Pierre Morsa

Pierre Morsa | Présenter en public et GTD

La semaine dernière, j’ai été témoin d’un bel exemple de conflit inutile dans le train. Une personne était assise dans le train. Une autre personne est arrivée et a demandé à la première de lui céder sa place. La personne refuse « c’est un TER, on peut s’asseoir où on veut ! » La deuxième personne lui répond « non, c’est un TGV, les places sont attribuées ! »

Les deux personnes avaient raison ; le train en question est à la fois un TGV et un TER. Pour les personnes qui vont jusqu’à Paris, la SNCF vend des billets de TGV avec des places attribuées. Pour les personnes qui descendent avant Paris, la SNCF vend des billets de TER avec placement libre. D’où la confusion.

Au final, les deux personnes sont restées sur leur position, sans comprendre qu’elles avaient toutes les deux raison. Mais cela peut nous amener à nous poser la question suivante : combien de fois sommes-nous persuadés d’avoir raison et que l’autre personne a tort, alors que peut-être nous avons tous les deux raison ? Sans prendre un peu de temps pour comprendre la position de l’autre personne, c’est impossible de le savoir.

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Cette semaine, je n’ai pas envie de parler de l’autre zozo et de son acquisition de Twitter (ou non-acquisition, personne ne sait vraiment très bien, même pas lui). Pas non plus envie de parler de politique et des élections législatives. Pas non plus envie de parler de Mac. Alors je partage avec vous une photo du lilas au fond de mon jardin, qui n’a jamais été aussi fleuri et aussi beau.

Lilas

Et non, cet article n’est pas un projet de pub pour les saucisses Herta et la glorification des choses simples.

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Et voilà, j’ai quitté Twitter. Des regrets ? Un peu, car il y avait des personnes avec qui j’aimais bien discuter. Mais je suis plutôt content de ne plus avoir à subir l’algorithme de mise en avant de tweets sponsorisés ou « qui pourraient m’intéresser ».

Vous pourrez désormais échanger avec moi sur Mastodon. Mon nom d’utilisateur est @pmorsa@mastodon.social - Il ne s’y passe pas grand chose, c’est vrai. Mais après tout, j’ai toujours préféré les grands espaces à la foule des villes. Pour la partie professionnelle, je suis toujours sur LinkedIn.

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Vous le savez probablement déjà, Elon Musk a acheté le réseau social Twitter pour « y rétablir la liberté d’expression ». Mon problème, c’est qu’Elon Musk ne défend pas la liberté d’expression, il défend la prise de contrôle de fait de Twitter par la kakistocratie. La kakistocratie, c’est le pouvoir donné aux pires personnes, celles qui n’ont aucun scrupule ni aucune morale.

Pour comprendre cela, il faut bien comprendre la distinction entre le concept de « liberté d’expression » et celui de « liberté d’expression absolue » défendu par Musk.

Le concept de liberté d’expression a exactement les mêmes limites que le concept général de liberté : la liberté d’expression des uns s’arrête là où elle commence à nuire aux autres. Cette définition est simple, mais clarifie tout :

  • L’incitation à la haine est en dehors de la liberté d’expression puisqu’elle nuit aux personnes visées par la haine.
  • La désinformation, par exemple sur les résultats électoraux aux États-Unis, est en dehors de la liberté d’expression puisqu’elle nuit aux principes fondateurs du système démocratique.
  • Les attaques personnelles gratuites (par exemple « pedo guy ») ne sont pas de la liberté d’expression puisqu’elles nuisent à la personne visée.

Le concept de liberté d’expression absolue s’affranchit de toute limite : peu importe les torts causés aux autres, tant que l’on peut dire ce qu’on veut. Dans le concept plus général de liberté, cela revient à défendre l’équivalent de l’anarchie. Dans ces conditions, les personnes qui parviennent au pouvoir sont les plus brutales, celles qui n’ont ni scrupules ni morale. C’est l’émergence de la kakistocratie et l’effondrement de la démocratie.

De manière générale, toute zone complètement dérégulée (anarchique) mène à la prise de pouvoir (politique, économique ou autre) par les personnes qui n’ont ni scrupules ni morale. C’est également la base du totalitarisme. Évidemment, une fois en place, la kakistocratie redécouvre subitement le concept de limite de liberté d’expression pour faire taire leurs critiques.

Elon a gagné le round 1 : il pense qu’il va pouvoir faire ce qu’il veut et imposer sa conception de la liberté d’expression absolue. À mon avis, rien ne va se passer comme il l’imagine. De mon côté, je ne serai pas là pour regarder le désastre, car j’aurai quitté Twitter.

Adieu petit oiseau bleu. J’ai compris que tu n’étais pas un outil pour libérer les peuples et faire émerger la vérité, mais juste un stupide volatile irresponsable.

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Récemment j’ai été confronté au problème suivant : Microsoft PowerPoint me demande d’activer mon abonnement Office 365 à chaque lancement de l’application. Outre le côté pénible de devoir entrer mon mot de passe à chaque lancement, l’application reste bloquée en mode « secure input », ce qui empêche l’exécution de macros.

Impossible de corriger le problème en supprimant les caches, l’authentification du trousseau et ce genre de choses rigolotes. Finalement, à force de chercher j’ai trouvé cet outil : Microsoft License Removal Tool

J’ai quitté toutes les applications Office, y compris le célèbre pare-feu. Puis j’ai téléchargé et lancé le Microsoft License Removal Tool. Une fois la procédure terminée, j’ai dit « connard de Microchiotte ». J’ai ensuite relancé Microsoft PowerPoint, qui m’a bien entendu demandé mon nom d’utilisateur et mon mot de passe. Mais maintenant, ça marche. Lorsque je quitte et relance PowerPoint, il se souvient de moi et ne me redemande pas sans cesse mon mot de passe.

Je ne sais pas si c’est l’utilisation du Microsoft License Removal Tool ou le fait d’avoir dit « connard de Microchiotte » qui a résolu mon problème. Mais par sécurité je répète « connard de Microchiotte » toutes les 15 minutes. Pour l’instant ça marche.

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