOS se chargera d’ouvrir le bon programme pour lancer l’impression. Cela fait partie des petits trucs peu connus qui font que macOS est vraiment bien fait.

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